Les services secrets américains veulent un détecteur de sarcasme pour Twitter

Devoir tout expliquer

S’il existe une agence gouvernementale dépourvue de sens de l’humour, c’est bien le Département de la Sécurité intérieure des États-Unis.

Le malentendu est chose commune sur les réseaux sociaux. Pas toujours évident de savoir lorsqu’une personne est ironique ou sarcastique dans ses propos, à moins de bien connaître celle-ci. Non content de jouer les Big Brother par le biais de la NSA, les US Secret Service a publié une demande pour un logiciel d’analyse permettant la synthèse de grands ensembles de données provenant de médias sociaux ayant la capacité «de détecter le sarcasme et les faux positifs».

«Nous sommes à la recherche d’un moyen de quantifier notre propagation sur les médias sociaux. Nous ne cherchons pas uniquement à détecter le sarcasme», explique un porte-parole des services secrets américains.

Ceux qui croient être en mesure de programmer un tel algorithme (intégré à l’outil complexe souhaité) peuvent soumettre leur proposition avant le 9 juin à 17h00 HNE.

Selon Ed Donovan, porte-parole du US Secret Service qui s’est entretenu avec le Washington Post, la demande permettrait à l’agence de créer son propre système de veille Twitter – un outil qui aurait pu empêcher un incident survenu lors de la cérémonie d’inauguration de Barack Obama en 2009, alors que des milliers de spectateurs devant assister à l’événement se sont vu refuser l’accès à la sortie d’un tunnel menant au Capitole. Les organisateurs n’ayant pas prévu de système de gestion de la foule adéquat, les réactions sur Twitter ne sont pas fait attendre.

Mais aux yeux de l’agence, le détecteur de sarcasme n’est qu’une portion de ce système de veille.

«Notre objectif est d’automatiser notre processus de surveillance des médias sociaux», ajoute Donovan. «Twitter est la plateforme que nous analysons. Il s’agit de l’analyse d’un flux en temps réel. La capacité de détecter le sarcasme et les faux positifs est l’une des 16 ou 18 caractéristiques que nous souhaitons. Nous sommes à la recherche d’un moyen de quantifier notre propagation sur les médias sociaux. Nous ne cherchons pas uniquement à détecter le sarcasme.»