Samsung a profité de son événement Unpacked du 25 février pour lever le voile sur sa nouvelle trinité : les Galaxy S26, S26 Plus et S26 Ultra. L’IA n’est plus juste un gadget.
Samsung uniformise enfin sa gamme. Fini le look angulaire distinctif du modèle Ultra qui tranchait avec ses petits frères. La même esthétique s’applique désormais aux trois appareils pour une cohérence visuelle bienvenue. Le fabricant propose quatre coloris, dont un violet améthyste mis en valeur par une touche ambrée au niveau des modules photo. L’Ultra réussit tout de même un tour de force physique : il devient le plus fin et le plus léger de sa catégorie. On apprécie l’effort, surtout quand on doit manipuler ce grand format à une main.
La véritable innovation matérielle se trouve sur la face avant du S26 Ultra. Samsung introduit le tout premier écran de confidentialité mobile intégré. Plus besoin de coller un filtre en plastique bon marché qui gâche la qualité de l’image. Une technologie matérielle manipule les pixels pour bloquer la vue depuis les angles latéraux. Ça s’active automatiquement pour les applications bancaires ou quand on tape un mot de passe. C’est brillant et ça répond à un vrai besoin de sécurité dans les transports ou les lieux publics.
Pour le reste, les trois modèles profitent d’un affichage 10 bits capable de reproduire un milliard de couleurs. La technologie ProScaler, dérivée des téléviseurs de la marque, se charge de rendre les textes et les contenus plus nets.
L’ère de l’IA agentique
Sous le capot, le processeur «Snapdragon 8 Gen 5 for Galaxy» de Qualcomm propulse l’ensemble. On parle d’une puce de seconde génération optimisée pour l’IA. Et de l’IA, il y en a partout. Samsung passe à l’étape « agentique ».
Concrètement, le téléphone ne se contente plus de suggérer, il agit. Une simple commande vocale suffit pour qu’un agent commande un Uber, vérifie la destination et suive le trajet en arrière-plan pendant que vous faites autre chose. L’intégration semble fluide et devrait s’étendre à d’autres services de livraison sous peu, dont Instacart.
Le clavier gagne aussi en intelligence avec la fonction Nudge Now. Il analyse le contexte de vos conversations pour proposer des actions immédiates, comme partager une vieille photo de vacances ou réserver un restaurant, sans jamais quitter l’application de messagerie. Bixby, le mal-aimé, reçoit une injection de grands modèles de langage pour comprendre enfin les requêtes naturelles.
Si vous dites « je me sens fatigué », il saura quoi proposer au lieu de chercher la définition de fatigue sur le web.
La photographie reste un pilier. L’Ultra conserve son capteur de 200 mégapixels, mais avec une ouverture plus grande qui capture 47 % de lumière additionnelle. L’accent est mis sur la « Nightography » et la réduction du bruit numérique avant même la prise de vue. Les vidéastes pro noteront l’arrivée d’un codec ouvert sur l’Ultra pour un montage sans perte. Même les selfies profitent désormais d’un traitement IA dédié pour des textures de peau plus réalistes.
L’autonomie n’est pas en reste. La charge filaire grimpe à 60W sur l’Ultra, ce qui permet de récupérer 75 % de batterie en 30 minutes. C’est le genre de détail qui change la vie quand on est pressé le matin. La recharge sans fil est haussée à 25W, sur l’Ultra uniquement là aussi.Samsung ne cherche pas à réinventer la roue, mais à la rendre plus autonome. Entre l’écran privé de l’Ultra et les agents IA qui travaillent pour nous, la série S26 semble prête à définir l’année.
Reste à voir si l’utilisateur moyen est prêt à allonger 1250$, pour le S26 de base, et jusqu’à 1900$ pour un S26 Ultra avec 256 go de stockage (ça grimpe à 2600$ pour un S26 Ultra de 1 to).



