Anonymous revendique une cyberattaque contre le SPVM

Grève étudiante

Québec

La filiale québécoise du collectif de pirates a déclaré sur Twitter être responsable de la mise hors ligne du site du Service de Police de la Ville de Montréal.

Au moment d’écrire ces lignes, celui-ci est toujours inaccessible depuis environ 19h00. Le SPVM n’a émis aucune déclaration concernant cette perturbation, préférant informer les internautes de l’état de la manifestation nocturne qui se préparait au même moment dans le quartier du Plateau Mont-Royal.

«Vous pourriez voir ça comme si nous fournissions gratuitement un service public précieux en aidant le SPVM à identifier les failles de sécurité de son réseau.»

Le compte @QuebecAnon a ainsi affirmé avoir transformé le site du SPVM «en un cratère fumant du cyberespace parce que les policiers montréalais sont des cons stupides qui abusent des citoyens brutalement». C’est la première fois que le collectif Anonymous pose un geste en faveur du mouvement étudiant depuis la grève de 2012.

«Vous pourriez voir ça comme si nous fournissions gratuitement un service public précieux en aidant le SPVM à identifier les failles de sécurité de son réseau», a ajouté Anonymous Québec, après avoir répondu qu’il organisait ses actions à l’aide de pigeons voyageurs.

Selon La Presse Canadienne, vers 21h00, les manifestants se sont rassemblés par centaines à proximité du Carré Saint-Louis, avant de se déplacer par petits groupes vers le boulevard Saint-Laurent, sans fournir d’itinéraire. Par conséquent, la manifestation a aussitôt été déclarée illégale, et plusieurs personnes ont été prises en souricière par les policiers.

En vertu du règlement P-6, une soixantaine de manifestants ont reçu un constat d’infraction de 640$. Un jeune homme aurait été arrêté pour avoir tenu des menaces de mort à l’endroit d’un policier.

  • Pourquoi…

    Anonymous est un mouvement hacktiviste, se manifestant surtout sur Internet. Il se présente comme le défenseur des droits à la liberté.

    Pourquoi supporter ces étudiants qui brîment le droit d’expression de la grande majorité qui veut étudier?

    • All Cats Are Beautiful

      Sachez que lorsqu’il y a un vote de grève au sein d’une assemblée étudiante, la décision est prise grâce à un vote uninominal à un tour (un choix seulement et à une reprise seulement) qui, généralement, consiste en une proposition d’aller en grève (variant entre une journée (des grèves ayant une visée plus symbolique qu’autre chose) et une durée indéterminée (des grèves ayant un objectif de perturbation et de moyen de pression)) ou de ne pas aller en grève. La décision d’aller en grève, lorsqu’elle se fait, se légitime donc par la démocratie participative de l’assemblée qui base son choix sur 50%+1 des voix de ses membres.

      Il est donc faux de prétendre que, parmi les étudiants en grève, «la grande majorité [veut] étudier» puisque les votes sont fait de tel sorte qu’il est possible de dire que plus de 50% des étudiants en grève sont pro-grève… Donc, la majorité. Cependant, pour ce qui est de l’ensemble des étudiants au Québec, les étudiants en grève n’ont aucun impact sur les études de ceux qui ne sont pas en grève puisque leurs établissements ont leur propre assemblée étudiante et ils ont fait le choix de rester en classe.

      J’espère que ça répond à vos questions et que ma réponse puisse vous éclairer un peu plus sur le mouvement étudiant.

      -R., étudiant en politique appliquée de l’UdS

      • Bulbageorge

        Merci. Très bonne réponse, défystifiant ainsi le racourci intellectuel utilisé amenant à prétendre la validité d’une telle information.

    • Anynomousse

      Anonymous n’a que répondu à sa façon à la répression policière et les arrestations de masse. En effet, en 2012, un réglement a été adopté donnant un outil légal afin de faire taire une façon collective de s’exprimer. Celui-ci vient légitimer l’utilisation de la violence de la part du corps policier lorsque les citoyens refusent d’obtempérer. Sachez également que ce réglement est appliqué de façon arbitraire. C’est donc ici que le droit d’expression est réellement brimé.