Facebook sous enquête en Grande-Bretagne

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
L'autorité britannique de protection des données annonce aujourd'hui l'ouverture d'une enquête sur Facebook au sujet de son expérience de manipulation du fil d'actualité de 689 000 de ses membres.

Les agissements de Facebook dans le cadre d’une étude scientifique qui visait à déterminer s’il était possible d’influencer l’humeur de ses utilisateurs a suscité beaucoup de controverse depuis sa publication.

«Il est évident que des personnes ont été dérangées par cette étude et nous en assumons la responsabilité», a commenté un porte-parole de Facebook.

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Le réseau social a admis ce weekend avoir utilisé 689 000 de ses membres comme cobayes au début de 2012. Le hic? Ces derniers n’ont jamais consenti à participer à l’étude en question.

«Nous allons évoquer la question avec Facebook et nous coordonner avec nos homologues irlandais pour en savoir plus sur les circonstances» de cette étude, a déclaré un porte-parole de l’Information Commissioner’s Office à l’Agence France-Presse.

Quelques jours après que plusieurs médias aient révélés l’expérience furtive détaillée dans la publication de l’étude, Facebook a déclaré qu’elle tentait simplement de mieux comprendre ses utilisateurs, et que le but de l’étude «n’a jamais été de déranger personne».

Facebook assume la responsabilité de ses actes

«Il est évident que des personnes ont été dérangées par cette étude et nous en assumons la responsabilité», a commenté un porte-parole de Facebook. «Nous voulons faire mieux à l’avenir et améliorer nos procédures en tenant compte de ces réactions. L’étude a été conduite en respectant la protection des informations personnelles et nous sommes heureux de répondre à toutes les questions des autorités de régulation.»

Selon l’Information Commissioner’s Office, il est trop tôt pour dire exactement quelle loi Facebook pourrait avoir violée dans le cadre de son expérience. Des agents tenteront de déterminer la quantité de données personnelles qui a été utilisée par Facebook, et si ses utilisateurs ont donné leur consentement à une telle manipulation de leur fil d’actualité (notamment, en acceptant les conditions d’utilisation du réseau social).

Facebook pourrait se voir imposer une amende allant jusqu’à 500 000£ (l’équivalent de 914 991$ CA ou 628 604€).

Aux yeux de Facebook, cette expérience était ni plus ni moins qu’un test A/B, une technique de marketing employée par de nombreuses entreprises afin de déterminer quel critère est susceptible de donner de meilleurs résultats auprès des consommateurs. Toutefois, ce type d’évaluation vise habituellement à accroître la participation d’un ensemble d’utilisateurs, plutôt que de manipuler intentionnellement les émotions de ceux-ci à des fins académiques.

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Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .