J’ai eu la toute première Osmo Pocket, puis la Pocket 3. Les deux ont fini au fond d’un placard. Après un mois avec l’Osmo Pocket 4P, c’est devenu ma caméra principale pour filmer. Voici pourquoi, et ce qui m’agace encore.
Un mois sur le terrain
urbaine, chez moi pour des tournages en intérieur, dans des cafés et pour mes projets vidéo. Mon style, c’est la vidéo cinématique de rue : des plans lents, de l’ambiance, peu de paroles face caméra. Je ne suis pas vraiment un vlogueur, et c’est important pour comprendre ce test.
Pour voir les images par vous-même, voici ma vidéo, tournée en entier avec la 4P :
Pour comparer, j’ai filmé au fil des ans avec mon iPhone, une Fujifilm X-T5, l’Osmo Pocket 3 et la toute première Osmo Pocket. Honnêtement, la Pocket n’a jamais été ma caméra préférée. La 3 servait surtout en complément de mon cellulaire ou de ma Fuji. La 4P, elle, est devenue ma caméra du quotidien.
Deux caméras, enfin
La grande nouveauté de la 4P, c’est son deuxième objectif. C’est une première dans la gamme Pocket. À côté du grand-angle 20 mm f/2.0 sur capteur 1 pouce, on trouve un 60 mm f/1.8 sur un capteur 1/1,28 pouce. Ça donne un zoom optique 3x, 6x sans perte et jusqu’à 12x en numérique.
Pour moi, c’est LE changement qui justifie l’achat. C’était ma plus grosse frustration avec les Pocket précédentes. Je retrouve maintenant la même plage focale qu’avec ma Fuji et son téléobjectif, ou mon iPhone 15 Pro Max.
Concrètement, le 60 mm change ma façon de filmer :
- Réactivité : je capte en un geste un détail au loin qui attire mon œil.
- Discrétion : je garde une distance respectueuse avec les passants, sans déranger le cours de leur vie.
- Variété : j’alterne plans larges et plans serrés sans changer d’appareil.
Je suis content de ne pas m’être contenté de la Pocket 4 classique : sans le double objectif, j’aurais été frustré.
Qualité d’image : un vrai saut depuis la Pocket 3
Par rapport à la Pocket 3, l’écart se voit tout de suite. La qualité vidéo est meilleure, et l’étalonnage des fichiers D-Log 10 bits est beaucoup plus simple. Mes séquences demandent moins de travail au montage pour un meilleur résultat.
DJI annonce aussi un nouveau profil D-Log 2, qui exploite les 17 diaphragmes de plage dynamique du capteur principal. Le rendu est excellent. Mais dans mon usage, il n’est pas disponible sur le deuxième objectif. Comme je passe sans arrêt d’un objectif à l’autre, je reste donc en D-Log 10 bits classique, qui fait déjà très bien le travail.
En basse lumière, ce n’est pas parfait, mais la montée en gamme par rapport à la Pocket 3 est nette. La 4P filme aussi en 4K au ralenti jusqu’à 240 images par seconde ; j’ai fait un test à 200 i/s dans la vidéo.
Cela dit, l’expérience n’est pas la même qu’avec ma Fuji. Mais la stabilisation sur nacelle trois axes et la taille minuscule sont d’énormes atouts. Je garde maintenant la X-T5 pour la photo et la Pocket pour la vidéo.

Ce qui m’agace encore
‘exposition qui saute au changement d’objectif. C’est mon plus gros irritant. Quand je passe au 3x, l’exposition change. Au montage, je dois donc traiter les plans de chaque objectif séparément pour l’étalonnage. Pour quelqu’un qui alterne autant que moi, c’est franchement frustrant.
La mise au point. Sur un écran de 2 pouces, il m’arrive de rater le focus sans m’en rendre compte. Je le découvre à l’ordinateur, et le plan est perdu.
L’écran déporté Osmo FrameTap. Inclus dans mon combo, c’est sans doute la réponse de DJI à l’écran détachable de l’Insta360 Luna Ultra. C’est pratique pour se filmer de loin, mais on n’accède pas à tous les menus. Dommage.
Pas d’étui de protection inclus. Je l’ai acheté à part. Pas dramatique : j’avais déjà remplacé celui de ma Pocket 3 par un modèle plus léger, et le nouveau se ferme même avec ma cage installée.
Autonomie, stockage et son : sans fausse note
Autonomie. Aucun problème en un mois. La batterie de 1545 mAh ne m’a jamais lâché, et DJI annonce jusqu’à 210 minutes d’enregistrement. La poignée-batterie de mon combo dépanne pour les longues sessions.
Stockage interne. Je pensais que c’était un gadget. Je me trompais. Avec 103 Go intégrés, je stocke tout dessus, et c’est autant d’économies sur l’achat de cartes microSD.
Audio. On connaît la qualité des micros DJI, et le transmetteur fourni fait très bien le travail. Je l’utilise rarement, puisque j’enregistre peu de son, mais il se connecte directement à la caméra sans récepteur.
Accessoires : la bonne surprise de la rétrocompatibilité
Presque tous mes accessoires de Pocket 3 fonctionnent sur la 4P. C’est le cas de ma cage magnétique BRDRC, qui ne quitte jamais ma caméra : la Pocket s’y clipse en une seconde, elle offre une vraie prise en main, s’accroche à ma poche et se fixe sur ma Fuji pour filmer et photographier en même temps.
Seule exception : les filtres magnétiques de la Pocket 3 ne sont plus compatibles. J’utilise maintenant un filtre ND variable K&F Concept, qui me permet de tourner en 4K à 25 i/s avec une vitesse d’obturation de 1/50 s, même en plein soleil. Je préférais l’ancien système magnétique, mais celui-ci reste simple à utiliser.
Et l’Insta360 Luna Ultra?
J’ai longtemps hésité avec la Luna Ultra. Son écran détachable et plein de petites attentions la rendaient très tentante. Après avoir essayé les deux en magasin, j’ai préféré l’ergonomie de l’Osmo. Elle coûte aussi moins cher, et je trouve sa qualité vidéo légèrement supérieure.
Prix et disponibilité au Canada
L’Osmo Pocket 4P est sortie mondialement le 30 juillet 2026, sauf aux États-Unis, mais elle est bien offerte au Canada.
| Ensemble | Prix |
|---|---|
| Standard Combo | 859 $ CA |
| Vlog Combo | 969 $ CA |
Verdict
Je suis vraiment impressionné. Ma première Pocket et ma Pocket 3 sont restées des gadgets : pas des achats rentables vu l’usage que j’en ai fait. J’avais peur d’acheter une autre caméra pour le placard. En un mois, je me suis pourtant déjà énormément servi de la 4P, et elle va remplacer mes anciennes caméras pour la vidéo.
Ces caméras séduisent d’abord les vlogueurs. Mais pour de la vidéo cinématique lente, la 4P tient la route, et sa petite taille est un vrai atout. Que vous ayez une Pocket 3 ou une Pocket 4, je vous conseille la mise à niveau pour le double objectif. Si, comme moi, le zoom vous manquait, foncez.
On aime
- Le téléobjectif 60 mm, un vrai changement de jeu pour la vidéo de rue
- La qualité vidéo et l’étalonnage D-Log simplifié
- La stabilisation dans un format de poche
- Le stockage interne de 103 Go
- La rétrocompatibilité avec la plupart des accessoires de la Pocket 3
- Moins chère que l’Insta360 Luna Ultra
On aime moins
- L’exposition qui change au passage d’un objectif à l’autre
- Une mise au point difficile à valider sur le petit écran
- L’écran déporté FrameTap qui n’accède pas à tous les menus
- Le D-Log 2 limité à l’objectif principal
- Les filtres magnétiques de la Pocket 3 incompatibles, et plus d’étui inclus