Lancement canadien pour l’exposition sur les tueurs en série

Baignoire couverte de faux sang dans la zone consacrée à Richard Chase, à l’exposition In the Mind of a Serial Killer.
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In the Mind of a Serial Killer débarque en force à Montréal. Présentée conjointement par Fever et Exhibition Hub, l’expérience d’environ 90 minutes permet aux visiteurs de déambuler entre les scènes de crime qui ont marqué l’imaginaire collectif.


Évitons de glorifier la criminalité

Par souci d’intégrité, les responsables de l’exposition invitent le public à aborder le tout de manière responsable. Leur objectif est d’éduquer et non de faire la promotion de la criminalité. Ceux-ci positionnent d’ailleurs les visiteurs dans la peau d’enquêteurs du FBI. Ainsi, les crimes ne sont pas glorifiés, mais bien analysés.

La première salle à laquelle le public est confronté est une reconstitution d’un bureau d’enquête. Plusieurs stations visant à informer et à défaire certains mythes y prennent place, notamment sur le profilage géographique, l’analyse comportementale et le rôle de l’enquêteur. Les installations rendent hommage aux membres des forces de l’ordre qui y laissent malheureusement parfois leur santé mentale.

Le point de départ du parcours encourage la prévention et la compréhension de ce genre de crime très rare.

À l’entrée de l’exposition, une ambiance feutrée et inquiétante prépare les visiteurs à la plongée qui les attend. PHOTO: Éloïse Demers, photographe.

D’un réalisme effrayant

Le caractère immersif et réaliste des décors saura plaire aux adeptes de true crime et d’émissions d’enquête. Le circuit, à la fois captivant et épeurant, permet au public de le parcourir à son propre rythme. Les reconstitutions relèvent carrément d’un travail artistique soigné.

Les âmes sensibles devront toutefois s’abstenir. En effet, bien que, lorsque nécessaire, une affiche indique que la scène suivante sera macabre, le parcours oblige tout de même les participants à la traverser pour poursuivre leur chemin.

Le règlement interdisant le parcours aux jeunes de moins de 16 ans prend alors tout son sens. Peu importe votre âge, une décharge doit d’ailleurs être signée à l’entrée.

Reconstitution d’un bureau du FBI : le point de départ d’une visite qui mise sur l’analyse plutôt que sur la glorification des crimes. PHOTO: Éloïse Demers, photographe.

Sans oublier les victimes

L’inscription suivante : « Ils sont au coeur de l’histoire, et pourtant leurs noms sont les premiers à s’effacer » termine le circuit sur une note bouleversante. Ce constat percutant invite le public à quitter l’exposition en pensant d’abord aux victimes, et non aux meurtriers.

Fever et Exhibition Hub ont réussi à créer un parcours immersif et touchant, jusqu’à la toute fin.

Comme de vrais enquêteurs d’époque, les visiteurs peuvent taper sur les machines à écrire mises à leur disposition. PHOTO: Éloïse Demers, photographe.

Détails

L’exposition est interdite aux moins de 16 ans. Une pièce d’identité pourrait vous être demandée sur place. Les mineurs doivent impérativement être accompagnés par un adulte.

Une expérience de réalité virtuelle est disponible à la fin du parcours. Celle-ci n’est toutefois pas incluse dans votre billet régulier. L’achat d’un billet VIP est requis.

L’événement sera de passage au 312 rue Sainte-Catherine Ouest jusqu’au printemps 2027.

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