Une pétition circule au Canada pour exiger une limite d’âge stricte et réellement vérifiable pour les réseaux sociaux.
Les auteurs de la pétition veulent bloquer l’accès aux plateformes pour les jeunes internautes. L’initiative a déjà reçu des dizaines de milliers de signatures de toutes les provinces canadiennes. Des écoles soutiennent aussi cette démarche pour améliorer la concentration des élèves en classe.
La pétition accessible sur le site AgeStandard.ca propose l’implantation d’un système obligatoire de vérification d’âge sur internet. Les entreprises technologiques doivent vérifier l’identité de chaque utilisateur de façon rigoureuse et doivent empêcher les enfants de créer des profils sur leurs applications, mais la vérification est très peu contraignante.
Les jeunes contournent les simples cases à cocher très facilement pour mentir sur leur date de naissance. Les plateformes laissent aller ce problème. Les initiateurs de la pétition jugent cette situation totalement inacceptable. Les législateurs doivent intervenir sans plus tarder, disent-ils.
Le groupe souligne les dangers du numérique chez les jeunes. Les réseaux sociaux peuvent nuire à la santé mentale des jeunes adolescentes. Des études montrent une forte hausse de l’anxiété chez les étudiants. La dépression frappe de plus en plus tôt les nouvelles générations connectées.
Des professionnels du secteur technologique admettent que le design de ces applications est volontairement addictif. Les algorithmes captent l’attention des cerveaux vulnérables de manière très agressive et continue.
La pétition suggère le recours à organisation tierce et indépendante qui vérifierait l’âge exact de l’internaute. Une méthode existe qui ne partagerait pas les données personnelles avec des entreprises privées. Cette solution protégerait la vie privée et bloquerait efficacement l’accès aux mineurs avec une très grande efficacité.
Les parents pourraient ainsi reprendre le contrôle sur la consommation numérique de leurs enfants.
La création d’un système national de vérification doit être réfléchi, cela dit. Les experts en cybersécurité s’inquiètent contre les fuites potentielles de données sensibles.Le contexte politique canadien favorise grandement cette discussion de société. Des projets de loi sur la sécurité en ligne sont à l’étude depuis des mois. Le Canada pourrait certainement s’inspirer de ce qui se fait dans des pays comme l’Australie, le Brésil ou le Royaume-Uni.



