Dans les coulisses du très attendu The Witcher 4, une réalité surprend les fans : Andrzej Sapkowski, le père littéraire de Geralt de Riv, n’est plus consulté par CD Projekt RED. L’information éclaire d’un jour particulier le processus créatif de ce nouveau chapitre.
L’auteur polonais, interrogé par GamesRadar+, l’a confirmé avec une franchise déroutante : les développeurs travaillent désormais en totale autonomie sur l’univers qu’il a créé. « Il est rare qu’ils me contactent », concède-t-il, évoquant une distance nouvelle comparée aux premiers opus où les échanges étaient plus réguliers.
Un créateur en retrait, mais pas indifférent
Cette indépendance nouvelle n’empêche pas Sapkowski de porter un regard critique sur certaines libertés prises avec son œuvre. Il cite en exemple la prolifération des écoles de sorceleurs, une invention des développeurs qui lui semble « complètement inutile ». Dans ses romans, seule l’École du Loup était mentionnée.
Pourtant, malgré ces réserves artistiques, l’auteur ne boude pas son succès. Bien au contraire. Il reconnaît volontiers que les jeux ont « transformé son œuvre en phénomène mondial », bien avant la série Netflix.
Un créateur en retrait, mais pas indifférent
La relation entre l’écrivain et le studio a connu des turbulences, notamment en 2019 lorsque Sapkowski avait réclamé 16 millions de dollars supplémentaires, estimant avoir été lésé par un contrat initial qui ne lui offrait qu’une somme forfaitaire, sans pourcentage sur les ventes phénoménales de The Witcher 3.
Aujourd’hui, l’apaisement semble total. « Les contrats sont maintenant excellents », assure-t-il, visiblement satisfait de l’accord trouvé avec CD Projekt. Une sérénité financière qui lui permet de regarder l’avenir avec confiance, même depuis le banc de touche.
The Witcher 4, développé sous Unreal Engine 5, représente un nouveau départ pour la franchise. CD Projekt RED avance ses pions en toute indépendance, tandis que le créateur original observe, critique parfois, mais accompagne cette nouvelle aventure d’un œil bienveillant. Preuve que même les plus belles collaborations savent évoluer.



