Vol de cuivre : Bell obtient 24 000 $ et mise sur la fibre pour couper court au vandalisme

Vol de cuivre
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C’est une victoire rare devant les tribunaux civils. Bell a obtenu un jugement imposant à un voleur de câbles de rembourser près de 24 000 $. Mais au-delà de la sanction financière, c’est la course à la modernisation du réseau qui pourrait définitivement régler le problème.

Le jugement : un message de tolérance zéro

Habituellement, ces délits se règlent au criminel avec des peines souvent jugées légères par les victimes corporatives. Ici, Bell a changé de stratégie en poursuivant l’individu au civil pour récupérer les coûts réels : le matériel, la main-d’œuvre d’urgence et les frais d’enquête.

Le message envoyé aux réseaux de revente est donc clair : vandaliser les infrastructures de télécommunications coûtera désormais bien plus cher que ce que le métal rapporte une fois vendu à la ferraille. Cette approche vise à créer un précédent dissuasif, un signal nécessaire alors que les pannes causées par ces vols se multiplient dans la province.

Le paradoxe de la fibre optique

L’aspect le plus frustrant de ces pannes pour les techniciens et les abonnés réside dans la nature même du réseau moderne. Bell, comme ses concurrents, accélère sa migration vers la fibre optique (FTTH). Une technologie qui transporte des données par la lumière via des filaments de verre, et non de l’électricité via du métal.

Le problème ? Les voleurs ne font pas toujours la différence avant de sortir la scie. Ils sectionnent souvent des câbles de fibre optique croyant trouver du cuivre. Causant des dommages immenses pour un butin qui, littéralement, ne vaut rien à la revente. L’accélération du déploiement de la fibre pure vise à éliminer totalement le cuivre du réseau. Rendant les infrastructures sans intérêt économique pour les voleurs à long terme.

Pourquoi notre facture est concernée

On pourrait croire que c’est le problème exclusif de Bell, mais c’est aussi celui des consommateurs québécois. Les millions de dollars dépensés chaque année pour réparer les lignes. Sécuriser les sites isolés et remplacer les câbles finissent inévitablement par se refléter dans les coûts d’exploitation globaux.

Au final, ces pertes peuvent influencer le prix des forfaits. De plus, la fragilisation du réseau cuivre vieillissant rend les services d’urgence (911) vulnérables dans certaines régions rurales du Québec, où la couverture cellulaire n’est pas toujours parfaite.


💡 Saviez-vous que…

Le vol est risqué : Outre les poursuites judiciaires, s’attaquer aux réseaux câblés comporte des risques d’électrocution mortelle. Car les câbles de télécoms sont souvent situés à proximité immédiate des lignes à haute tension d’Hydro-Québec.

La fibre ne vaut rien : Contrairement au cuivre qui se vend au poids, la fibre optique est composée de verre et de plastique. Elle n’a aucune valeur marchande une fois coupée.

Une technologie de marquage existe : Certains câbles de télécommunication sont désormais enduits d’un liquide invisible contenant un « ADN synthétique » unique. Cela permet à la police de relier du cuivre retrouvé chez un ferrailleur à un site de vol spécifique.

Source : r/planhub

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