Test – Empyreal : l’Action-RPG qui ne fait aucun cadeau

Empyreal
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Certains jeux vous accueillent avec un tutoriel aux petits oignons et une interface léchée. Empyreal fait exactement l’inverse : il vous balance dans le grand bain sans brassards, et tant pis si vous coulez. Cette production de Secret Mode assume totalement son côté « old school » jusqu’à l’obscurité, pour le meilleur comme pour le pire.

Premiers pas chaotiques dans l’univers d’Empyreal

L’aventure commence mal. Très mal, même. Après une cinématique d’introduction qui ressemble davantage à un diaporama qu’à une vraie séquence vidéo, le jeu nous lâche dans un hub avec pour seule consigne « parler à la personne responsable ». Pas de marqueurs, pas de carte, pas d’indices visuels. Juste vous, votre perplexité, et l’obligation de faire du porte-à-porte virtuel jusqu’à ce que quelque chose se passe.

Ensuite, on vous demande d’entrer dans « la Ziggurat ». Parfait, mais où diable se trouve-t-elle ? Cette philosophie du « débrouille-toi » imprègne toute l’expérience Empyreal. Le jeu semble prendre un malin plaisir à rester volontairement cryptique, testant constamment votre patience et votre capacité d’adaptation.

Un mystère cosmique qui intrigue malgré tout

Une fois passée cette frustration initiale, l’intrigue commence à prendre forme. Vous incarnez un explorateur envoyé aux confins de l’univers pour enquêter sur le mystérieux Monolithe, une structure énigmatique divisée en plusieurs quadrants. Votre mission : percer ses secrets et découvrir ce qui se cache en son centre.

Cette quête se matérialise par des excursions courtes mais intenses dans les profondeurs du Monolithe. Chaque exploration vous fait progresser un peu plus loin, révélant de nouveaux mystères tout en vous confrontant à des menaces grandissantes. Un concept classique mais efficace, surtout quand il est soutenu par la promesse constante de meilleur équipement.

Combat tactique et choix d’armement

Empyreal propose trois approches distinctes du combat, chacune avec ses spécificités tactiques. Le canon géant convient aux joueurs qui préfèrent garder leurs distances, avec différents types de munitions adaptés aux situations rencontrées. Les amateurs de mêlée peuvent opter pour la glaive, arme rapide qui demande agilité et anticipation puisqu’elle ne permet aucun blocage. Enfin, le combo masse et bouclier offre un style plus défensif pour ceux qui privilégient la sécurité.

Cette variété s’enrichit d’un système de compétences à débloquer et équiper. Ces attaques spéciales se chargent progressivement et couvrent un large éventail d’effets : faire jaillir des piques du sol, s’octroyer des bonus temporaires, restaurer son bouclier (qui fait office de points de vie)… Certaines capacités restent même exclusives à une classe d’arme, encourageant l’expérimentation.

La chasse au trésor comme moteur principal

Comme tout bon Action-RPG qui se respecte, Empyreal mise énormément sur l’acquisition d’équipement. Armes, armures pour bras, jambes, torse, tête… Chaque pièce apporte ses bonus spécifiques, généralement orientés vers l’amélioration de la résistance aux dégâts ou l’augmentation de la puissance offensive.

Cette mécanique de progression par l’équipement constitue le véritable moteur du jeu. Les cartogrammes découverts lors des explorations ouvrent l’accès à de nouvelles zones du Monolithe, créant un cycle addictif : explorer, récupérer du matériel, devenir plus fort, accéder à des zones plus dangereuses mais plus lucratives.

Un style visuel qui divise

Graphiquement, Empyreal adopte une direction artistique particulière qui ne séduira pas tout le monde. Sans être laid, le jeu manque d’une patte visuelle marquante qui le distinguerait de la concurrence. Cette sobriété esthétique, combinée aux problèmes techniques comme cette cinématique d’ouverture ratée, peut rebuter dès les premières minutes.

Le manque de polish général se ressent dans de nombreux détails : interfaces peu intuitives, explications lacunaires, navigation parfois laborieuse dans les menus… Autant d’éléments qui trahissent un budget serré ou des priorités de développement discutables.

Un jeu qui assume ses défauts

Empyreal ne cherche clairement pas à plaire à tout le monde. Sa philosophie du « débrouille-toi » et son refus d’accompagner le joueur en feront fuir plus d’un. Mais pour ceux qui acceptent de surmonter cette courbe d’apprentissage abrupte, le jeu révèle progressivement ses qualités.

Le système de combat, une fois maîtrisé, offre une profondeur tactique satisfaisante. La progression par l’équipement fonctionne parfaitement pour maintenir la motivation. Et l’univers mystérieux du Monolithe intrigue suffisamment pour pousser à l’exploration.

Un pari risqué qui peut payer

Au final, Empyreal s’adresse à un public de niche : les amateurs d’Action-RPG old school qui n’ont pas peur de tâtonner et d’expérimenter. Si vous cherchez une expérience guidée et accessible, passez votre chemin. Mais si l’idée de percer les mystères d’un jeu volontairement obscur vous séduit, Empyreal mérite qu’on lui laisse sa chance.

Un titre imparfait qui compense ses défauts par une personnalité marquée et des mécaniques de progression addictives. À réserver aux joueurs patients et curieux.

14/20

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