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Et si l’Univers était une simulation informatique?

Par Laurent LaSalle – le dans Actualités
Après une réflexion philosophique sur le sujet, voilà que des physiciens s’intéressent à la théorie.

Sommes-nous en plein contrôle de notre destinée, ou simplement un amalgame d’algorithmes complexes faisant partie d’un vulgaire programme informatique?

Une question soulevée à maintes reprises par le passé dans certaines œuvres de science fiction, notamment dans le roman The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy – qui soutient que la Terre est non pas une planète, mais un ordinateur conçu pour trouver la question ultime du sens de la vie (dont la réponse est 42) – et dans le film The Matrix – qui présente la race humaine comme les esclaves d’un monde virtuel contrôlé par des robots, qui considèrent ni plus ni moins l’être humain comme un virus.

Nick Bostrom, professeur de philosophie à l’Université d’Oxford, s’est intéressé à la théorie selon laquelle l’humanité serait le fruit d’une simulation informatique. À son avis, au moins une des trois hypothèses suivantes est vraie :

  • L’espèce humaine va très probablement s’éteindre avant d’atteindre un stade posthumain.
  • Il est peu probable pour toute civilisation posthumaine d’exécuter un nombre important de simulations de l’histoire de son évolution.
  • Il est presque certain que nous vivons dans une simulation informatique.

Il estime également que la forte probabilité que l’humanité atteigne un stade posthumain lui permettant de diriger des simulations de ses ancêtres est nulle, à moins que nous ne vivions déjà dans une telle simulation.

Si l’Univers est une simulation, les êtres responsables de son exécution pourraient également être en train d’effectuer des simulations en parallèle. Reste à savoir, pouvons-nous communiquer avec ces autres univers si leurs simulations sont en cours d’exécution sur la même plateforme que la nôtre?

Récemment, une équipe de physiciens de l’Université de Washington s’est penchée sur la question.

Actuellement, des supercalculateurs utilisent une technique appelée la chromodynamique quantique en réseau qui leur permet de simuler une petite portion de l’Univers à partir des lois fondamentales de la physique. Selon Martin Savage, professeur de physique à l’Université de Washington, l’échelle obtenue est de 100 millièmes de milliardième de mètre, soit légèrement plus grande que le noyau d’un atome.

Éventuellement, des simulations plus puissantes pourront être modélisées à l’échelle d’une molécule, d’une cellule, et même d’un être humain. Mais il faudra des décennies avant que des chercheurs puissent être en mesure d’exécuter des simulations primitives de l’Univers d’une échelle suffisamment grande pour comprendre les contraintes des processus physiques qui indiqueraient que vivons (ou pourrions vivre) dans un modèle informatique.

Cependant, selon le professeur Savage, il existe des signatures de certaines de ces contraintes dans les simulations actuelles qui sont susceptibles d’exister également dans les simulations futures, incluant l’empreinte d’un réseau sous-jacent qui pourrait être utilisé afin de modéliser le continuum espace-temps.

Les supercalculateurs qui exécutent des calculs chromodynamiques quantiques en réseau divisent essentiellement l’espace-temps sur une grille en quatre dimensions. Ce procédé permet aux chercheurs d’observer ce que l’on nomme l’interaction forte, l’une des quatre forces fondamentales de la nature qui permet de lier les particules subatomiques pour former le cœur des atomes.

«Si vous faites des simulations suffisamment grandes, quelque chose comme notre Univers devrait émerger», déclare le professeur Savage. Il suffirait par la suite de trouver la signature analogue aux simulations à plus petite échelle.

Si l’hypothèse de Savage et ses collègues s’avère exacte, cela soulèverait d’autres possibilités. Par exemple, selon Zohreh Davoudi, une étudiante en physique diplômée de l’Université de Washington, si l’Univers est une simulation, les êtres responsables de son exécution pourraient également être en train d’effectuer des simulations en parallèle.

Davoudi termine avec une nouvelle question : «Pouvons-nous communiquer avec ces autres univers si leurs simulations sont en cours d’exécution sur la même plateforme?»

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Laurent LaSalle

Depuis qu'il a tapoté sur son Commodore Vic-20 à l'âge de 3 ans, Laurent est (un peu trop) obsédé par la technologie. Passionné d'informatique et de jeux vidéo, il a notamment été blogueur pour Radio-Canada et chroniqueur techno pour MusiquePlus .