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Test du jeu Tokyo Mirage Sessions #FE Encore: une aventure k-pop encore unique !

Par Daniel Carosella – le dans Jeux vidéo, Tests

Avec à peine plus de 100 000 copies vendues sur Wii U, Tokyo Mirage Sessions FE n’a définitivement pas eu le succès escompté sur une console qui, elle-même, n’a pas eu la popularité souhaitée par Nintendo. Pourtant, le projet était alléchant: un mélange des séries Shin Megami Tensei et Fire Emblem dans un jeu de rôle japonais bien garni. Question de permettre sa découverte, Nintendo et Atlus ont décidé d’offrir de nouveau cette aventure unique sur Nintendo Switch dans une édition peaufinée qui saura définitivement combler un certain public !

Disponible sur: Nintendo Switch

Une histoire éclatée pour les amateurs de k-pop !

Tokyo Mirage Sessions FE Encore
GamesRadar.com

Tokyo Mirage Sessions FE Encore propose la même histoire que son prédécesseur sur Wii U. Vous y incarnez une bande d’adolescents ayant à leur tête le jeune Itsuki. Suite à une mystérieuse catastrophe ayant fait disparaître une partie de la population de Tokyo ainsi que plusieurs artistes, Itsuki et ses amis apprendront qu’ils ne sont pas ordinaires. En effet, ils sont intimement connectés à une autre dimension peuplée de Mirages, des esprits combatifs qui ne peuvent être contrôlés que par des maîtres Mirage. Itsuki et sa bande s’embarqueront alors dans une quête visant à sauver la population du contrôle des étranges Mirages, spécialement ceux ayant des desseins démoniaques.

Il faut être patient pour apprécier la mise en scène de Tokyo Mirage Sessions. Le jeu prend plusieurs heures afin d’introduire son ambiance unique ainsi que ses différentes intrigues. Au départ, vous risquez d’être totalement perdu dans cet univers déjanté fortement inspiré par la culture k-pop alors qu’on vous lancera une panoplie de personnages et d’éléments narratifs qui ne feront aucun sens. Puis, graduellement, vous vous familiariserez avec toutes les petites pièces de casse-tête mises à votre disposition et découvrirez un jeu intéressant avec des protagonistes attachants. Vous devrez simplement donner la chance à Tokyo Mirage Sessions FE de se mettre en place, les premières heures étant loin d’être convaincantes.

Ceci dit, même si on doit sauver le monde et que le jeu s’intéresse à la découverte de sa réelle valeur lors de la phase de transition qu’est l’adolescence, force est d’admettre que le scénario sent un peu trop l’eau de rose à certains moments. Les dialogues, uniquement offerts en japonais avec sous-titres dans la langue de votre console, sont inutilement longs par moments et sont truffés de phrases qui vous feront rouler des yeux. Je suis conscient qu’il s’agit d’un jeu mettant en scène des adolescents, mais à un certain point, leur innocence transpirant à travers leurs échanges transforme l’histoire en un mauvais scénario de série pour jeunes.

Shin Megami Tensei bien plus que Fire Emblem

Comme je le disais, au tout début, le jeu vous lancera une panoplie d’éléments à la figure qui n’auront plus ou moins de sens. Non seulement faut-il apprivoiser l’histoire, mais il faut aussi prendre le temps de comprendre les mécaniques du jeu. Elles ne sont aucunement complexes, mais elles sont très étranges et font inévitablement penser à ces jeux japonais éclatés donnant l’impression que leurs créateurs n’étaient peut-être pas tout à fait à jeun !

Or, cette ambiance plutôt unique, on la doit à l’influence de la franchise Shin Megami Tensei, plus spécialement à la série Persona. Tokyo Mirage Sessions prendra place dans deux dimensions bien distinctes, soit dans un Tokyo réel et dans une dimension parallèle connue sous le nom d’Idolasphère. Dans le Tokyo réel, vous arpenterez de vrais quartiers de la grande ville japonaise afin d’y faire des emplettes pour améliorer l’équipement de vos personnages ou encore pour les soigner. De plus, comme dans tout bon jeu de rôle, vous aurez aussi l’occasion de parler à divers personnages et d’accepter une variété de quêtes secondaires.

Par ailleurs, même si ce système n’est pas aussi approfondi que celui de Persona, le jeu vous donnera l’occasion d’interagir avec les différents membres de votre équipe afin d’approfondir vos relations interpersonnelles. Ce faisant, vos coéquipiers vous donneront accès à des quêtes personnelles s’avérant être les plus intéressantes de toute l’aventure. Toutefois, ne vous attendez pas à une toile d’araignée reliant vos différentes relations sociales ni à voir des impacts majeurs selon les réponses que vous fournirez lors de vos échanges avec eux. Le système d’interactions sociales est inférieur à celui de Persona, mais vaut la peine d’être exploité afin d’avoir droit aux meilleures quêtes du jeu.

À l’extérieur de l’Idolasphère, vous aurez aussi l’occasion d’améliorer vos armes ainsi que vos habiletés à travers un étrange système. En fait, non seulement gagnerez-vous en puissance en montant de niveau, mais vous pourrez fabriquer des armes plus puissantes en récoltant des matériaux. Chaque arme du jeu peut donner accès à quatre habiletés qui devront être équipées par vos personnages. Qui plus est, en fusionnant certaines de ces habiletés durant votre aventure, vous accéderez à des aptitudes encore plus puissantes. Ça semble complexe à première vue, mais les développeurs ont rendu le tout très simple lorsqu’on joue, allant même jusqu’à rendre ce processus un peu trop linéaire au bout du compte.

L’influence Fire Emblem dans des combats très spéciaux

Tokyo Mirage Sessions FE Encore
NintendoEnthusiast.com

Si je parle abondamment de l’influence de Shin Megami Tensei, c’est qu’Atlus a réduit la présence de la franchise Fire Emblem à un rôle secondaire plutôt que de mettre cette dernière en avant-plan. En fait, vous retrouverez des éléments de la populaire série de Nintendo à travers les combats.

Outre le fait que les Mirages soient des personnages tirés de Fire Emblem, les combats vous permettront d’utiliser un système similaire à celui de cette série. En outre, la fameuse triangulation d’armes et de sorts est présente. Cela signifie qu’un personnage peut être plus fort ou résistant par rapport à un type d’arme ou de sort, vous permettant donc d’exploiter les faiblesses de vos ennemis pour les vaincre plus facilement. Dès que vous affronterez une créature, le jeu conservera ses données afin que vous puissiez facilement voir quelles sont ses résistances et faiblesses.

Or, l’originalité de Tokyo Mirage Sessions vient du fait qu’il est possible d’enchaîner les attaques afin de créer des combos. Ainsi, lorsque vous frapperez un ennemi en exploitant une faiblesse, d’autres coéquipiers pourront enchaîner leurs attaques, créant ainsi ce que le jeu appelle des Sessions. Lors d’une Session, les attaques seront plus puissantes, vous permettant donc d’additionner les attaques afin de pouvoir massacrer vos adversaires plus efficacement.

Autant cela paraît simple, autant cela crée des combats originaux et très satisfaisants. Maximiser les Sessions est une partie centrale de l’expérience de combat et un élément différenciant Tokyo Mirage Sessions de tout autre jeu de rôle. Qui plus est, cela ajoute de la stratégie aux combats. Pour créer des Sessions, vous devrez équiper vos personnages de techniques leur permettant d’enchaîner des attaques suite à celles utilisées par d’autres personnages. En somme, le but est de se constituer une équipe avec les meilleures habiletés pouvant s’enchaîner les unes aux autres, nous donnant ainsi droit à des affronts stratégiques gratifiants.

Des donjons et des éléments techniques plutôt moyens

Tokyo Mirage Sessions FE Encore
RPGSite.com

Autant ai-je apprécié l’ambiance et les combats de Tokyo Mirage Sessions, autant certains de ses éléments m’ont laissé de glace, voire ont nui à mon plaisir de jouer.

En outre, l’Idolasphère se résume à être une suite de donjons tous plus banals les uns que les autres. Au bout de quelques-uns d’entre eux, vous en viendrez à la conclusion que les donjons n’ont absolument rien d’inspiré et qu’ils sont plutôt fades globalement. Qui plus est, leurs casse-tête sont insipides, se résumant bien souvent à trouver comment actionner des ascenseurs pour passer d’un niveau à un autre. Puisque le jeu exige du grinding afin de pouvoir confronter certains boss, vous n’aurez d’autre choix que de devoir recommencer plusieurs donjons par obligation plutôt que par plaisir.

Par ailleurs, les éléments techniques du jeu sont plutôt moyens. Au niveau visuel, malgré une orgie de couleurs ainsi que des cinématiques de style anime bien réalisées, les décors ainsi que les personnages manquent de détails. De plus, certaines animations sont dignes d’une autre époque, spécialement lorsqu’on frappe un ennemi dans les donjons afin d’attaquer en premier en combat. Côté sonore, ce seront surtout les répliques répétitives des personnages qui vous tomberont sur les nerfs. Ne parlant pas japonais, j’ignore ce qu’ils se disaient lors d’un combat, mais je sais qu’ils ne cessent de jacasser pour rien en répétant toujours les mêmes phrases. C’est à grincer des dents.

Un jeu à acheter «encore» ?

Tokyo Mirage Sessions FE Encore
gonintendo.com

Si vous avez joué à la version Wii U de Tokyo Mirage Sessions, la question que vous vous posez est: cette version Nintendo Switch en vaut-elle la peine ? Eh bien, j’y répondrai brièvement avec les arguments suivants.

Évidemment, la version Nintendo Switch permet de jouer tant en mode téléviseur qu’en mode portable. D’un côté comme de l’autre, le jeu s’avère très agréable si ce n’est que les textes sont un peu trop petits en mode portable. Quoi qu’il en soit, Tokyo Mirage Sessions est un bon et long jeu de rôle à pouvoir emporter un peu partout sans que de réelles limites viennent gâcher notre expérience portable.

Autrement, la grande amélioration de cette version est les temps de chargement. Atroces sur Wii U, ils sont quasi-instantanés sur Nintendo Switch. Qui plus est, il est possible d’accélérer la vitesse des combats, ce qui est particulièrement agréable lorsqu’on fait du grinding.

Atlus a également ajouté du nouveau contenu sous la forme de nouvelles quêtes pour certains personnages, d’un nouveau donjon et de quelques nouvelles apparitions d’icônes issues de la série Fire Emblem. Or, même si les nouvelles quêtes sont intéressantes, les nouveautés sont plutôt secondaires et n’ajoutent rien de particulièrement marquant à l’aventure de base.

En somme, oui, la version Nintendo Switch est supérieure à la version Wii U. Cependant, si vous comptez l’acheter uniquement pour avoir droit au nouveau contenu développé par Atlus, vous demeurerez sur votre faim. Il n’y a rien de suffisamment significatif pour justifier un rachat du jeu à plein prix à moins que vous ne vouliez tout recommencer et emporter cette aventure où que vous soyez.

Devriez-vous y jouer ?

Tokyo Mirage Sessions n’est pas un jeu pour tout le monde. Pour l’apprécier, il faut aimer les jeux sortant de l’ordinaire et ne pas être impatient devant les longueurs qu’ils peuvent prendre, spécialement pour introduire leurs univers. Ceci dit, même si la présence de Fire Emblem est moins importante que souhaitée, Tokyo Mirage Sessions est un jeu de rôle fort intéressant qui vous procurera une expérience originale. À moins de l’avoir déjà traversé sur Wii U, c’est un jeu sur lequel je vous invite à jeter un coup d’oeil, spécialement si vous aimez les jeux à la Shin Megami Tensei et Persona ainsi que la fameuse culture k-pop !

Dernière mise à jour le 2020-02-25 at 23:19 / Liens affiliés / Images de l'API Amazon Partenaires

Évaluation

Verdict

Mélange des séries Fire Emblem et Shin Megami Tensei à la sauce k-pop, Tokyo Mirage Sessions est un jeu de rôle unique s'adressant avant tout à ceux ne l'ayant pas découvert sur Wii U et aimant les jeux où il faut prendre son temps pour comprendre leurs mécaniques.

Note finale : 4.0 sur un total de 5
Critères
tokyo mirage sessions fe encore
4

Points forts

  • Les combats utilisant des mécaniques uniques procurant un excellent dosage entre l'action et la stratégie
  • Les temps de chargement fortement améliorés par rapport à la version Wii U
  • Les quêtes personnelles des personnages nous permettant de mieux découvrir leurs personnalités

Points faibles

  • Les premières heures sont longues et sans réel intérêt
  • Éléments techniques manquant de travail
  • Beaucoup plus Shin Megami Tensei que Fire Emblem

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Daniel Carosella

Passionné de jeux vidéo depuis une trentaine d'années, Daniel est chroniqueur en jeux vidéo depuis plus de 21 ans. Il a commencé sur Quebec64 puis sur JeuXpress.ca avant de devenir rédacteur en chef de HardGamers.com jusqu'à la fermeture du portail. Depuis 2010, il collabore au magazine AffairesDeGars en tant que chroniqueur, en plus de participer au podcast Réalité Augmentée.Diplômé en criminologie, Daniel est aussi intervenant psychosocial dans la vie de tous les jours. S'il est conscient qu'il ne peut sauver le monde, il essaie tout de même d'aider le maximum de personnes entre deux parties de jeux vidéo !