Au Royaume-Uni, le Parlement débat de l’avenir des jeux vidéo en ligne

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La campagne « Stop Killing Games », qui milite pour la préservation des jeux vidéo en ligne, a franchi une étape symbolique. Le Parlement britannique a consacré un débat à cette pétition qui réclame une meilleure protection des joueurs face à la fermeture des serveurs.

Le cas Concord en exemple

Les députés ont particulièrement cité le sort de Concord, le jeu de Sony retiré brutalement seulement deux semaines après sa sortie en août 2024. Bien que les joueurs aient été remboursés, cet exemple est devenu le symbole des préoccupations concernant la préservation du patrimoine vidéoludique.

Le député Ben Goldsborough a rappelé l’importance économique du secteur, 7,6 milliards de livres et 75 000 emplois, avant d’insister : « Les joueurs n’investissent pas seulement de l’argent, mais aussi du temps, des efforts, de l’imagination et des amitiés. Quand un jeu ferme sans avertissement, cet investissement est perdu. »

Un gouvernement qui résiste au changement

Malgré les arguments avancés, le gouvernement britannique, représenté par la ministre Stephanie Peacock, a maintenu sa position : aucune modification législative n’est prévue. Les lois actuelles sur la consommation seraient suffisantes selon l’exécutif.

Une position qui contraste avec l’urgence exprimée par le député Mark Sewards : « Les signaux d’alarme sont là et agir maintenant serait bien moins douloureux que d’attendre que ces pratiques se généralisent. »

Vers une bataille européenne

Face à ce blocage britannique, la campagne « Stop Killing Games » prépare déjà sa prochaine offensive. Les organisateurs comptent désormais porter le débat au niveau du Parlement européen, où une initiative citoyenne similaire pourrait être examinée.

La pétition, qui avait recueilli près de 190 000 signatures, réclame notamment la reconnaissance d’un droit légal pour les consommateurs de conserver et réparer les jeux qu’ils ont achetés. Un débat qui dépasse les frontières britanniques et interroge l’ensemble de l’industrie sur la préservation de son héritage culturel.

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