Google a reçu plus de 235 millions de demandes de retrait en 2013

Propriété intellectuelle

Les ayants droit poursuivent leur lutte contre la distribution illicite de contenu à droits d’auteurs avec une augmentation de requêtes auprès de Google depuis 2011.

Selon le blogue TorrentFreak, Google a reçu cette année plus de 235 millions de requêtes visant à retirer des liens menant à des sites incitants le téléchargement illégal de contenu à droits d’auteurs. Elle tire cette information du plus récent rapport de transparence publié par l’entreprise.

L’organisme le plus exigeant est également celui qui se retrouve avec le plus important nombre de rejets. Ainsi, la BPI s’est vue refuser plus de 502 000 requêtes par Google, soit 11% de ses demandes.

Ce nombre de demandes connaît une croissance exponentielle, alors que Google a reçu 50 millions de requêtes l’an dernier, et à peine 10 millions en 2011.

Sur le lot, Google a rejeté environ 21 millions de demandes jugées non fondées ou soumises en double.

Parmi les ayants droit les plus actifs, on retrouve les deux principaux groupes de lutte contre le piratage musical, soit la British Phonographic Industry et la Recording Industry Association of America, avec 41,7 millions et 30,8 millions de requêtes respectivement. La Twentieth Century Fox, Froytal Services et Microsoft suivent respectivement, avec 19,3 millions, 19,2 millions et 10,4 millions de demandes.

Sans surprise, l’organisme le plus exigeant est également celui qui se retrouve avec le plus important nombre de rejets. Ainsi, la BPI s’est vue refuser plus de 502 000 requêtes par Google, soit 11% de ses demandes. Son homologue américain semble avoir été pris plus au sérieux par Google, qui n’a refusé que 2% des demandes de la RIAA.

«Nous faisons toujours de notre mieux pour rattraper les erreurs ou les abus afin de ne pas retirer par erreur l’accès à du contenu qui n’enfreint pas le droit d’auteur», a déclaré un porte-parole de Google à TorrentFreak. «Google continue d’investir des ressources considérables afin d’améliorer et de rationaliser ce processus, y compris en identifiant les demandes de retrait erronées et abusives, et en décourageant ces abus.»