Amazon riposte à YouTube et Netflix en ouvrant la porte aux créateurs indépendants

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Avec Amazon Video Direct, le géant américain du commerce en ligne permet désormais à quiconque de diffuser du contenu sur son portail vidéo et d’y générer des revenus.

En s’inscrivant au programme Amazon Video Direct Stars, les créateurs peuvent maintenant tirer profit de leurs contenus vidéo d’une foule de façon, notamment par des redevances perçues sur la mensualité des abonnés du service Prime, un partage de revenus pour la location, la vente, et les impressions publicitaires.

Les créateurs canadiens peuvent tirer profit de leur contenu sur Amazon Video même si le service n’est toujours pas offert au pays.

Amazon Video paraît comme un drôle d’oiseau pour quiconque résidant à l’extérieur de l’Allemagne, de l’Autriche, des États-Unis, du Japon ou du Royaume-Uni. Il s’agit du portail vidéo d’Amazon (autrefois nommé Instant Video) qui combine à la fois un service de location et de vente de films et de téléséries en diffusion continue – comme Vimeo ou YouTube – et un catalogue de contenu accessible par le biais d’un abonnement à Prime – comme Netflix. De plus, certains contenus sont aussi offerts gratuitement en échange de publicité.

Bien que ce service ne soit toujours pas disponible au Canada, les créateurs vivant au nord de la frontière américaine peuvent tout de même y distribuer leur contenu. Les utilisateurs pourront alors accéder à ce contenu (par le biais du service web ou des applications pour téléviseurs, appareils mobiles et lecteurs vidéo) selon le modèle choisi : vente, location, abonnement à Prime ou publicitaire.

Contrairement à Dailymotion ou YouTube, l’adhésion à Video Direct est plus complexe. Amazon demande aux créateurs de fournir leurs informations personnelles ou d’entreprise, leurs informations bancaires pour transmettre les revenus, et leurs informations fiscales pour que tout soit en règle auprès de l’impôt. Cette nouvelle initiative vidéo d’Amazon ne s’inscrit donc pas vraiment dans ce que l’on nomme «le contenu généré par utilisateurs».

Rappelons qu’Amazon a damé le pion à Google et YouTube en se portant acquéreur de Twitch en 2014. L’année suivante, YouTube a lancé son propre portail de diffusion en direct spécialisé en jeux vidéo, YouTube Gaming. Parallèlement à ces activités, Amazon a ajouté le mois dernier un tarif mensuel à Prime Video, offert auparavant que selon un abonnement annuel de 99$ US aux États-Unis. Le service est ainsi devenu accessible pour 8,99$ US par mois, soit à 1$ de moins que le forfait standard de Netflix.

  • http://www.youtube.com/VSoccerGameShow VSoccerGameShow™

    Quelle est l’audience de ce service ?

  • Gumby

    Vimeo me semble une alternative plus intéressante mais je peux me tromper ne connaissant pas les redevances et blabla.. Un nouveau joueur reste bienvenu.

    • http://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Vimeo est fondamentalement une plateforme destinée aux créations plus artistiques. Oui, on retrouve certains documentaires portant sur des sujets variés, mais son équipe de curateurs (qui attribue la mention «Choix de Vimeo» par exemple) met davantage l’accent sur les contenus à nature plus artistique.

      On ignore comment Amazon va gérer les contenus qui lui seront transmis, mais le programme pourrait très bien être exploité par des producteurs voulant y vendre de la fiction, ce qui est moins l’adage de Vimeo. Enfin, Vimeo n’offre aucune publicité – les créateurs qui souhaitent obtenir des revenus doivent vendre ou louer leur contenu, tandis qu’Amazon permet la vente et la location en plus d’un partage de revenus publicitaires ou des redevances sur les mensualités de ses abonnés.

      • Gumby

        Merci pour les précisions. Je pensais peut-être un peu à tors ce virage pour Vimeo après avoir vu que Garfunkel and Oates débarquent sur ce site aussi avec une option de location ou achat.

  • r2d3

    C’est ridicule le montant qu’Amazon paie au producteur: 10 cents par heure de visionnement. Je préfère acheter.