Quitter Facebook rendrait plus heureux

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Est-ce que quitter Facebook serait la solution pour être plus heureux?

Qualifieriez-vous votre rapport aux réseaux sociaux comme étant sain? Seriez-vous capable de quitter Facebook ou vous y êtes trop accro?

Facebook fête cette année ses 15 années d’existence. On peut dire que la plateforme est un réel succès puisqu’elle compte désormais 2,3 milliards d’utilisateurs actifs et se positionne comme numéro un des réseaux sociaux dans le monde. Cette place paraît tout à fait logique puisque des centaines de millions de gens y sont devenus dépendants et ne peuvent plus s’en passer, mais est-ce que posséder un compte Facebook peut nous rendre heureux? La réponse est non si on en croit la récente étude menée par des chercheurs américains des universités de Stanford et de New York. C’est plutôt en quittant le réseau social qu’on peut trouver le bonheur.

Se déconnecter de Facebook quelque temps peut vous aider à être heureux

L’étude conduite par ces chercheurs s’intitule The Welfare effects of social media (Les effets des réseaux sociaux sur le bien-être) et a été effectuée sur un panel de 2.844 utilisateurs de Facebook. Quelques conditions ont été imposées aux participants afin que l’expérimentation puisse se dérouler comme il faut. Pour commencer, on leur avait demandé de ne pas se connecter à leur compte durant une période de 4 semaines. Les individus composant l’échantillon ont aussi été soumis à quelques questions relatives à leur mode de vie, leurs préférences politiques et leurs habitudes sur Facebook. Au cours de la période de 4 semaines, les sondés devaient décrire par SMS leurs sensations, états et perceptions. Enfin, à la fin de l’étude, on leur avait demandé de remplir à nouveau le formulaire qui leur avait été fourni au début de l’expérience.

Le résultat de l’expérimentation était pour le moins prévisible. Les cobayes auraient vu leur bien-être s’améliorer. Ils se sentaient plus heureux, moins anxieux et satisfaits de leur vie. Ils avaient aussi gagné environ une heure de temps libre par jour, et jusqu’à 3 heures pour les utilisateurs intensifs du réseau social fondé par Mark Zuckerberg. Contre toute attente, les individus ayant participé à l’expérimentation se seraient même abstenus de chercher des moyens de substitution pour compenser le manque. Bref, tout paraissait aller de mieux pour ces abstinents, sauf pour un seul élément: l’information.

Plus heureux, mais moins informés

Facebook est plus qu’une simple plateforme pour retrouver ses amis et partager des choses. Elle est devenue une véritable source d’information grâce aux pages d’actualité et aux partages d’informations auxquels s’adonnent bon nombre d’utilisateurs. Pour certains individus, le réseau social est même devenu la principale et unique source d’information. Bien évidemment, quand on est déconnecté depuis un bon bout de temps, on n’arrive plus à suivre l’actualité et l’on devient ainsi peu informé. C’est à peu près le même constat qui a été observé à l’issue de l’étude menée par les chercheurs américains. Le résultat a montré que les abstinents avaient passé environ 15% de temps en moins à être informés de l’actualité; un constat qui s’était d’ailleurs vérifié au cours du test post expérience, lequel avait montré que les participants étaient peu informés et avaient obtenu de résultats moins bons.

Bref, il y a donc du bon et du mauvais dans le fait d’utiliser Facebook. On ne peut pas le quitter définitivement, mais il est toutefois possible de réduire le temps passé sur le réseau social afin de se consacrer à autre chose.