Block’hood, la simulation urbaine au cube

Premières impressions

Exclusif

SimCity est mort, vive SimCity! Heureusement, la relève est assurée et pas seulement par des jeux qui copient bêtement les systèmes de la célèbre franchise de Maxis. Plethora’s Project compte bien changer la donne avec leur premier jeu Block’hood.

Après des années de succès, SimCity, créé par Will Wright en 1989, a laissé sa place incontestée de leader de la simulation urbaine à de nombreux autres titres s’inspirant du classique. Tous ont repris le même concept de gestion urbaine en poussant les détails à leur maximum, allant même, pour certains d’entre eux, jusqu’à contrôler le niveau de satisfaction de chacun des habitants de ces cités virtuelles. Tous sauf une, Block’hood.

Véritable ovni qui veut redéfinir notre vision d’un monde urbain cohérent et responsable, ce jeu en développement par José Sanchez, un jeu architecte californien, se veut une plateforme ludique, mais aussi éducative. Survol d’un concept carrément intéressant à la limite de la poésie numérique.

Un gros cube, un p’tit cube…

Le joueur doit développer des habitats en respectant non seulement ses finances, mais aussi en offrant un développement durable des infrastructures.

Le concept de Block’hood est simple. Il exige du joueur qu’il réussisse à développer harmonieusement des habitats en respectant non seulement ses finances, ce que font la majorité des simulations, mais en offrant également un développement durable et responsable des infrastructures. Chaque bloc génère des ressources et en consomme, qu’elles soient bonnes ou néfastes. Au joueur donc de s’assurer d’équilibrer ces flux de ressources afin de créer la cité la plus agréable qui soit pour des habitants malheureusement invisibles.

Effectivement, dans Block’hood, n’espérez savoir ce qui se trame dans la «tête» de vos sims. Ici, pas d’habitant. La santé de votre ville se traduira par l’état de vos bâtiments qui passeront rapidement du flambant neuf à la décrépitude si vous ne leur offrez pas ce dont ils ont besoin pour fonctionner correctement. Électricité, eau, air frais, loisirs, et cetera, on retrouve évidemment les principaux champs d’action urbains communément rencontrés dans la réalité.

bh01

Bien plus que de la microgestion, on demande ici au joueur d’avoir une vue d’ensemble sur l’impact de ses décisions. Et les conséquences des mauvais choix ne se feront pas attendre. Le jeu pardonne peu et votre ville s’écroulera rapidement si vous n’êtes pas à l’écoute.

Des outils simples pour y voir clair

Malgré une interface qui manque cruellement d’accessibilité et de flexibilité, Block’hood offre une pléiade d’outils qui vous offriront la possibilité de détecter la moindre défaillance dans votre cité idéale. Que ce soit en ce qui a trait à l’accès à vos bâtiments (nécessaire dans bien des cas), qu’à leur niveau de production, suivre l’évolution de vos ressources est simple et facilement compréhensible.

Vous manquez de clients pour faire tourner vos magasins? Construisez plus d’appartements. Cependant, attention, surveillez votre production d’électricité et d’eau pour vous assurer que ces appartements sont viables. Attention aussi à ce qu’ils produisent car, en plus des consommateurs, ces unités de logement généreront aussi des eaux grises et autres qui pourront être utilisées par vos fermes. Rien ne se perd, rien ne se crée, votre principal objectif étant définitivement d’optimiser dans l’harmonie tous les blocs qui la composent.

bh02

À l’image du monde dans lequel nous vivons, le créateur veut nous faire réaliser que nous disposons désormais de toutes les informations nécessaires pour agir en toute conscience. Comme sur notre bonne vieille terre, Block’hood est un seul et unique écosystème et la moindre décision, aussi pleine de bonnes intentions soit-elle, peut avoir des conséquences très rapidement dramatiques. L’information et son suivi sont donc les nerfs de la guerre que vous devrez livrer afin de développer harmonieusement votre cité.

Le Minecraft des simulations urbaines?

Grâce à sa direction artistique unique, Block’hood se distingue des titres du genre qui cherchent toujours un maximum de réalisme et de détails. Ici, les véritables stars sont les blocs, conçus en collaboration avec le concepteur Gentaro Makinoda. Chacun d’entre eux a une fonction et un look propre qui nous permet de les distinguer au premier coup d’œil. La proximité de certains d’entre eux leur affectera des bonus ou malus, il faudra donc être vigilant et faire preuve de créativité et d’ingéniosité pour en tirer le maximum de profit tant financier qu’écologique.

bh03

Contrairement à la plupart des jeux du genre qui retranscrivent à merveille l’étalement urbain de nos métropoles, Block’hood mise sur la verticalité et vous devez bien souvent élever votre ville pour la faire prospérer. Attention donc à vous assurer que tous les étages soient accessibles et bénéficient des services nécessaires.

Toujours en développement, le jeu ne permet pas d’effacer un bloc défectueux si d’autres sont construits au-dessus de lui, vous forçant parfois, à démolir de grosses sections. Frustrant quand cela remet en cause le fonctionnement de votre écosystème.

Une plateforme éducative

Plus qu’un simple jeu, José Sanchez veut faire de sa création une plateforme d’apprentissage qui pourra se faire modder à volonté en fonction des besoins. Actuellement disponible en accès anticipé sur Steam pour 11$, il donnera une bonne bouffée d’air frais virtuelle à tous ceux et celles qui sont tannés des simulations urbaines à la sauce SimCity. À suivre…

  • Guy Deschamps

    Super article, merci Tristan.

  • David Boivin Tremblay

    Ont peut m’expliquer le lien avec minecraft?

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Euh… La construction d’environnements?

      • David Boivin Tremblay

        Alor sim city est un minecraft like, est halo avec le mode forge

        • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

          Tristan a titré «Le Minecraft des simulations urbaines», il n’a pas dit que Blockhood était un clone de Minecraft. Ce n’est pas comme s’il avait titré «Le Pokémon Snap des simulations urbaines», la comparaison est tout à fait adéquate.