Crisis Core Final Fantasy VII Reunion revient sur Nintendo Switch 2 près de quatre ans après sa sortie sur PS5, Xbox Series X|S, PC, PS4, Xbox One et Nintendo Switch, avec une version qui ne bouleverse évidemment pas le remaster de 2022, mais qui corrige précisément ce qui limitait le plus l’expérience sur la première console hybride de Nintendo. Le jeu de Square Enix retrouve ainsi ce qui lui va probablement le mieux, à savoir une machine portable, tout en profitant cette fois d’une fluidité qui permet enfin aux combats de montrer pleinement ce dont ils sont capables.
Le constat est d’autant plus intéressant que Crisis Core n’a jamais complètement réussi à cacher ses origines. Derrière ses nouveaux modèles 3D, son doublage intégral, son interface modernisée et son système de combat largement retravaillé se trouve toujours un jeu imaginé en premier lieu pour la PSP en 2007, avec de petites zones, des missions secondaires extrêmement courtes et une progression pensée pour pouvoir sortir la console quelques minutes avant de la ranger.

Sur Switch 2, cette conception retrouve finalement une certaine logique. Les centaines de petites missions facultatives fonctionnent particulièrement bien en mode portable, tandis que le passage à 60 images par seconde dans le mode Performance apporte un confort qui change beaucoup plus l’expérience que ne pourrait le laisser penser une simple fiche technique. Tout n’est cependant pas parfait, puisque la répétitivité du contenu annexe, certaines séquences vieillissantes et un scénario parfois très marqué par son époque empêchent encore Reunion de faire totalement oublier qu’il repose sur un jeu vieux de presque vingt ans.
Cela n’enlève pourtant rien à l’essentiel : Zack Fair possède toujours l’une des histoires les plus importantes et les plus touchantes de Final Fantasy VII, et cette version Switch 2 offre désormais une très bonne manière de la découvrir en portable.
Zack Fair avant Cloud
L’histoire débute sept ans avant Final Fantasy VII et suit Zack Fair, jeune membre du SOLDAT de deuxième classe qui ne manque ni d’ambition ni d’énergie. Son objectif est simple : atteindre la première classe et devenir un héros, un rêve qu’il poursuit avec une naïveté presque désarmante dans une organisation que le joueur sait pourtant loin d’être aussi glorieuse qu’elle en a l’air.
Une mission liée à la disparition de plusieurs membres du SOLDAT, parmi lesquels Genesis Rhapsodos, va rapidement l’entraîner dans une histoire bien plus importante qu’une simple opération militaire. Accompagné notamment de son mentor Angeal et amené à croiser régulièrement Sephiroth, Zack découvre progressivement les expériences de la Shinra, les véritables origines de plusieurs personnages et surtout une série d’événements qui vont directement mener à Final Fantasy VII.
Crisis Core fonctionne évidemment encore mieux lorsque les grandes lignes de l’univers sont déjà connues, puisque le jeu adore jouer avec cette connaissance et montrer sous un autre angle des personnages ou des événements désormais célèbres. Il reste néanmoins suffisamment centré sur Zack pour raconter une véritable histoire à part entière, plutôt que de simplement aligner des références destinées aux fans.
C’est précisément là que le jeu conserve toute sa force presque vingt ans après sa première sortie. Zack n’est pas une copie de Cloud et n’essaie jamais de le devenir. Il est plus démonstratif, plus naïf, beaucoup plus chaleureux et possède surtout cette envie presque enfantine de devenir un héros qui contraste énormément avec ce qu’il va progressivement découvrir sur le SOLDAT et la Shinra.
Son évolution donne tout son poids au scénario, car Crisis Core ne cherche pas à lui retirer brutalement cette personnalité pour le transformer en personnage sombre dès que les choses commencent à mal tourner. Zack mûrit, perd certaines illusions et comprend que l’honneur auquel il tient tant ne dépend pas forcément de l’organisation qu’il sert, mais il conserve jusqu’au bout quelque chose de profondément optimiste qui le rend immédiatement attachant.
Une histoire importante, mais qui porte encore les traces de 2007
Tout n’a évidemment pas aussi bien vieilli dans le scénario. Certains dialogues restent très appuyés, plusieurs scènes passent rapidement d’une émotion à une autre et Genesis conserve cette tendance à réciter LOVELESS à la moindre occasion, parfois au beau milieu de situations où un échange plus naturel aurait probablement été beaucoup plus efficace.
Crisis Core appartient clairement à une période particulière du JRPG, où les personnages pouvaient parler énormément de rêves, d’honneur, d’ailes et de destinée sans jamais vraiment craindre d’en faire trop. Cela lui donne parfois un charme certain, mais quelques conversations paraissent aujourd’hui beaucoup moins naturelles qu’au moment de la sortie PSP.
Heureusement, les relations les plus importantes fonctionnent toujours très bien. Celle entre Zack et Angeal donne une grande partie de son sens à l’idée d’honneur qui accompagne constamment le personnage, tandis que les rencontres avec Aerith apportent un ton beaucoup plus léger et donnent encore davantage de relief à Zack.
Crisis Core permet également de découvrir un Sephiroth très différent de celui auquel Final Fantasy VII a habitué les joueurs. Avant les événements qui vont complètement changer son destin, il peut discuter avec les autres membres du SOLDAT, se montrer presque détendu et laisser entrevoir une véritable relation avec Angeal et Genesis. Ces passages restent particulièrement intéressants aujourd’hui, car ils donnent davantage de poids à la transformation future du personnage.
Il serait surtout difficile de parler davantage de l’histoire sans commencer à toucher à des événements qu’il vaut mieux découvrir directement, même si leur issue est déjà connue par une grande partie des amateurs de Final Fantasy VII. Crisis Core possède justement cette qualité assez rare d’être capable de créer de l’émotion alors que le joueur sait parfois très bien où tout cela va finir.
Reunion avait déjà transformé les combats
Le travail effectué en 2022 ne doit pas être sous-estimé, car Crisis Core Reunion ne s’était pas contenté d’augmenter la résolution du jeu PSP. Le système de combat avait été retravaillé suffisamment profondément pour rendre l’ensemble beaucoup plus dynamique, avec des commandes revues, une meilleure utilisation des matérias et des affrontements qui se rapprochent davantage d’un Action RPG moderne.
Zack dispose d’attaques classiques à l’épée, peut esquiver ou se protéger, tandis que plusieurs emplacements permettent d’équiper des matérias donnant accès à des sorts ou à différentes compétences physiques. Le changement le plus important par rapport au jeu PSP vient de la manière dont ces actions sont désormais accessibles, puisqu’il n’est plus nécessaire de faire défiler laborieusement toutes les commandes pendant que les ennemis continuent d’attaquer.
Le résultat reste très agréable en 2026, même après Final Fantasy VII Remake et surtout Rebirth, dont les systèmes vont évidemment beaucoup plus loin. Crisis Core n’a jamais cherché à proposer la même profondeur et préfère un gameplay plus direct, parfaitement adapté à ses combats souvent très courts.
Les possibilités augmentent malgré tout rapidement grâce aux matérias, aux accessoires et surtout au système de fusion, capable de donner naissance à des compétences de plus en plus puissantes tout en améliorant certaines statistiques. Il devient alors très facile de passer un long moment à chercher une combinaison permettant d’augmenter les dégâts, de renforcer Zack ou de préparer une mission particulièrement difficile.
C’est également à ce moment-là que le jeu peut devenir dangereusement addictif, car une mission qui devait simplement servir à tester une nouvelle matéria peut en débloquer plusieurs autres et donner envie de poursuivre encore un peu avant de revenir à l’histoire principale.
Le DMW reste aussi étrange qu’avant, et c’est très bien comme ça
Impossible de parler de Crisis Core sans revenir sur son fameux DMW, le Digital Mind Wave, sorte de machine à sous qui tourne continuellement pendant les combats avec des chiffres et les portraits des personnages rencontrés par Zack.
Son fonctionnement peut sembler complètement absurde lors des premières heures, d’autant plus qu’il intervient dans les attaques limites, les invocations, différents bonus temporaires et même la montée de niveau de Zack. Pourtant, cette mécanique finit rapidement par devenir une partie essentielle de l’identité de Crisis Core.
Le joueur ne contrôle pas directement les rouleaux, ce qui donne à certains combats une part d’imprévisibilité assez inhabituelle. Un bonus peut soudainement permettre d’utiliser de la magie sans consommer de PM, une limite peut se déclencher au meilleur moment ou une invocation peut complètement retourner une situation compliquée.
Reunion avait heureusement rendu le DMW beaucoup moins envahissant que dans le jeu PSP, en supprimant plusieurs interruptions qui ralentissaient les affrontements, et cette version Switch 2 conserve évidemment ces améliorations.
Le système reste volontairement étrange et il pourra toujours agacer ceux qui détestent dépendre d’une part de hasard, mais il possède aussi une véritable fonction narrative puisque les personnages qui apparaissent dans le DMW sont directement liés aux souvenirs et à l’état d’esprit de Zack. Plus l’histoire avance, plus cette mécanique prend d’ailleurs un sens qui dépasse largement le simple bonus de combat.
Les 60 FPS font beaucoup de bien sur Switch 2
C’est évidemment sur cet aspect que la nouvelle version se distingue réellement.
La version Nintendo Switch de 2022 visait 30 images par seconde et faisait déjà un travail plutôt convaincant compte tenu du matériel, mais la Switch 2 permet désormais de jouer avec un mode Performance visant 60 FPS. Une option qui convient particulièrement bien à Crisis Core, car le gain se ressent immédiatement dans les déplacements, les esquives et l’enchaînement des différentes attaques.
Zack répond beaucoup mieux à l’écran et les combats gagnent naturellement en fluidité, sans que le joueur ait besoin de comparer deux versions côte à côte pendant vingt minutes pour sentir la différence. Les animations paraissent plus propres et le timing des esquives devient également plus agréable, ce qui rend le mode Performance difficile à abandonner une fois adopté.
Cette fluidité demande toutefois quelques concessions visuelles. Les modèles, les ombres et certains effets apparaissent moins détaillés qu’en mode Graphismes, une différence surtout visible lorsque la console est branchée sur un grand téléviseur et que les personnages occupent une place importante à l’écran.
Le mode Graphismes revient quant à lui à 30 FPS pour privilégier davantage la qualité de l’image et certains éléments du rendu. Il peut donc conserver un intérêt sur téléviseur, mais la différence de fluidité devient franchement visible dès que plusieurs combats s’enchaînent.
En mode portable, le choix du mode Performance paraît beaucoup plus naturel. Les concessions graphiques se remarquent moins sur le petit écran de la Switch 2, alors que le bénéfice des 60 FPS reste immédiatement perceptible.
Ce n’est peut-être pas la transformation technique la plus spectaculaire vue sur la console, mais c’était précisément l’amélioration dont Crisis Core avait besoin pour devenir nettement plus agréable sur une machine Nintendo.
Une belle modernisation qui n’efface jamais complètement la PSP
Reunion reste visuellement impressionnant lorsque l’original PSP est remis en mémoire. Les personnages ont été entièrement retravaillés, les environnements profitent d’un niveau de détail bien supérieur et l’interface reprend plusieurs codes visuels qui permettent de rapprocher naturellement le jeu de l’univers moderne de Final Fantasy VII Remake.
Pour autant, quelques minutes suffisent toujours pour comprendre que la structure des niveaux n’a pas été repensée.
Les zones restent généralement petites, certains décors sont constitués de quelques couloirs et plusieurs lieux donnent l’impression de s’arrêter au moment précis où ils pourraient commencer à devenir intéressants à explorer. Il ne s’agit pas réellement d’un défaut du portage Switch 2, mais plutôt d’une limite que le remaster de 2022 avait volontairement choisi de conserver.
Le contraste peut parfois être assez étonnant. Les modèles de Zack ou Sephiroth donnent l’impression d’appartenir à une production beaucoup plus récente, alors que l’animation d’un personnage secondaire ou la construction très simple d’une zone rappelle brutalement le jeu PSP qui se trouve toujours dessous.
Certaines anciennes cinématiques en images de synthèse souffrent également de cette différence et paraissent beaucoup moins propres que les séquences réalisées directement avec les nouveaux modèles.
Rien de tout cela ne rend le jeu désagréable visuellement, mais il faut simplement comprendre que Reunion reste une modernisation ambitieuse d’un titre de 2007 et non une reconstruction comparable à Final Fantasy VII Remake.
Les missions secondaires restent le principal problème
Crisis Core contient une quantité presque absurde de missions facultatives, disponibles depuis les points de sauvegarde et généralement conçues pour être terminées en quelques minutes. Elles permettent de récupérer de nouvelles matérias, des accessoires et plusieurs récompenses particulièrement puissantes, tout en proposant progressivement des défis beaucoup plus difficiles que ceux de la campagne.
Sur PSP, cette structure avait beaucoup de sens puisque quelques missions pouvaient être terminées pendant un court trajet ou une petite pause. Sur Switch 2, le format portable retrouve d’ailleurs une partie de cette logique et il est assez plaisant d’en accomplir deux ou trois sans forcément avancer dans l’histoire principale.
Le problème commence lorsque l’envie de toutes les terminer apparaît.
Les mêmes environnements reviennent constamment, les objectifs varient très peu et la plupart des missions consistent essentiellement à parcourir quelques couloirs, récupérer éventuellement des coffres puis battre l’ennemi placé au bout de la zone. Après plusieurs dizaines de missions, l’impression de répétition devient impossible à ignorer. Et il y en a énormément.
Les récompenses et la progression de Zack suffisent parfois à maintenir l’intérêt, surtout pour ceux qui aiment optimiser leurs matérias et chercher les équipements les plus puissants, mais le contenu en lui-même manque clairement de variété.
C’est sans doute l’élément qui rappelle le plus fortement que Crisis Core a d’abord été imaginé pour une console portable de 2007.
Le format Switch 2 lui convient pourtant parfaitement
Cette origine PSP devient paradoxalement l’une des raisons pour lesquelles le jeu fonctionne aussi bien sur Switch 2.
Crisis Core peut parfaitement être joué pendant une longue soirée sur téléviseur, mais son découpage prend davantage de sens lorsqu’il est utilisé comme un jeu portable. Les missions sont rapides, les sauvegardes régulières et il est très facile d’accomplir un petit objectif avant de mettre la console en veille.
Reunion avait parfois semblé presque trop petit lorsqu’il était affiché sur un grand écran à côté des productions modernes de Square Enix. Sur Switch 2, cette modestie structurelle devient moins gênante, car le jeu retrouve un contexte qui correspond davantage à sa conception d’origine tout en bénéficiant cette fois d’une qualité d’image et d’une fluidité incomparables avec la PSP.
C’est probablement ce qui rend cette version particulièrement intéressante pour quelqu’un qui découvre Crisis Core aujourd’hui. Elle n’est pas techniquement supérieure aux versions PS5 ou Xbox Series X, mais elle associe une expérience désormais fluide à la possibilité de jouer en portable, ce qui correspond étonnamment bien au rythme du jeu.
Square Enix aurait quand même pu mieux traiter les possesseurs de la version Switch
Difficile en revanche de défendre la politique commerciale autour de cette sortie.
La version Switch 2 est un produit séparé de l’édition Switch et aucun pack de mise à niveau n’est proposé pour les joueurs qui possèdent déjà Crisis Core Reunion sur la première console. Plus gênant encore, les sauvegardes ne sont pas compatibles entre les versions Switch et Switch 2.
Il faut donc recommencer complètement l’aventure pour profiter de cette nouvelle édition native.
La situation est d’autant plus regrettable que la version Switch originale fonctionne déjà sur Switch 2 grâce à la rétrocompatibilité. Un joueur qui possède cette édition peut continuer à l’utiliser, mais il reste alors sur les caractéristiques du portage original et ne bénéficie pas des améliorations de la nouvelle version.
Pour quelqu’un qui n’a jamais acheté Crisis Core, la question se pose beaucoup moins et cette édition Switch 2 devient évidemment le choix logique sur une console Nintendo. Pour les anciens joueurs, en revanche, repasser à la caisse uniquement pour profiter des 60 FPS et des améliorations visuelles sera beaucoup plus difficile à justifier.
Une aventure relativement courte, mais beaucoup de contenu pour ceux qui en veulent
L’histoire principale peut être terminée sans demander des dizaines d’heures, surtout lorsque les missions facultatives sont laissées de côté. Crisis Core raconte une aventure assez directe et ne cherche jamais à atteindre les dimensions gigantesques d’un Final Fantasy VII Rebirth.
Cette durée fonctionne bien avec le rythme du scénario, qui avance assez rapidement et préfère multiplier les événements importants plutôt que consacrer plusieurs heures à l’exploration de grandes zones.
Les missions facultatives peuvent en revanche considérablement prolonger l’expérience pour ceux qui souhaitent développer Zack au maximum, affronter les défis les plus difficiles et mettre la main sur les meilleures matérias.
Le contraste entre la campagne et le contenu secondaire reste assez important, puisque l’une conserve généralement un bon rythme tandis que l’autre peut facilement tomber dans le grind. Heureusement, presque rien n’oblige à vouloir atteindre les 100 %, et se contenter d’effectuer régulièrement quelques missions reste probablement la meilleure manière d’en profiter.
Crisis Core n’a rien perdu de ce qui faisait sa force
Le plus remarquable dans cette nouvelle sortie reste finalement que le cœur du jeu fonctionne toujours aussi bien.
Zack Fair demeure un personnage extrêmement attachant, son histoire apporte énormément à l’univers de Final Fantasy VII et le travail effectué avec Reunion en 2022 a suffisamment modernisé les combats pour qu’ils restent agréables plusieurs années plus tard.
Les défauts n’ont pas disparu. Genesis parle toujours beaucoup trop de LOVELESS, les missions secondaires recyclent leurs environnements jusqu’à l’épuisement et certaines zones donnent aujourd’hui une impression presque minuscule par rapport aux JRPG modernes.
Mais aucune de ces faiblesses ne suffit à effacer ce que Crisis Core réussit.
Le lien entre Zack et Cloud, sa relation avec Aerith, le parcours d’Angeal et la manière dont Sephiroth est présenté avant sa chute donnent toujours au jeu une importance particulière dans l’univers de Final Fantasy VII. Les dernières heures restent surtout capables de donner énormément de poids à des événements pourtant connus depuis longtemps.
Reunion n’avait donc pas besoin d’une nouvelle refonte complète sur Switch 2. Il avait surtout besoin d’une version portable capable de profiter correctement de son système de combat, et le passage à 60 FPS répond exactement à cette attente.
Verdict
Crisis Core Final Fantasy VII Reunion n’est évidemment pas devenu un nouveau jeu en arrivant sur Nintendo Switch 2, mais cette version possède suffisamment d’améliorations pour devenir la meilleure manière d’y jouer sur une console portable Nintendo. Le mode Performance à 60 FPS apporte une fluidité particulièrement appréciable pendant les combats, alors que le format hybride correspond parfaitement aux nombreuses missions courtes héritées de la version PSP.
Le poids des années reste cependant impossible à masquer complètement. Les zones sont petites, une grande partie du contenu secondaire devient rapidement répétitive et quelques dialogues rappellent immédiatement l’époque à laquelle l’histoire originale a été écrite. Reunion avait fait le choix de moderniser Crisis Core sans reconstruire toutes ses fondations, et cette limite reste forcément présente sur Switch 2.
Heureusement, Zack Fair n’a rien perdu de son charme et son histoire reste toujours aussi importante pour comprendre une partie de l’univers Final Fantasy VII. Le système de matérias fonctionne encore très bien, le DMW conserve son identité complètement atypique et les combats profitent énormément de la fluidité supplémentaire offerte par cette nouvelle version.
La principale frustration vient finalement moins du jeu lui-même que de la manière dont cette édition est proposée, puisque l’absence de mise à niveau pour les possesseurs de la version Switch et l’impossibilité de récupérer une ancienne sauvegarde donnent à cette ressortie un goût beaucoup moins agréable pour ceux qui avaient déjà acheté Reunion en 2022.
Pour une première découverte, en revanche, difficile de se tromper. Crisis Core reste un excellent complément à Final Fantasy VII et la Switch 2 lui offre un écrin portable particulièrement adapté, même si les fondations de la PSP continuent parfois de dépasser sous la peinture neuve.
Note: 17/20
Les plus :
- Zack Fair, toujours aussi attachant
- Une histoire essentielle pour l’univers de Final Fantasy VII
- Le mode Performance à 60 FPS change réellement le confort de jeu
- Des combats toujours aussi agréables
- Un excellent système de matérias et de fusion
- Le DMW conserve tout son charme et son originalité
- Un format qui fonctionne particulièrement bien en portable
- Une bande originale toujours aussi réussie
- Beaucoup de contenu pour ceux qui veulent pousser Zack au maximum
Les moins :
- Des missions secondaires beaucoup trop répétitives
- Les origines PSP restent très visibles dans les environnements
- Certains dialogues ont nettement vieilli
- Quelques anciennes cinématiques jurent avec le reste
- Aucun upgrade depuis la version Switch
- Les sauvegardes Switch ne sont pas compatibles avec la version Switch 2