No Man’s Sky fête ses 10 ans. Pour ma part, cela fait sept ou huit ans que j’explore son univers, avec une véritable plongée durant le confinement. Après environ 800 heures, une douzaine d’expéditions et quelques milliards d’unités accumulées, le jeu de Hello Games parvient encore à me donner envie de repartir vers les étoiles.
Du lancement difficile à une renaissance spectaculaire
Lancé le 9 août 2016, No Man’s Sky est arrivé avec des attentes presque impossibles à satisfaire. Plusieurs fonctionnalités promises manquaient à l’appel et le jeu avait rapidement été critiqué pour son manque de profondeur. Toutefois, Hello Games n’a pas abandonné son univers.
Dix ans plus tard, le studio revendique 40 mises à jour majeures, toutes offertes gratuitement. Construction de bases, véhicules terrestres, cargos, colonies, exosquelettes, animaux domestiques, vaisseaux organiques, multijoueur et expéditions ont progressivement transformé l’expérience. Le jeu que nous connaissons aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec celui de 2016.
Cette persévérance constitue l’une des plus belles histoires de rédemption de l’industrie. Hello Games n’a pas seulement réparé son jeu : le studio l’a continuellement agrandi.
J’ai vraiment découvert No Man’s Sky pendant le confinement
J’avais commencé à jouer à No Man’s Sky quelques années auparavant, mais c’est durant le confinement que je m’y suis véritablement installé. Aujourd’hui, mon compteur se situe autour de 800 heures.
Je joue principalement sur Xbox One S. Il arrive que le jeu ralentisse, surtout lorsqu’une base devient très complexe ou qu’une planète contient beaucoup d’éléments à afficher. Malgré cela, l’ampleur des paysages et la variété des environnements restent impressionnantes pour une console de cette génération.
C’est aussi un jeu particulièrement agréable lorsqu’on veut simplement se détendre. On peut explorer une planète, bâtir une maison au bord d’un lac, organiser son cargo, récolter des ressources ou traverser l’espace sans objectif urgent. Puis, quelques minutes plus tard, une créature étrange, un signal inconnu ou un nouveau système solaire suffit à relancer l’aventure.

Un univers que personne ne pourra réellement terminer
On présente parfois No Man’s Sky comme le plus grand jeu vidéo jamais créé. Il est difficile de mesurer objectivement un tel titre, mais son univers demeure certainement l’un des espaces de jeu les plus vastes jamais conçus.
Sa génération procédurale permet théoriquement de visiter exactement 18 446 744 073 709 551 616 planètes, soit plus de 18 milliards de milliards de mondes. Les guides communautaires recensent 255 galaxies accessibles normalement, auxquelles s’ajoute une ancienne 256e galaxie qui ne peut plus être atteinte par la progression habituelle.
Après une décennie et des centaines de millions d’heures jouées, Hello Games affirme que moins de 1 % des planètes ont été explorées. Ce chiffre résume parfaitement la sensation ressentie dans le jeu. Même après des centaines d’heures, on a toujours l’impression qu’une planète jamais visitée nous attend quelque part.
Les expéditions donnent toujours une raison de revenir
Les expéditions sont probablement l’une des meilleures idées ajoutées au fil des mises à jour. Elles proposent une aventure limitée dans le temps, avec des objectifs communs et des récompenses exclusives. J’en ai réalisé environ une quinzaine et elles sont devenues ma principale raison de revenir régulièrement.
Je garde notamment un excellent souvenir d’Aquarius, l’expédition consacrée à la pêche. L’expédition Liquidators, avec le Minotaure et ses améliorations de combat, était également très entraînante. La plus récente aventure originale est l’expédition no 22, The Swarm, centrée sur des essaims de créatures biologiques particulièrement hostiles.
D’autres mises à jour m’ont particulièrement marqué. L’arrivée des compagnons a permis d’adopter, d’élever et de personnaliser les créatures découvertes. L’outil ByteBeat a même ajouté la création musicale. Plus récemment, les Corvettes personnalisables ont poussé beaucoup plus loin la construction de vaisseaux.
À cela s’ajoutent les cargos spatiaux, qui deviennent de véritables bases mobiles. On peut y aménager des pièces, gérer une flotte, envoyer des frégates en mission et voyager d’un système à l’autre. Chaque nouvelle mécanique vient ainsi se greffer à un jeu déjà étonnamment complet.
Quand les unités ne veulent plus rien dire
Au fil des années, j’ai également atteint une limite assez particulière : le nombre maximal d’unités que le jeu peut conserver. Le plafond se situe à 4 294 967 295 unités, soit environ 4,3 milliards.
Pour y arriver, j’avais d’abord construit une ferme d’indium activé. J’ai ensuite découvert une immense exploitation d’or créée par un autre membre de la communauté. Après quelques voyages avec le sac à dos, le vaisseau et le cargo remplis d’or, l’argent a rapidement cessé d’être un problème.
À ce stade, les unités perdent évidemment beaucoup de leur importance. Une fois les améliorations installées, les vaisseaux achetés et les ressources accumulées, on entre dans une sorte de flot financier permanent. J’en profite maintenant pour acheter ce qui m’intéresse sans vraiment regarder les prix. Heureusement, l’exploration et la construction demeurent intéressantes même lorsque l’économie du jeu ne représente plus aucun obstacle.
COSMOS sera la prochaine étape
Pour souligner ce dixième anniversaire, Hello Games a révélé le nom de la prochaine mise à jour : COSMOS. Pour le moment, le studio n’a cependant annoncé ni date de sortie ni contenu précis. Il faut donc considérer ce nom comme un avant-goût, et non comme la confirmation d’un calendrier ou d’une nouvelle fonctionnalité particulière.
Une chose semble néanmoins certaine : Hello Games n’a pas terminé avec No Man’s Sky. Le studio continue parallèlement de développer Light No Fire, son prochain grand jeu d’exploration fantastique. Celui-ci n’a pas non plus de date de lancement officielle.
Il sera fascinant de voir comment l’équipe partagera son temps entre les deux projets. Après 40 mises à jour gratuites, de nouvelles expéditions et une décennie de soutien, No Man’s Sky semble encore avoir plusieurs voyages devant lui.
Moins de 1 % des planètes de No Man’s Sky auraient été explorées après dix ans.Un jeu que les amateurs de science-fiction doivent découvrir
Je ne peux que saluer la patience et la détermination de Hello Games. Peu de studios auraient continué aussi longtemps après un lancement aussi difficile. Encore moins auraient réussi à transformer leur jeu en une aventure aussi vaste, généreuse et durable.
No Man’s Sky n’est pas seulement un jeu de survie ou d’exploration. Il peut devenir un jeu de construction, de commerce, de combat spatiale, de photographie, de découverte, de collection, de musique ou simplement de contemplation. Chacun peut y trouver son propre rythme.
Si vous aimez la science-fiction et que vous n’avez jamais essayé No Man’s Sky, son dixième anniversaire représente une excellente occasion de vous lancer. Ne cherchez pas nécessairement à tout comprendre ou à tout accomplir. Choisissez une étoile, décollez et voyez où le voyage vous mènera.
Sources et plus : message officiel du dixième anniversaire · journal des mises à jour · expédition 22, The Swarm