Le cofondateur de Creative Commons souhaite réformer le système électoral américain

Présidentielle américaine

Après avoir longtemps dénoncé l’emprise des lobbies sur la politique américaine, Lawrence Lessig souhaite se présenter comme candidat à la présidence des États-Unis pour le Parti démocrate.

À l’heure où le Canada est en pleine campagne électorale fédérale, les choses bougent au sud de la frontière. En effet, le professeur de l’université Harvard et cofondateur de Creative Commons, Lawrence Lessig, souhaite réformer le système électoral des États-Unis. Il ne propose rien de moins que d’adopter le modèle du sociofinancement afin de combattre ce qu’il décrit comme «un système truqué».

Afin d’amasser les fonds nécessaires pour se lancer dans la course à l’investiture démocrate, il passe de la parole à l’acte en demandant aux internautes de contribuer à sa campagne visant à défendre le Citizen Equality Act, un projet de loi conçu pour accroître l’accès au vote, mettre un terme à la manipulation partisane du vote (en s’inspirant notamment de l’initiative FairVote), et enfin réformer le système de financement des campagnes électorales.

L’objectif de la campagne lancée par Lessig est de 1 million de dollars US, et l’échéance est fixée pour la fête du Travail, le 7 septembre prochain.

«Voici l’idée que nous allons tester : un président référendaire», explique Lessig dans la vidéo présentant son projet. «Un candidat qui se présente à la présidence, avec comme seule promesse que s’il est élu, il occupera son poste aussi longtemps qu’il le faudra – mais seulement aussi longtemps qu’il le faudra – pour passer une réforme fondamentale permettant d’atteindre l’équité citoyenne. Une fois que la réforme est adoptée, ce président démissionnera, et le vice-président élu deviendra alors le nouveau président jusqu’à la fin du mandat. Le candidat est le référendum. La campagne est pour ce référendum.»

L’objectif de la campagne lancée par Lessig est de 1 million de dollars US, et l’échéance est fixée pour la fête du Travail, le 7 septembre prochain.

«Et si nous atteignons notre objectif de financement, et qu’aucun des principaux candidats à l’investiture démocrate ne s’engage à faire de cette réforme fondamentale la priorité de leur administration, alors je vais entrer dans la course en tant que candidat référendaire. Je vais lier chaque enjeu, du changement climatique aux dettes étudiantes, à cette corruption fondamentale. Je ferai de l’équité citoyenne le cœur de cette élection. Et si ce référendum l’emporte, son mandat sera aussi puissant que tout ce qu’il est possible de faire au sein de notre système politique. Ce sera la plus nette manifestation pacifique pour une démocratie équitable de notre vie.»

«Ce ne sera pas facile. Je le sais bien. Et sans aucun doute, il devrait y avoir quelqu’un de plus qualifié que moi. J’ai tenté d’en recruter. Et si quelqu’un de populaire s’engage de façon crédible à mener une telle course, je vais me retirer avec joie. Cette campagne ne fait pas la promotion d’une personne, mais d’un principe, un principe américain que nous devons à tout prix récupérer. Que nous sommes tous égaux, et que la démocratie doit tous nous respecter comme des êtres égaux.»

Reste à voir maintenant comment la nouvelle sera accueillie par les principaux candidats à l’investiture démocrate actuelle.