La presse internationale a rendu son verdict sur Metal Gear Solid Delta: Snake Eater, et le constat est nuancé. Si le remake technique impressionne, beaucoup reprochent à Konami d’avoir joué la carte de la sécurité plutôt que de l’innovation.
Des notes honorables mais pas exceptionnelles
Avec un 86 sur Metacritic basé sur 71 critiques et un 87 sur OpenCritic pour 68 évaluations, Metal Gear Solid Delta se situe dans la catégorie des « très bons » remakes, sans atteindre l’excellence. Des scores qui reflètent un travail soigné, mais qui laissent transparaître une certaine frustration chez les testeurs.
Digital Spy fait figure d’exception en attribuant la note parfaite de 100, estimant que « si vous adorez Snake Eater, Delta est votre chance de retomber amoureux ». De son côté, Wccftech (94/100) salue la fidélité de Konami : « Une reproduction fidèle de Snake Eater, portée sur la nouvelle génération de consoles sans dévier du titre original. »
Les reproches récurrents : trop de conservatisme
Mais c’est justement cette fidélité absolue qui divise. PC Gamer (87/100) résume bien le sentiment général : « Un magnifique remake d’un véritable classique qui aurait pu, et peut-être dû, tenter de faire quelque chose de plus. »
Gamekult se montre plus sévère avec un 70/100, reprochant au jeu de « faire le minimum syndical pour se moderniser ». GRYOnline.pl (70/100) tempère : « MGS3 est l’un des meilleurs jeux auxquels j’ai eu le plaisir de jouer. Le remake, bien qu’il aurait pu être meilleur, vous permettra aussi de goûter à cette génialité. »
Un remake qui divise mais qui fonctionne
GameSpot (90/100) adopte une position plus conciliante, qualifiant le projet de « modernisation sûre mais réussie d’un classique très aimé ». Une approche que beaucoup semblent finalement accepter, reconnaissant que Konami a préservé l’essence de l’œuvre originale d’Hideo Kojima.
Le consensus semble être que Metal Gear Solid Delta accomplit sa mission première : offrir aux nouveaux joueurs l’accès à un monument du jeu vidéo, tout en permettant aux vétérans de redécouvrir un univers qui continue d’impressionner vingt ans après sa sortie originale.



