Un aperçu de Young Sheldon, le spin-off de Big Bang Theory

Télévision

En télévision, toute émission à succès est susceptible de se mériter un spin-off. Lorsqu’il est question de sitcom toutefois, le résultat est rarement joyeux.

À l’exception de Frasier, la populaire sitcom dérivée de la tout aussi populaire émission Cheers, ce genre d’entreprise semble voué à l’échec. Certains se rappelleront de la tentative ratée des producteurs de Friends de donner un nouveau souffle au personnage de Joey Tribbiani avec la platitude que fût Joey.

Certes, Better Call Saul fait actuellement bonne figure en suivant les traces de son matériel source, Breaking Bad. Mais, encore une fois, ce n’est pas une sitcom.

C’est alors qu’entre en scène Young Sheldon, une émission portant sur l’enfance du plus excentrique des personnages de la sitcom The Big Bang Theory, Sheldon Cooper. Fans de cette émission, en voici un aperçu. Attachez votre tuque avec de la broche :

Si comme la rédaction du Journal du Geek, vous n’avez pas trop compris ce qui se passe, la formule diamétralement opposée à celle de Big Bang Theory aurait dû vous mettre la puce à l’oreille : Young Sheldon n’est pas une sitcom. Du moins, ce n’est pas une comédie conventionnelle à proprement parler.

Quoi qu’il en soit, passer d’une sitcom à une dramatique pour un spin-off est tout un pari.

Alors que le projet a d’abord été décrit comme une sorte de Malcom in the Middle, la présentation est plus fidèle à une télésérie réaliste. Certes, on peut comprendre qu’il y aura des moments drôles (comme il y a pu avoir des moments touchants dans Big Bang Theory), mais la dernière portion de cette bande-annonce campe l’émission clairement dans une catégorie beaucoup plus sérieuse et réaliste.

Condamner trop rapidement Young Sheldon en prédisant son échec simplement en voyant cette bande-annonce est réactionnaire. On peut toutefois se demander si le changement de ton sera bien accueilli par les adeptes de Big Bang Theory. Peut-être est-ce que la présence de Jim Parsons, qui agira à titre de narrateur (à la manière de Bob Saget dans How I Met Your Mother), sera suffisante pour plaire à ceux-ci; une présence d’ailleurs mal exploitée dans le cadre de cet aperçu.

Quoi qu’il en soit, passer d’une sitcom à une dramatique pour un spin-off est tout un pari. En racontant l’enfance de Sheldon Cooper d’une manière plus sérieuse et touchante, les auteurs Chuck Lorre et Steven Molaro (avec le soutien de Bill Prady) espèrent peut-être attirer une nouvelle catégorie de spectateurs vers Big Bang Theory, qui vient tout juste de terminer sa 10e saison sur un cliffhanger.

Car n’adhère pas à Big Bang Theory qui veut. Moi même je suis arrivé tard dans cette série, que j’ai trouvée d’une platitude extraordinaire avant de commencer par la première saison et de changer complètement d’idée à son sujet.

  • eslachance

    Merci de m’avoir averti pour la broche, si j’avais pas tout bien attaché je pense que mon cerveau se serait échappé. Si j’en crois la bande-annonce, il y a certainement un bon potentiel pour cette série, en autant qu’il n’y aie aucun révisionnisme de l’histoire de TBBT – si par exemple on rencontre un jeune Leonard ou Rajesh, ça serait l’horreur pour les puristes.

    • http://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Je ne crois pas que ce soit le but. Oui, TBBT s’est trompé à quelques reprises dans sa propre ligne du temps (c’est commun dans les sitcoms), mais je ne crois vraiment pas qu’il faille s’inquiéter là-dessus. J’espère seulement qu’il ne va pas être «testé» par des médecins dès la première saison, et que le réacteur nucléaire (à quel âge l’avait-il construit déjà?) n’arrivera pas trop vite. :P

  • Gaston

    Avant de lire votre article, je ne voulais rien savoir de ce spin-off. J’ai même été offusqué quand j’ai entendu la nouvelle il y a quelques semaines.

    Après avoir lu votre article, je me suis laissé tenter par le preview et… Oh boy que je suis devenu impatient de voir le premier épisode.

    Merci pour l’article et pour avoir élargie mes horizons.

  • barbu1977

    J’ai l’impression qu’on essaie d’appliquer la recette des Wonder Years.