Final Fantasy X | X-2 HD Remaster sur Switch 2 : un portage solide

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Final Fantasy X fête ses 25 ans, et Square Enix profite de l’occasion pour remettre sa compilation HD en circulation, cette fois sur Nintendo Switch 2. Disponible dès le 23 juillet, cette nouvelle édition réunit toujours Final Fantasy X, sa suite Final Fantasy X-2 et les contenus additionnels déjà présents dans les précédentes versions.

Chez Branchez-vous, nous avons repris la route de Spira sur Nintendo Switch 2 pour voir ce que ce nouveau portage avait réellement dans le ventre. Car le problème n’est pas de savoir si Final Fantasy X reste un grand RPG. Sa réputation est déjà faite. La vraie question est plutôt de déterminer si cette édition apporte suffisamment de changements pour se démarquer de celle déjà disponible sur la première Switch.

Après plusieurs heures de jeu, le constat est assez simple. L’image est un peu plus nette et plusieurs options de confort héritées de la version PC font enfin leur apparition, mais les différences techniques restent modestes. Cette version s’adresse donc surtout aux joueurs qui n’ont jamais acheté la compilation sur Switch, beaucoup moins à ceux qui espéraient une mise à niveau majeure.

Une version Switch 2 plus confortable, mais pas vraiment transformée

La première différence se remarque surtout sur l’image. Sur Nintendo Switch 2, Final Fantasy X et Final Fantasy X-2 apparaissent légèrement plus nets, aussi bien en mode portable que sur téléviseur. Les menus sont plus propres, les contours un peu mieux définis et l’ensemble gagne en lisibilité. Il ne faut toutefois pas s’attendre à une refonte visuelle. Les textures, les modèles de personnages et les cinématiques restent ceux de la remasterisation HD que l’on connaît déjà.

Le gain est donc réel, mais discret. Lorsqu’on compare les deux versions côte à côte, la Switch 2 prend l’avantage. En revanche, si vous jouez déjà à la version Switch originale sur la nouvelle console avec le mode amélioré, l’écart devient beaucoup moins évident. C’est probablement la principale limite de cette réédition. Elle propose une meilleure image, mais pas suffisamment pour donner l’impression de redécouvrir les jeux.

La vraie nouveauté vient plutôt des options supplémentaires. Cette version permet d’accélérer le rythme du jeu, de modifier la fréquence des combats aléatoires, d’activer les affrontements automatiques ou encore de renforcer rapidement les personnages. Il est également possible de débloquer les compétences, les objets ou l’argent grâce à des commandes intégrées. Ces fonctions existaient déjà sur PC, mais elles étaient absentes de la première version Switch.

Elles s’avèrent surtout utiles pour ceux qui connaissent déjà l’aventure. Accélérer les déplacements ou supprimer temporairement les combats aléatoires permet de revenir plus rapidement sur certaines zones sans perdre de temps. Les nouveaux joueurs pourront évidemment les ignorer afin de conserver l’équilibre d’origine, mais leur présence rend cette édition plus souple et mieux adaptée aux différentes façons de jouer.

On regrette en revanche l’absence de sauvegarde automatique. Square Enix avait pourtant intégré cette fonction à la version PC, mais elle ne fait pas le déplacement sur Switch 2. Il faut donc continuer à sauvegarder régulièrement, notamment avant certains longs passages ou combats importants. Ce choix paraît d’autant plus étrange que ce portage cherche justement à moderniser le confort de jeu.
Côté performances, rien ne vient perturber l’expérience. Les deux titres tournent de manière stable et les chargements restent très courts. Final Fantasy X | X-2 HD Remaster n’a évidemment rien d’un test technique pour la console, mais cette version fait ce qu’on attend d’elle. Elle laisse les jeux s’exprimer sans ralentissements ni compromis gênants.

Le problème vient surtout du prix demandé. Il n’existe ni mise à niveau, ni réduction pour les propriétaires de la version Switch, et les sauvegardes ne peuvent pas être transférées. Il faut donc acheter cette édition séparément et recommencer sa partie depuis le début. Pour les nouveaux venus, cela ne change rien. Pour ceux qui possèdent déjà la compilation sur Switch, l’offre est beaucoup plus difficile à défendre.

Final Fantasy X tient toujours aussi bien la route

Ce nouveau portage n’aurait toutefois que peu d’intérêt si Final Fantasy X avait mal vieilli. Heureusement, ce n’est pas le cas. Le jeu accuse évidemment son âge dans certaines animations, dans ses angles de caméra fixes ou dans quelques doublages qui ne collent pas toujours parfaitement aux mouvements des lèvres, mais son cœur reste intact.

Son système de combat demeure même l’un des plus efficaces de la série. Square avait laissé de côté l’Active Time Battle pour revenir à un véritable tour par tour, avec la possibilité de remplacer les personnages en plein affrontement. Chaque membre du groupe possède un rôle précis. Tidus gère les ennemis rapides, Wakka vise les créatures volantes, Lulu exploite les faiblesses élémentaires et Auron brise les défenses les plus solides. Cette lecture immédiate rend les combats simples à comprendre, sans les rendre simplistes.

Le Sphérier conserve lui aussi tout son intérêt. Il permet de faire progresser chaque personnage sur une immense grille de compétences et de statistiques, avec suffisamment de liberté pour personnaliser son équipe sans perdre complètement les joueurs moins habitués au genre. La présence du Sphérier Expert, issue des versions internationales, ajoute encore plus de souplesse pour ceux qui veulent sortir des rôles prédéfinis.
Final Fantasy X fonctionne aussi parce que sa progression linéaire sert parfaitement son récit. L’absence de carte du monde avait beaucoup fait parler lors de sa sortie, mais elle renforce ici l’idée du pèlerinage. On ne saute pas librement d’une région à l’autre. On avance avec Yuna, étape par étape, dans un monde qui vit constamment sous la menace de Sin. Cette structure donne du poids au voyage et explique pourquoi les lieux traversés restent aussi mémorables.

L’histoire conserve également toute sa force. Le jeu prend son temps pour installer Spira, ses croyances et ses contradictions, sans jamais noyer le joueur sous les explications. Le regard de Tidus permet de découvrir cet univers naturellement, tandis que Yuna porte l’essentiel de la charge émotionnelle. Plus le groupe approche de Zanarkand, plus le ton devient lourd, et le dernier tiers reste encore aujourd’hui particulièrement marquant.

Tout n’est pas parfait pour autant. Les mini-jeux nécessaires à l’obtention de certaines armes ultimes sont toujours aussi pénibles. La course de chocobos, les éclairs à éviter ou encore plusieurs défis annexes demandent une patience que tout le monde n’aura pas envie d’accorder au jeu en 2026. Les nouvelles options de vitesse et de gestion des rencontres rendent l’aventure plus agréable, mais elles ne corrigent pas ces vieux irritants.

Cela n’empêche pas Final Fantasy X de rester le morceau fort de la compilation. Sa direction artistique, sa musique, son système de combat et son récit forment encore un ensemble remarquablement solide. La Switch 2 ne change rien à cette formule, mais elle permet de la retrouver dans de meilleures conditions, particulièrement en mode portable.

Final Fantasy X-2 reste le plus surprenant des deux

Final Fantasy X-2 avait dérouté une bonne partie du public à sa sortie. Après le ton grave du premier épisode, Square ouvrait sa suite sur un concert pop, confiait le premier rôle à Yuna, Rikku et Paine, puis abandonnait le tour par tour pour revenir à un système de combat beaucoup plus rapide. Le changement était brutal, mais il paraît aujourd’hui bien plus cohérent qu’il ne l’était en 2003.

Spira n’est plus condamnée à attendre le retour de Sin. Le monde doit maintenant apprendre à vivre sans cette menace, et tout le monde ne sait pas quoi faire de cette nouvelle liberté. De nouveaux mouvements politiques apparaissent, les anciennes croyances perdent leur influence et certains personnages restent prisonniers du passé. Sous ses couleurs plus vives et son humour parfois maladroit, X-2 parle surtout d’un peuple qui tente de se reconstruire après un traumatisme collectif.

Le scénario demande toutefois un peu de patience. Les premières heures multiplient les missions légères, les personnages excentriques et les situations parfois gênantes. Brother, notamment, n’a pas mieux vieilli que dans nos souvenirs. Une fois ce décalage accepté, le jeu révèle pourtant une histoire plus intéressante qu’elle n’en a l’air, avec une Yuna qui cherche enfin à décider de sa propre vie plutôt qu’à suivre la voie tracée par les autres.
Le système de combat reste son meilleur argument. Les Dressphères reprennent l’idée des métiers classiques de Final Fantasy et permettent de modifier le rôle des trois héroïnes en plein affrontement. Une soigneuse peut devenir guerrière, mage noire ou voleuse en quelques secondes, ce qui donne aux combats un rythme particulièrement nerveux. L’Active Time Battle retrouve ici toute son efficacité, surtout lorsque les attaques s’enchaînent et que les changements de classe sont bien préparés.

Cette version inclut également le Créateur de créatures, des Dressphères supplémentaires et plusieurs contenus qui n’étaient pas présents dans la première édition occidentale sur PlayStation 2. Last Mission complète l’ensemble avec une aventure séparée, davantage tournée vers le jeu de rôle tactique et l’exploration de donjons.
La structure de X-2 demeure plus difficile à apprivoiser. Chaque chapitre permet de revisiter librement les régions de Spira, mais une grande partie du contenu peut être manquée. Atteindre le meilleur dénouement exige encore de suivre des étapes très précises, parfois sans indication claire. Jouer sans guide revient presque à accepter de ne pas tout voir lors d’une première partie.

Les options ajoutées sur Switch 2 sont particulièrement utiles ici. L’accélération réduit la durée des nombreux allers-retours, tandis que le contrôle des rencontres facilite l’exploration des zones déjà parcourues. X-2 reste imparfait et parfois épuisant dans sa manière de cacher son contenu, mais il possède assez de personnalité et d’idées pour ne plus être considéré comme une simple suite opportuniste.

Verdict

Final Fantasy X | X-2 HD Remaster reste une compilation incontournable pour ceux qui n’ont jamais découvert Spira. Les deux jeux ont conservé leurs qualités, avec un Final Fantasy X toujours aussi solide et une suite qui mérite largement d’être réévaluée. Les options ajoutées sur Nintendo Switch 2 rendent aussi les longues sessions plus souples, notamment grâce à l’accélération et au contrôle des combats aléatoires.

Cette nouvelle édition reste toutefois difficile à recommander aux joueurs qui possèdent déjà la version Switch. L’image est légèrement plus nette, mais le résultat demeure très proche du portage précédent. L’absence de mise à niveau, de transfert de sauvegarde et même de sauvegarde automatique rend le prix demandé difficile à défendre pour quelques options déjà disponibles depuis longtemps sur PC.

Pour une première découverte, cette version Switch 2 est un excellent choix. Elle réunit deux RPG généreux, leurs contenus additionnels et les versions internationales dans un format particulièrement adapté au jeu portable. Pour un nouvel achat après avoir déjà parcouru la compilation sur Switch, mieux vaut attendre une réduction.
Ce qu’on a aimé

Final Fantasy X reste l’un des meilleurs épisodes de la série, le système de combat de X-2 n’a rien perdu de son efficacité et les nouvelles options permettent d’adapter plus facilement le rythme des deux aventures. L’image est également un peu plus propre sur Switch 2.

Ce qu’on a aimé

Final Fantasy X reste l’un des meilleurs épisodes de la série, le système de combat de X-2 n’a rien perdu de son efficacité et les nouvelles options permettent d’adapter plus facilement le rythme des deux aventures. L’image est également un peu plus propre sur Switch 2.

Ce qu’on a moins aimé

Les améliorations techniques sont très modestes, aucune mise à niveau n’est proposée aux propriétaires de la version Switch et les anciennes sauvegardes ne peuvent pas être récupérées. L’absence de sauvegarde automatique est également difficile à comprendre.

Note: 17/20

Ce test a été réalisé à partir d’une copie fournie par l’éditeur. Cette réception n’a eu aucune incidence sur le contenu de cette critique.

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