Bell va déployer des connexions d’un gigabit par seconde

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Dans le cadre d’un investissement de plus d’un milliard de dollars dans ses infrastructures, Bell annonce aujourd’hui qu’elle offrira un service de 1 Gbit/s à Toronto et ailleurs au Québec et en Ontario.

Telle est la riposte de Bell à Vidéotron, le fournisseur d’accès Internet offrant à l’heure actuelle le service le plus rapide sur le marché, à 200 Mbit/s, soit le cinquième de la nouvelle offre de Fibe.

Si plusieurs facteurs sont susceptibles de ralentir ces connexions, on peut tout de même espérer atteindre des vitesses bien au-delà de l’offre actuelle.

Bien entendu, la prudence est de mise lorsque l’on observe les vitesses annoncées selon les différents forfaits des FAI, que ce soit chez Bell, Vidéotron, ou ailleurs. Si plusieurs facteurs sont susceptibles de ralentir ces connexions, on peut tout de même espérer atteindre des vitesses bien au-delà de l’offre actuelle.

D’ailleurs, dans son communiqué, Bell démontre déjà une certaine prudence quant à la vitesse qui pourra être atteinte avec le service Fibe gigabit :

«Comme pour tout autre projet de service gigabit, tel que Google Fiber dans plusieurs villes aux États-Unis, le service sera d’abord offert à une vitesse maximale de 940 mégabits par seconde et il atteindra sa vitesse maximale de 1 000 mégabits par seconde ou plus en 2016, à mesure que les fournisseurs de modems s’adapteront aux vitesses gigabits.»

Bell, qui annonce du même souffle investir 1,14 milliard de dollars dans son réseau, créant ainsi environ 2 400 emplois directs pour un total de 8 000 directs et indirects, a pour principale cible la ville de Toronto. Cela dit, l’expansion de l’infrastructure de fibre optique se poursuit à l’échelle canadienne, et l’entreprise prévoit offrir le service Fibe gigabit «dans d’autres villes en Ontario, au Québec et dans les provinces atlantiques au cours de l’année prochaine, voire dès cet été pour certaines régions», selon son communiqué.

Comme le souligne Jean-François Codère de La Presse, le service sera accessible dans les zones où le réseau est de type FTTH (fiber to the home), soit les foyers où la fibre optique se rend jusqu’à domicile, au contraire du réseau FTTN (fiber to the node), où la fibre s’arrête à un répartiteur dont la tâche est de retransmettre les signaux vers le quartier par le biais d’un réseau de câbles de cuivre.

Enfin, sans surprise, on ignore pour le moment combien coûtera le service mensuellement. Il y a fort à parier que les prix seront d’abord annoncés pour Toronto. À souligner toutefois que traditionnellement, ces prix n’ont généralement rien à voir avec les forfaits québécois.