Le jet pack enfin une réalité!

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Le rêve d’Icare en voie de se réaliser pour le plus grand nombre… enfin presque.

Objet mythique de la science-fiction et des jeux vidéo, le jet pack ou réacteur dorsal est sur le point de faire son apparition sur le marché. Alors que l’on pourrait croire à une véritable blague, il n’en est rien puisque l’entreprise Martin Aircraft Company compte vendre dès 2014 un véritable jet pack fonctionnel pour une somme pouvant atteindre 200 000$ taxes et livraison compris!

Un jet pack qui pourrait offrir une alternative efficace pour des interventions aériennes imposant des véhicules légers déployables rapidement sur le terrain à partir d’avions de transports de petites tailles.

Vitesse et sécurité

Le P12 (tel était le nom du prototype) est équipé d’un moteur deux-temps alimentant deux turbines qui propulsent l’appareil à une vitesse maximale de 76 km/h durant environ 30 minutes. Son autonomie moyenne est de 30 kilomètres et son plafond d’utilisation grimpe jusqu’à une altitude maximale d’environ 900 mètres.

Que les plus sceptiques se rassurent, en cas de panne du moteur, un parachute expulsé par fusée permet un atterrissage en douceur, donc pas de soucis. En revanche, il ne sera pas possible d’emmener un passager ou beaucoup de bagages avec vous, puisque la machine ne peut soulever que 100 kilos de charge utile, pilote compris.

Un ULM? Une fusée? Non, un petit avion!

Haut et large de plus de 2 mètres et pesant au-dessus de 300 kilos, l’appareil ne rentre malheureusement pas dans la catégorie des ultras légers motorisés, mais dans celle des petits avions. C’est un problème majeur pour la compagnie qui doit donc se restreindre à vendre le P12 à des pilotes disposant d’une licence de pilote privé, réduisant du coup son marché tout en augmentant les coûts reliés à son utilisation. L’entreprise vise donc des marchés plus importants en définissant son appareil comme une solution aux situations d’urgence, à la défense et finalement au plaisir de voler pour les plus riches et motivés.

Même s’il reste relativement imposant, ce jet pack pourrait offrir une alternative efficace pour des interventions aériennes imposant des véhicules légers déployables rapidement sur le terrain à partir d’avions de transports de petites tailles.

Les contrôles de l’appareil sont intuitifs si l’on se fie au site de l’entreprise, offrant des commandes reliées à un ordinateur pour en faciliter la courbe d’apprentissage (le système fly-by-wire). Pas besoin d’essayer de stabiliser votre appareil constamment, l’ordinateur se chargera d’appliquer la puissance nécessaire pour conserver la même altitude et offrir ainsi les mêmes caractéristiques qu’un hélicoptère standard.

Volant, mais bruyant

Encore à ses balbutiements, ce moyen de transport fort peu orthodoxe, risque de ne pas remporter un succès commercial immédiat. Utilisant encore des technologies de propulsion classique, son moteur deux-temps de deux litres est bruyant (95 décibels, soit l’équivalent d’un très gros aspirateur industriel X2), polluant et offre des performances encore timides. Mais les concepteurs offrent une option qui pourrait en revanche fort intéresser bien des institutions : une version sans pilote, telle que les drones, très à la mode dans les gouvernements du monde entier.

Un nouveau moyen de locomotion que l’on est pas encore près de voir évoluer dans nos villes, puisque l’appareil n’a pas encore les certifications nécessaires pour survoler les zones urbaines. L’entreprise continue donc ses recherches afin d’améliorer les performances du moteur, la durée du temps de vol et le prix de vente ainsi que d’espacer les entretiens techniques obligatoires qui pour l’instant doivent s’effectuer au 100 heures de vol.