Le nouveau Final Fantasy VII ne sera pas une reconstitution exacte

Un «vrai» remake

Après des années à rêver d’un remake de Final Fantasy VII, les adeptes de la série vont enfin pouvoir y jouer. Mais le jeu sera-t-il à la hauteur de leurs attentes?

D’emblée, la réponse sera fort probablement négative. Parce que ces attentes sont certainement démesurées. Parce que la magie de la première fois peut difficilement être répétée après une si longue attente. Parce que la vie.

Mais surtout, parce que Final Fantasy VII est de loin le grand favori de la série. Il est le premier jeu à avoir paru sur PlayStation, après la décision de Square (aujourd’hui Square Enix) de quitter le camp Nintendo, principalement motivé par les capacités de la console rivale, et plus précisément de son support CD. Il est le premier jeu 3D de la série, et le premier à intégrer des cinématiques précalculées dont le visuel était incroyable pour l’époque.

Ce qui ne signifie pas pour autant que les fans n’ont pas raison d’être enthousiastes. Un miracle est également toujours possible. Mais vaut mieux ajuster nos attentes afin d’apprécier ce qui s’en vient à sa juste valeur.

«Si votre intention est de faire un remake complet, vous devez adopter une approche différente et produire quelque chose qui convient au marché d’aujourd’hui.»

Dans le cadre d’une entrevue avec le magazine Famitsu, le réalisateur du jeu Tetsuya Nomura (qui a d’ailleurs travaillé à la conception des personnages du jeu original) a dévoilé un peu plus d’informations concernant la reprise de Final Fantasy VII :

«Je ne peux pas divulguer trop d’informations, mais il ne s’agit pas d’une simple reconstitution. Par exemple, disons que si nous avions l’intention de seulement adapter les graphismes pour les consoles de la génération actuelle, je ne crois pas que l’on serait en mesure de surpasser la version originale.»

«Si votre intention est de faire un remake complet, vous devez adopter une approche différente et produire quelque chose qui convient au marché d’aujourd’hui.»

Essentiellement, on peut donc s’attendre à quelque chose qui s’apparente davantage à la reprise de Resident Evil de 2002 qu’à la version remastérisée en haute définition de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty.

La structure du jeu risque par la même occasion d’être différente, ce qui devient une arme à double tranchant : à la fois, tenter de faire évoluer sa jouabilité aujourd’hui désuète est la seule façon de plaire à un plus grand bassin de joueurs, mais le risque de déplaire au noyau dur que sont les fans (généralement plus conservateurs) est par la même occasion plus probable.

Ces derniers seront peut-être rassurés d’apprendre que Nomura a tenu à préciser qu’il n’était pas question d’y introduire de nouveaux personnages.

Enfin, le jeu sera potentiellement exclusif à la PlayStation 4. Bien entendu, puisque la notion d’exclusivité pour un éditeur tiers est aujourd’hui pratiquement inexistante, et que le portage d’un jeu d’une plateforme à l’autre nécessite moins d’efforts pour le développeur qu’à une autre époque, rien n’est coulé dans le béton. C’est d’ailleurs sans doute pourquoi Nomura a laissé la porte ouverte à cet égard.

«Vous pourrez y jouer en premier sur PlayStation 4, ça, c’est certain», confirme Nomura. «Nous n’avons pas l’intention d’aller au-delà [de cette plateforme] pour le moment, donc ce qu’il adviendra du jeu après son lancement n’est pas encore déterminé.»