GovFaces, un réseau social pour politiciens européens

Réseaux sociaux

Un nouveau réseau social pour favoriser la conversation entre les citoyens européens et leurs élus a été lancé le 3 mars dernier.

GovFaces, une plateforme créée par une startup genevoise, a pour but de rapprocher les citoyens européens et leurs députés. L’utilisateur n’a qu’à se connecter via Facebook pour accéder aux profils des députés, auxquels ils peuvent poser des questions de façon publique (l’équivalent du mur Facebook) ou privée (par messagerie). Les activités parlementaires sont également soumises au vote d’appréciation des citoyens, qui peuvent les noter de 1 à 5. Par ailleurs, les sujets à aborder sont traités selon un ordre de priorité déterminé par la communauté, selon leur importance et leur pertinence.

«Aujourd’hui, les élus reçoivent des milliers de commentaires via Facebook et Twitter, de façon si désorganisée qu’il leur est impossible d’y répondre. Les politiciens ont besoin d’une plateforme simple, interactive et organisée, pensée pour eux», explique le directeur d’exploitation de la plateforme, Connor Sattely.

Mais pourquoi lancer un nouveau réseau social alors que les politiciens n’ont jamais été aussi présents en ligne?

Pour limiter le bruit et faciliter les échanges. «Aujourd’hui, les élus reçoivent des milliers de commentaires via Facebook et Twitter, de façon si désorganisée qu’il leur est impossible d’y répondre», explique le directeur d’exploitation de la plateforme, Connor Sattely. «Les politiciens ont besoin d’une plateforme simple, interactive et organisée, pensée pour eux.»

Les enquêtes réalisées par GovFaces démontrent en effet qu’uniquement 13% des citoyens considèrent l’information politique disponible sur les réseaux sociaux actuels suffisante et pertinente, en grande partie parce qu’elle est noyée dans le flot de commentaires désobligeants ou hors-sujet. GovFaces ne se présente pas comme une panacée mais plutôt comme une tentative de reprise du contrôle de l’échange entre les utilisateurs et les députés.

«C’est vrai, nous ne pouvons pas garantir aux hommes politiques que personne ne viendra les insulter. Mais nous avons deux options. Un : laisser les malentendus et les jugements à l’emporte-pièce se propager sur la Toile. Deux : intervenir et se montrer crédible, pour clarifier les problèmes et la manière de les affronter», déclare Jon Mark Walls, président de la startup.

Si la plateforme disponible en trois langues vise pour l’instant uniquement les pays de l’Union européenne, ses créateurs espèrent pouvoir la développer sur l’ensemble des continents si l’expérience est concluante.