Pokémon Pokopia a créé la surprise en début d’année. Créé par l’équipe derrière les excellents Dragon Quest Builders, ce nouveau dérivé de la franchise Pokémon offrait à la fois une myriade de possibilités et un environnement calme dans lequel nous pouvions construire à notre rythme. Six mois après sa sortie, la première de trois parties téléchargeables débarque afin de nous permettre de reconstruire une nouvelle cité sous l’eau tout en croisant plusieurs nouvelles créatures qui manquaient cruellement au jeu de base.
- Disponible sur: Nintendo Switch 2 (copie de Pokémon Pokopia nécessaire)
- Prix: 49,99$ CAD + taxes (comprend également les extensions 2 et 3 à venir à la fin 2026 et début 2027)
Une mise à jour gratuite avant toute chose
L’arrivée de l’extension Fonds-Bulleux peut paraître alléchante, mais il convient de rappeler que tous les propriétaires de Pokémon Pokopia peuvent déjà bénéficier de plusieurs nouveautés sans avoir à acheter l’extension. En effet, depuis le 5 août 2026, Nintendo offre une mise à jour sans frais qui, à elle seule, apporte plusieurs changements importants.
Ainsi, grâce à cette mise à niveau, le jeu de base permet déjà de plonger sous l’eau et de s’y déplacer. Ce faisant, la mobilité au sein des divers environnements devient soudainement plus naturelle et fluide. En effet, dans la version du début de l’année, il était un peu étrange de pouvoir se promener sur l’eau sans pouvoir aller en profondeur.
La mise à jour gratuite offre donc à elle seule plusieurs nouvelles possibilités, en plus de grandement faciliter l’échange de matériaux entre notre sac et notre stockage. L’ajout du Portal Pod vient d’ailleurs grandement simplifier cette possibilité en offrant un stockage partagé entre les différentes villes plutôt que de devoir composer avec des espaces d’entreposage distincts.
Une extension qui ajoute beaucoup d’éléments
À quoi bon payer pour se procurer l’extension Fonds-Bulleux alors qu’une mise à jour gratuite permet déjà de plonger tout en décuplant les possibilités d’exploration et de construction ? Tout simplement parce que cette extension ajoute un nombre considérable d’objets tout en offrant un nouvel arc narratif.
S’il était déjà possible de grimper et sauter afin de démolir et récolter des matériaux, Fonds-Bulleux vient réellement exploiter la verticalité du jeu. En effet, puisque l’extension met de l’avant une nouvelle cité sous-marine, vous serez inévitablement invité à explorer de haut en bas plutôt que de gauche à droite comme dans le jeu de base. La majorité des éléments de l’extension furent pensés afin de tirer profit de la nouvelle profondeur offerte à travers cette nouvelle cité sous-marine. Si la maniabilité de notre personnage n’est pas toujours naturelle et aussi fluide qu’au sein du jeu de base, le plaisir qu’on retire à reconstruire cette cité perdue est tout aussi élevé qu’au sein du jeu original.
Ne vous méprenez pas: Fonds-Bulleux ne réinvente pas la formule de Pokémon Pokopia. L’extension offre davantage de ce que l’on connaît déjà, ce qui n’est pas un défaut en soi. Après tout, un adage ne dit-il pas: “Si ce n’est pas brisé, ne cherchez pas à le réparer” ?
Toutefois, même s’il n’y a pas de grandes nouveautés, le contenu offert demeure généreux et impressionnant. Les développeurs n’ont pas lésiné sur le nombre de nouveaux matériaux, qui donnent accès à des dizaines de nouvelles recettes afin d’embellir les décors sous-marins. De nouvelles expéditions similaires à des chasses aux trésors ont également été ajoutées, ce qui nous encourage grandement à explorer la totalité du nouvel environnement proposé tout en nous récompensant pour nos efforts.
Par ailleurs, si vous aimiez cuisiner dans le jeu original, l’extension ajoute la possibilité de concocter des smoothies afin d’octroyer de nouvelles habiletés à notre Ditto. Ce n’est rien de renversant, mais les smoothies procurent de nouvelles possibilités intéressantes afin de nous simplifier davantage la vie dans certaines sections.

De nouveaux Pokemon Eau sur fond de scénario (trop) court
Fonds-Bulleux ajoute plusieurs nouveaux Pokémon à attirer puis à ajouter à votre Pokédex. Issus des générations I à IX, tous sont évidemment tirés du type Eau afin de cadrer avec la thématique sous-marine. Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que ce type de Pokémon soit mis de l’avant dans cette première extension puisque, globalement, il en manquait dans le jeu de base.
Ces nouveaux Pokémon ainsi que la découverte d’une nouvelle cité sous-marine vous permettront d’accéder à davantage d’informations sur ce qui est arrivé aux humains avant leur disparition. Si le tout demeure intéressant, le scénario reste léger et freine brusquement vers sa fin. En effet, si vous vous concentrez sur la progression de l’histoire, il vous faudra probablement de huit à dix heures pour terminer l’extension. Or, vous serez amèrement surpris lorsque vous constaterez comment l’histoire se termine, comme si on n’avait que mis la table pour les deux autres extensions à venir.
Certes, on ne joue pas à Pokémon Pokopia pour sa trame narrative et les amateurs du jeu de base investiront sans doute beaucoup plus que les huit à dix heures nécessaires pour terminer ce nouveau scénario. En revanche, ceux n’aimant pas défaire et reconstruire pour leur propre plaisir et sentiment de satisfaction risquent d’avoir une impression de déjà-vu couplée à un sentiment de scénario inachevé.
Devriez-vous y jouer ?
Si vous avez aimé Pokémon Pokopia, vous aimerez l’extension Fonds-Bulleux. Bien que le prix demandé soit élevé, il faut rappeler qu’il s’agit de la première de trois extensions. À elle seule, sans modifier la formule du jeu de base, elle vient ajouter des dizaines de recettes et une myriade de possibilités afin que vous puissiez vous amuser pendant un bon moment sous la surface de l’eau.
On demeure en terrain connu et c’est exactement pour cette raison que cette extension en vaut la peine.