Prévenir la cyberintimidation? Il pourrait bientôt y avoir une application pour ça

Prévenir la cyberintimidation? Il pourrait bientôt y avoir une application pour ça

Le projet d'une adolescente américaine de 13 ans, qui a conçu un outil incitant un utilisateur à réfléchir à deux fois avant de publier des propos blessants, vient d'être accepté au Google Science Fair 2014.

La science derrière l’outil en question, mise au point par Trisha Prabhu, est intéressante : les adolescents sont généralement impulsifs en raison de la structure de leur cerveau, et par conséquent plus susceptibles d’envoyer des messages méchants sans réfléchir aux conséquences.

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Trisha Prabhu est parvenu à démontrer que si les adolescents sont contraints à prendre un moment de réflexion avant de publier un commentaire désobligeant, la majorité d’entre eux ne passera pas à l’acte.

En effet, le cortex préfrontal – la partie du cerveau responsable de la maîtrise de soi – n’est pas pleinement développé avant l’âge de 25 ans. Sa théorie est que si les adolescents sont contraints à prendre un moment de réflexion avant de publier un commentaire désobligeant, ils ne passeront pas à l’acte.

Car s’il existe déjà des moyens pour limiter les dégâts liés au cyberharcèlement, ils ne peuvent qu’être appliqués que lorsqu’il est trop tard. «La plupart des réseaux sociaux proposent de bloquer les messages des harceleurs, mais cela n’est possible qu’une fois que le mal est fait», souligne Prabhu.

Cette idée toute simple a été sélectionnée pour faire partie du Google Science Fair 2014, un concours visant à promouvoir les meilleures inventions d’adolescents du monde entier.

Des résultats spectaculaires

Afin de tester sa théorie, elle a fait subir un examen aux élèves de son école et de l’école voisine.

Un premier groupe de 150 personnes âgées de 12 à 18 ans ont participé à 5 séances du test témoin, où l’on présentait à l’utilisateur une série de messages aux propos offensants. Les participants devaient répondre si oui ou non ils publieraient un tel message sur un réseau social. Dans 70% des cas, les adolescents de ce groupe ont répondu par l’affirmative.

Un second groupe de 150 personnes également âgées de 12 à 18 ans ont participé en parallèle à 5 séances du test Rethink. Les participants devaient répondre à la même question, et ceux qui ont répondu par l’affirmative ont vu apparaître le message «Ce commentaire peut blesser. Veux-tu prendre le temps de réfléchir et te demander si tu voudrais vraiment l’envoyer?» après chaque réponse.

Le résultat est impressionnant. En demandant aux participants de revenir sur leur décision, seulement 4,67% d’entre eux ont maintenu leur méchanceté.

Prabhu souhaite voir son projet être adopté par une majorité de réseaux sociaux afin d’y réduire le nombre de messages haineux ou blessants pouvant conduire à la cyberintimidation. «J’ai hâte au jour où nous aurons conquis le cyberharcèlement», déclare-t-elle dans la description du projet.

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