DOOM Resurrected, une série documentaire sur le reboot du pionnier des FPS

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Voyez comment le nouveau DOOM a pris racine en se positionnant contre le projet d’une suite de la série, DOOM 4, un jeu pourtant achevé en grande partie n’ayant jamais vu le jour.

Call of DOOM. Voilà comment était surnommé ce qui s’apprêtait à être un jeu fort en cinématiques et respectant une direction plus scénaristique, dans la lignée de la populaire série Call of Duty. Alors que son développement est toujours demeuré un secret bien gardé et que peu d’images du jeu ont circulé sur la Toile, une nouvelle série documentaire lève le voile sur ce qui a poussé le studio à jeter à la poubelle (ou presque) trois années de travail.

DOOM Resurrected est le fruit de l’ex-journaliste devenu documentariste Danny O’Dwyer, qui a convaincu des vétérans et plus récents employés d’Id Software de partager avec lui l’histoire derrière le nouveau DOOM.

La série, disponible gratuitement sur YouTube, est présentée en trois parties. Une première vidéo, To Hell and Back, se concentre sur le développement de DOOM 4 avec en prime des extraits du jeu jamais dévoilés auparavant. Designing a First Impression se penche sur la conception des premières minutes du jeu final, le DOOM qui a vu le jour en mai dernier. Enfin, Guns, Guitars & Chess on Mars raconte les mécaniques du jeu, et comment Mick Gordon a composé la bande originale.

Ce projet a manifestement reçu le feu vert du studio, et si cette collaboration donne un ton légèrement complaisant à la série, elle vaut néanmoins le détour ne serait-ce que pour mieux comprendre comment se déroule le développement d’un jeu si ambitieux. En particulier l’entrevue avec Mick Gordon, qui se présente probablement comme la portion la plus éducative de toute la série.

Soulignons que ce n’est pas le premier projet du genre à être produit par O’Dwyer. Le mois dernier, il a publié sur la chaîne Noclip une série similaire portant sur le développement du jeu Rocket League. Il est appuyé financièrement par une campagne Patreon qui lui rapporte au moment d’écrire ces lignes plus de 20 000$ US par mois.