Texter en marchant : Apple dépose une demande de brevet d’un concept déjà existant

J'ai eu l'idée avant toi

Texter en marchant sur le trottoir peut-être une activité dangereuse. Voilà pourquoi l’application Type n Walk a été lancée pour pallier ce problème… en 2009.

Alors que la plupart d’entre nous ont le visage scotché à notre téléphone intelligent, l’idée d’afficher les images captées par notre caméra en arrière-plan de nos textos s’avère une façon ingénieuse de réduire le risque de foncer dans quoi que ce soit lors de nos déplacements urbains.

L’idée de breveter un concept déjà existant nous ramène à la principale lacune du système de brevets : le potentiel de voir des entreprises exiger des redevances sur des concepts dont ils ne sont pas l’auteur.

Cette idée de rendre en quelque sorte un téléphone transparent, d’abord exploitée par l’application Type n Walk, est au cœur du concept décrit dans un brevet qu’Apple a déposé en 2012, rendu récemment public par le Bureau américain des brevets et des marques de commerce.

À souligner que le brevet en question n’a toujours pas été octroyé.

«La caméra d’un appareil de communication électronique est en mesure de continuellement capter et présenter des images vidéo en arrière-plan d’une session de messagerie texte affichée par l’appareil», peut-on lire dans la demande en question.

Apple explique que cette astuce permet à l’utilisateur d’être conscient de l’environnement au-delà de l’écran. «En conséquence, l’utilisateur de l’appareil est moins susceptible d’entrer en collision ou trébuchet sur un objet lorsqu’il participe à une session de messagerie texte.»

Certes, voir cette fonctionnalité intégrée à même le système d’exploitation ne peut que faire augmenter son taux d’adoption. Tout le monde pourrait en bénéficier, tant les personnes responsables de ce genre de collision que leurs victimes. Mais l’idée de breveter un concept déjà existant nous ramène à la principale lacune du système de brevets : le potentiel de voir des entreprises profiter de la situation pour exiger des redevances sur des concepts dont ils ne sont pas l’auteur.

Malheureusement, ce n’est pas la première fois qu’Apple s’amuse à voler les concepts d’applications déjà existantes.

Soulignons que ce n’est pas parce qu’une entreprise obtient le brevet d’un concept qu’elle s’engage automatiquement à l’intégrer dans ses futurs produits.

Merci à Jean-Sébastien Rodriguez.