Les ventes de vinyles ont surpassées les revenus publicitaires de Spotify et ses semblables

Wô! Minute papillon

Le marché des 33 tours semble avoir le vent dans les voiles… jusqu’à ce que l’on regarde les chiffres de plus près.

Difficile de ne pas s’étonner de l’anachronisme observé auprès des ventes d’albums physiques du premier semestre de 2015.

Selon la Recording Industry Association of America, les ventes de supports physiques aux États-Unis ont chuté de 17,3% pendant cette période pour atteindre 748 millions de dollars US. De ce nombre, les revenus tirés de la vente de CD ont diminué de 31,5% à 494,8 millions, tandis que ceux rapportés par la vente de microsillons ont augmentés de 51,3% pour atteindre 226 millions.

Aux États-Unis, les vinyles rapportent désormais 45,7% de ce que génèrent les CD en terme de ventes.

Vous avez bien lu : au pays de l’Oncle Sam, les vinyles rapportent désormais 45,7% de ce que génèrent les CD en terme de ventes.

Lorsque l’on regarde les revenus générés par les services musicaux soutenus par de la publicité, qui ont rapporté 162,7 millions pour la première moitié de 2015, il est facile de conclure que les revenus des vinyles – un support qui date des années 50 – donnent ainsi raison aux sceptiques du modèle d’affaires de Spotify et de ses rivaux.

La réalité est toutefois autre, comme le souligne ce matin Lauren Davidson du Telegraph. En effet, il n’est question ici que de la musique pour laquelle les Américains ne sont pas prêts à payer, tel qu’offert par Spotify et YouTube. En ajoutant les revenus que rapportent les abonnements à ces services, totalisant 477,9 millions de dollars US, ce nombre surpasse légèrement les 640 millions.

Devant ce constat, et en prenant note que les revenus générés par Apple Music ne sont pas comptabilisés ici (le service est apparu à la fin juin, soit au moment où la période observée se termine), tout porte à croire que la résurgence du microsillon demeurera marginale pour les années à venir, et que la révolution des hipsters n’est manifestement pas prévue pour demain.

  • Vincent Pelletier

    Rien dans vos sources par rapport à l’achat numérique de musique? Ça fait quelques années que j’achète ma musique presque exclusivement en version numérique (iTunes, BandCamp, etc.) Aucun abonnement pour moi à Spotify ou autres. Il me semble que ça doit être un gros morceau des revenus reliés à la musique, et c’est le concurrent direct à la vente de CD selon moi, plus que Spotify. Ou alors je suis vieux jeu… m’en va écouter mon phonographe.

    Ceci dit, c’est intéressant de voir les vinyles monter en popularité, quoi que je crois que ça demeure bien marginal.

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      L’article se penche sur les revenus des secteurs plus «underground», soit ceux de la vente de vinyles contre ceux des revenus publicitaires des services musicaux en ligne (tel qu’indiqué par le titre). Mais oui, si vous voulez parler des revenus liés aux téléchargements (excluant donc les services en flux continu), il est question de plus d’un milliard de revenus.

  • Steve Rodrigue

    Le vinyle reste un bel objet de collection, certains geeks accumulent les figurines, les mélomanes ce sont les vinyles. Ça me rappelle ma jeunesse où je cherchais les tonnes de disques usagés à L’échange, chez Sam, au Dutchy’s ou Rock en stock!

    Mais, c’est révolu pour moi… Mais, maudit que c’est beau des grosses pochettes d’album!

  • Nicolas Girard

    J’aime vraiment aller sur la rue st-jean dans le vieux quebec et acheter un vynil, et ensuite l’Écouter entre amis. Super activité

  • MClement

    C’est étonnant que malgré les tpb de ce monde, il y ait encore des gens qui soit prêt à payer