Lost Soul Aside: Test complet d’un hack and slash qui mérite le détour

Lost Soul Aside
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Après presque dix ans de développement tumultueux, Lost Soul Aside a débarqué sur PS5 et PC. Ce hack and slash né de la passion d’un seul homme, Yang Bing, a traversé bien des épreuves avant d’arriver entre nos mains. Parti d’une vision personnelle inspirée par Final Fantasy Versus XIII, le projet est devenu une production d’environ quarante personnes grâce au China Hero Project de PlayStation. Une histoire de développement fascinante qui mérite à elle seule d’être racontée, mais concentrons-nous sur l’essentiel : le jeu en vaut-il la chandelle après tant d’années d’attente ?

La réponse, malgré certaines réserves, est clairement positive. Lost Soul Aside représente un souffle d’air frais dans un paysage dominé par les jeux d’action de type soulslike. Pour les amateurs de hack and slash classiques, ce titre offre exactement ce qu’on attend du genre : des combos spectaculaires, des affrontements de boss mémorables et une progression qui récompense la maîtrise technique.

Un système de combat qui monte en puissance

Dès les premières minutes, Lost Soul Aside nous plonge dans l’aventure de Kaser, un jeune héros au look familier pour les fans de Final Fantasy, qui se retrouve fusionné avec Arena, une entité ancestrale aussi puissante qu’arrogante. Ensemble, ils doivent sauver un être cher et, accessoirement, le monde. L’intrigue reste classique, empruntant généreusement aux codes de la fantasy japonaise, mais ce n’est franchement pas un problème dans un hack and slash où l’action prime sur tout le reste.

Et justement, parlons-en de cette action. Lost Soul Aside embrasse pleinement son identité de hack and slash pur et dur. Les combats sont frénétiques, centrés sur l’exécution de combos toujours plus impressionnants. Lancer un ennemi dans les airs et le maintenir en suspension à coups d’attaques enchaînées procure cette satisfaction immédiate que les amateurs du genre connaissent bien.

Le système de combat s’articule autour de mécaniques éprouvées : attaques rapides et lourdes, esquives permettant des contre-attaques si parfaitement timées, parade, attaques chargées, compétences avec temps de recharge, transformations… Les vétérans du genre se sentiront immédiatement à l’aise avec ces contrôles familiers. On retrouve même quelques clins d’œil appuyés aux classiques du genre, notamment des variations autour du célèbre Judgement Cut de Vergil.

Mais Ultizero Games n’a pas simplement copié la formule établie. Le studio a apporté plusieurs innovations intéressantes qui enrichissent considérablement l’expérience. La première concerne les ennemis dotés d’une barre d’endurance. Cette jauge doit être vidée progressivement à force de coups pour étourdir l’adversaire, ouvrant une fenêtre d’opportunité précieuse pour déchaîner toute sa puissance et conclure avec une attaque dévastatrice de fusion. Cette mécanique ajoute une dimension tactique aux affrontements : il ne suffit pas de frapper aveuglément, il faut gérer le rythme du combat.

Les attaques de continuation constituent une autre excellente idée. Ces mouvements spéciaux, exécutables à la fin de nombreux combos en appuyant sur R2 au moment précis, permettent d’étendre les enchaînements de manière spectaculaire. C’est du risque/récompense pur : réussir son timing permet de maintenir la pression sur l’ennemi, mais se tromper expose à des dégâts conséquents. Cette mécanique encourage constamment à repousser ses limites et à chercher les ouvertures parfaites dans les patterns ennemis.

Une profondeur insoupçonnée

L’arsenal à disposition évolue constamment au fil de l’aventure. Plusieurs catégories d’armes sont disponibles, chacune proposant un style de jeu radicalement différent. Épées, lances, armes lourdes… toutes possèdent leurs propres arbres de compétences permettant de débloquer de nouveaux mouvements, des améliorations de caractéristiques et même des effets alternatifs pour certaines attaques. Cette progression constante transforme véritablement l’expérience de jeu.

Car c’est là que Lost Soul Aside révèle sa vraie nature : un hack and slash aux racines RPG bien ancrées. Le système d’armes va bien au-delà du simple choix esthétique. Chaque équipement possède ses propres statistiques, dégâts, capacité de rupture, chances de coup critique, mais aussi des affinités élémentaires comme le feu, la glace ou la foudre. Et ces éléments ne sont pas là pour faire joli : ils influencent directement l’efficacité au combat.

Attaquer un ennemi de glace avec une arme enflammée inflige des dégâts bonus, logique. Mais le système va plus loin en introduisant des effets d’état que l’on peut infliger aux adversaires, et qui peuvent également nous affecter. La cerise sur le gâteau ? Des synergies existent entre ces différents états, invitant à combiner intelligemment plusieurs armes durant les combats pour maximiser son potentiel offensif. Cette couche stratégique enrichit considérablement les possibilités tactiques et évite que le gameplay ne tombe dans la répétition.

Un système d’accessoires pour armes vient encore complexifier l’équation. Ces équipements ajoutent divers effets à vos armes, permettant une personnalisation poussée de leur comportement. Mais l’aspect le plus remarquable de ce système est qu’il est également cosmétique : en équipant un accessoire, vous devez choisir sa taille et sa position sur l’arme. En pratique, cela transforme le système en un véritable éditeur d’armes où l’on peut laisser libre cours à sa créativité. Et oui, il est même possible de créer des clés-épées dignes de Kingdom Hearts ! Ces modifications restent visibles aussi bien en jeu que durant les cinématiques, ce qui est un excellent point d’attention au détail.

Une variété qui ne faiblit jamais

Lost Soul Aside brille également par sa galerie d’adversaires. Pratiquement chaque niveau introduit de nouveaux types d’ennemis, chacun avec ses propres patterns d’attaque et ses faiblesses spécifiques. Cette variété constante empêche la monotonie de s’installer et force à adapter continuellement ses stratégies. Certains ennemis volants nécessitent des attaques aériennes, d’autres plus lourds demandent de la patience et du timing, tandis que les créatures rapides imposent de rester constamment en mouvement.

Les boss méritent un chapitre à part. Véritables pièces maîtresses de l’expérience, ces affrontements épiques constituent les moments les plus mémorables du jeu. Chaque boss possède un design travaillé, des mécaniques uniques et propose un niveau de spectacle impressionnant. Les combats sont intenses, exigeants, mais toujours justes dans leurs exigences. Maîtriser les patterns, identifier les failles, enchaîner les combos parfaits… ces confrontations offrent tout ce qu’on attend d’un bon hack and slash. Et il y en a beaucoup, suffisamment pour satisfaire les joueurs les plus exigeants.

Entre les combats, Lost Soul Aside adopte une structure linéaire assumée. Les niveaux se parcourent de manière directe, bien que des coffres et collectibles dissimulés dans les recoins récompensent les joueurs curieux. Mais cette linéarité ne rime pas avec monotonie. Le développement fait preuve d’une variété surprenante : sections de plateforme, énigmes environnementales, défis chronométrés, séquences de poursuite haletantes, et même quelques zones plus ouvertes offrant de petites doses d’exploration bienvenues.

Les Épreuves de la Dimension Fragmentée méritent une mention spéciale. Ces défis optionnels, inspirés des missions secrètes de Devil May Cry, proposent des challenges corsés qui testent véritablement la maîtrise des mécaniques de combat. Pour les perfectionnistes cherchant à repousser leurs limites, c’est du pain bénit.

Une progression qui prend son temps

Si Lost Soul Aside excelle dans tant de domaines, il faut reconnaître que le début de l’aventure peut sembler plus laborieux. La progression durant les premières heures est relativement lente. Le jeu prend son temps avant de dévoiler ses options les plus intéressantes, ce qui peut donner une impression trompeuse de simplicité. Les premiers affrontements manquent un peu de piquant, et ce n’est qu’après quelques heures que la vraie profondeur du système de combat se révèle pleinement.

Cette montée en puissance graduelle est à double tranchant. D’un côté, elle permet une courbe d’apprentissage naturelle qui évite de submerger les nouveaux venus. De l’autre, elle risque de rebuter certains joueurs avant qu’ils n’atteignent le moment où le jeu exprime vraiment son potentiel. Il aurait peut-être fallu accélérer légèrement cette progression pour accrocher plus rapidement.

On peut également regretter l’absence d’un système de score ou de médaille encourageant explicitement la variété dans les combos. Sans cette incitation directe, certains joueurs pourraient tomber dans la facilité en répétant les mêmes enchaînements efficaces plutôt que d’explorer toutes les possibilités offertes par le système. C’est dommage, car le potentiel pour des combos créatifs et spectaculaires est bel et bien présent.

Les phases d’exploration et de plateforme souffrent également d’une maniabilité perfectible. Les contrôles deviennent moins précis en dehors des combats, et si l’on finit par s’y habituer, ces séquences n’atteignent jamais le même niveau de fluidité que les affrontements. Rien de rédhibitoire, mais un polish supplémentaire aurait été le bienvenu.

Une direction artistique contrastée

Graphiquement, Lost Soul Aside présente un visage à deux facettes. La présentation technique laisse transparaître les origines modestes du projet. Les animations des personnages et leurs modèles trahissent parfois un certain amateurisme, notamment durant les cinématiques. Les mouvements de caméra brusques et constants lors des séquences d’action, bien que typiques du style asiatique bombastique, révèlent une direction moins expérimentée qu’on le souhaiterait.

Pourtant, le jeu possède indéniablement un certain charme visuel. Les environnements sont magnifiques, tant par leur qualité graphique que par leur diversité. On passe de prairies verdoyantes bordant un lac qui reflète parfaitement le ciel à des cités futuristes dans d’autres dimensions, en passant par des donjons gothiques et des zones désertiques baignées de lumière. Chaque environnement possède son identité propre, et l’influence de Final Fantasy se ressent constamment dans cette direction artistique variée et travaillée.

Les effets de particules omniprésents lors des combats contribuent au spectacle, même s’ils ne parviennent pas toujours à masquer les limitations techniques sous-jacentes. L’ensemble reste visuellement agréable, surtout lorsque l’action bat son plein et que l’écran s’emplit d’effets lumineux et d’impacts.

Une bande sonore de qualité variable

L’aspect sonore suit une trajectoire similaire. Le doublage anglais manque de conviction, et le mixage audio présente des incohérences flagrantes : dialogues inaudibles, musiques qui se coupent brutalement, effets sonores inadaptés voire totalement absents sur certaines attaques… Ces problèmes techniques nuisent à l’immersion et auraient clairement mérité plus d’attention.

Heureusement, la bande sonore musicale rattrape largement ces défauts. Les compositions sont excellentes et, encore une fois, remarquablement variées. Les thèmes d’exploration calmes et éthérés contrastent parfaitement avec les morceaux énergiques accompagnant les combats de boss et les défis de la Dimension Fragmentée. Cerise sur le gâteau : le thème principal a été composé par nulle autre que Yoko Shimomura, compositrice légendaire derrière Kingdom Hearts et… Final Fantasy XV. Si vous aviez encore des doutes sur le fait que Lost Soul Aside soit un hommage assumé à Versus XIII, voilà une preuve supplémentaire.

Un défi à la hauteur

Concernant la difficulté, Lost Soul Aside trouve un équilibre intéressant. La première partie impose un niveau de challenge unique, non modifiable, qui se situe dans une fourchette exigeante sans être insurmontable. Certains combats demandent plusieurs tentatives pour être maîtrisés, particulièrement les affrontements de boss qui ne pardonnent pas les erreurs. Les Épreuves de la Dimension Fragmentée montent encore d’un cran et peuvent se révéler véritablement ardues.

Pour ceux que la difficulté inquiéterait, un système de sécurité existe : après plusieurs morts consécutives, le jeu propose des amulettes facilitant la progression. Une sorte de « mode facile » optionnel qui n’entache pas la satisfaction de progresser. À noter toutefois que ces amulettes ne sont pas utilisables dans les modes de difficulté supérieurs.

Car oui, une fois l’histoire terminée, un mode difficile se déverrouille. Et après avoir vaincu ce dernier, c’est le mode cauchemar qui devient accessible. Ces deux modes représentent un défi conséquent réservé aux joueurs les plus aguerris et aux amateurs de challenges extrêmes. De quoi prolonger significativement la durée de vie pour ceux qui cherchent à repousser leurs limites.

Un contenu généreux

Justement, parlons durée de vie. Pour un jeu de type AA et un hack and slash, Lost Soul Aside surprend par sa générosité. Terminer l’histoire principale demande facilement une vingtaine d’heures, voire davantage si l’on souhaite compléter tous les défis optionnels et collecter l’ensemble des armes et amulettes disponibles.

Au-delà de la campagne principale, les Épreuves de la Dimension Fragmentée offrent du contenu supplémentaire substantiel. Un mode boss rush permet également de se mesurer à nouveau à tous les boss rencontrés durant l’aventure, parfait pour perfectionner ses stratégies ou simplement revivre ces moments intenses. Lost Soul Aside n’est définitivement pas un jeu que l’on termine en une soirée, et il offre suffisamment de contenu pour justifier l’investissement en temps.

La question du prix

Abordons maintenant l’éléphant dans la pièce : le tarif. Lost Soul Aside est commercialisé au prix de 89,99$ sur PS5 et PC, tant en version physique que digitale. C’est, soyons honnêtes, un prix premium qui place le jeu en concurrence directe avec les productions AAA.

Pour une production de cette envergure, issue d’un studio relativement petit et avec des moyens limités, ce positionnement tarifaire pose question. Surtout dans une année qui voit arriver des titres comme Clair Obscur: Expedition 33 ou Hollow Knight: Silksong, également développés par de petites équipes avec des budgets restreints. La comparaison est inévitable, et elle ne joue pas nécessairement en faveur de Lost Soul Aside.

Les valeurs de production, bien que respectables pour un jeu AA, restent éloignées de ce qu’on attend d’un titre à 90$. Cette réalité, combinée aux imperfections techniques et de présentation évoquées précédemment, rend le prix difficile à justifier pleinement. Un tarif aux alentours de 70$ aurait probablement été plus adapté à la nature du produit et aurait évité bien des critiques.

Un diamant brut qui mérite sa chance

Soyons clairs : Lost Soul Aside aurait indéniablement bénéficié de quelques mois supplémentaires de développement. Les problèmes techniques et sonores, bien que non rédhibitoires, sont présents et perceptibles. Certaines maladresses trahissent un studio encore en apprentissage, un peu dépassé par l’ampleur qu’a prise son projet initial. La pression accumulée durant ces dix années de développement transparaît par moments.

Mais au-delà de ces considérations, une vérité s’impose : Lost Soul Aside est un excellent jeu d’action. Le système de combat est solide, profond et gratifiant. Les boss sont mémorables. La variété du contenu impressionne. La durée de vie est généreuse. Pour les amateurs de hack and slash qui attendent depuis des années qu’un titre embrasse pleinement l’identité du genre sans chercher à le transformer en soulslike, voilà exactement ce que vous réclamiez.

Le timing de sortie s’avère d’ailleurs particulièrement pertinent. Dans un paysage où presque tous les jeux d’action 3D récents ont adopté la formule des souls-like,aussi excellents soient-ils, Lost Soul Aside représente un retour bienvenu aux sources. Il rappelle pourquoi les hack and slash classiques ont marqué toute une génération de joueurs : cette satisfaction unique de maîtriser des combos complexes, de maintenir un ennemi en l’air par la seule force de ses enchaînements, d’affronter des boss spectaculaires qui testent tous les aspects de notre maîtrise technique.

Les influences de Final Fantasy sont omniprésentes, jusqu’à faire du jeu une sorte de lettre d’amour à Versus XIII, ce projet mythique qui ne vit jamais le jour tel qu’imaginé. Mais Lost Soul Aside parvient à transcender le simple statut de clone pour proposer sa propre vision, ses propres idées, son identité propre. Le système d’éléments et d’effets d’état, les accessoires d’armes personnalisables, les attaques de continuation… autant de mécaniques qui enrichissent la formule classique sans la dénaturer.

Pour qui est fait Lost Soul Aside ?

Si vous êtes un fan de Devil May Cry, Bayonetta, ou des Final Fantasy axés sur l’action, Lost Soul Aside mérite amplement votre attention. Si vous avez regardé les trailers avec envie et curiosité au fil des années, ne vous laissez pas décourager par le bruit ambiant parfois négatif. Le jeu tient ses promesses de hack and slash technique et spectaculaire.

Il faut simplement accepter qu’il ne s’agisse pas d’une production AAA impeccable. C’est un jeu AA avec tout ce que cela implique : des moyens limités, quelques aspérités techniques, une présentation perfectible. Mais c’est aussi un jeu fait avec passion, qui n’a pas honte de ses influences et qui offre exactement ce qu’il promet : de l’action frénétique, des combos à rallonge et des boss épiques.

Les premières heures peuvent sembler un peu lentes, mais la patience est récompensée. Une fois que le système de combat déploie toutes ses possibilités, que l’arsenal s’étoffe et que les boss commencent à poser de vrais défis, Lost Soul Aside révèle sa vraie nature et devient difficile à lâcher. Les sessions s’enchaînent naturellement, portées par l’envie de débloquer la prochaine arme, de maîtriser un nouveau combo, de vaincre le prochain boss.

La question du prix reste légitime et pourrait justifier d’attendre une promotion. Mais ne boudez pas ce plaisir indéfiniment. Le marché des hack and slash purs et durs n’est pas si fourni, et un jeu comme Lost Soul Aside, malgré ses défauts, mérite d’être célébré pour ce qu’il représente : la persistance d’un genre aimé, porté par une équipe qui a donné le meilleur d’elle-même.

Verdict

Lost Soul Aside est une réussite imparfaite mais sincère. Un hack and slash qui assume pleinement son identité, propose des combats nerveux et techniques, des boss mémorables et un contenu généreux. Les amateurs du genre y trouveront largement leur compte, à condition d’accepter quelques compromis sur le plan technique et de passer le cap des premières heures.

Dans un marché souvent frileux, où peu d’éditeurs osent encore investir dans des hack and slash classiques, Lost Soul Aside mérite le respect. C’est un jeu qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui le célèbre avec passion et compétence. Et parfois, c’est exactement ce dont on a besoin.

16/20
Points forts
  • Un système de combat profond, nerveux et gratifiant
  • Des affrontements de boss spectaculaires et variés
  • Une grande richesse d’armes, de combos et d’options de personnalisation
  • Une bande sonore de qualité, portée par Yoko Shimomura
  • Une durée de vie généreuse avec du contenu annexe stimulant
  • Un hommage sincère et réussi aux classiques du hack and slash japonais
Points faibles
  • Un début d’aventure trop lent qui peut décourager certains joueurs
  • Des problèmes techniques et sonores visibles
  • Une direction artistique inégale avec des cinématiques parfois maladroites
  • Un prix élevé difficile à justifier pour une production AA

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