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Wikipédia bloque les changements provenant du Congrès américain

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
Devant la multiplication de modifications douteuses apportées par la Chambre des représentants, les administrateurs de Wikipédia ferment la porte.

Pour les 10 prochains jours, aucun internaute dont l’adresse IP correspond à celles attribuées au Congrès des États-Unis ne pourra effectuer de changements sur une page Wikipédia.

Les gouvernements savent-ils se servir d’un proxy?

La mesure, mise en place aujourd’hui, survient suite au vandalisme de nombreuses pages concernant des politiciens, des entreprises et des événements historiques. Ces modifications ont été apportées par un utilisateur anonyme connecté à partir d’un ordinateur de la Chambre des représentants.

Parmi les changements les plus rapportés par les médias, on retrouve la page sur l’assassinat de John F. Kennedy, où l’on pouvait y lire que Lee Harvey Oswald avait agi «au nom du régime de Fidel Castro». Celle au sujet du premier alunissage a été changée pour dire que les théories conspirationnistes ont été «promues par le gouvernement cubain».

Finalement, on rapporte aussi que la page concernant l’ex-secrétaire à la Défense des États-Unis décrivait Donald Rumsfeld comme un «lézard extra-terrestre qui mange des bébés mexicains».

Quand Twitter cause plus de tort que de bien

Ces actes de vandalisme surviennent après la mise en ligne de plusieurs comptes automatisés sur Twitter qui rapportent les modifications de pages Wikipédia réalisées à l’intérieur de différents gouvernements.

Selon Jimmy Wales, la communauté Wikipédia pense que l’existence de ces comptes ne fait qu’encourager certains fonctionnaires qui se croient drôles à agir de la sorte, maintenant qu’ils ont (enfin) un public.

Pour suivre les changements apportés par le gouvernement américain, il y a le compte @CongressEdits.

Les changements provoqués par le gouvernement canadien est l’adage du compte @GCCAEdits.

D’ailleurs, La Presse rapportait la semaine dernière une série de modifications provenant de la Chambre des communes, notamment celles de la page du Musée canadien de l’histoire, où l’on mentionnait que le musée présentait «une exposition sur l’âme immortelle de Pierre Trudeau, qui montre des signes de détérioration, ainsi que la dernière parcelle d’intégrité de Jean Chrétien».

Jimmy Wales, fondateur de Wikipédia, a déclaré à la BBC qu’il n’était pas surpris par de tels incidents, en soulignant que le vandalisme sur Wikipédia «a toujours existé et existera toujours».

Concernant les comptes Twitter qui épient les actes des politiciens à travers le monde, Wales croit que ce genre d’initiative cause plus de tort que de bien. Selon lui, la communauté Wikipédia pense que l’existence de ces comptes ne fait qu’encourager certains fonctionnaires qui se croient drôles à agir de la sorte, maintenant qu’ils ont (enfin) un public.

La véritable question demeure : ces bureaucrates savent-ils se servir d’un serveur proxy?

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Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .