Légendes Pokémon: Z-A – Méga Dimension : Enfin un vrai défi dans Pokémon

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Les extensions Pokémon ont toujours suivi un schéma assez prévisible. Une nouvelle histoire, quelques Pokémon supplémentaires, peut-être une nouvelle zone à explorer. Mais Méga Dimension, la première extension de Légendes Pokémon: Z-A, ose briser l’un des dogmes de la franchise : la limite du niveau 100.

Chez Branchez-vous, on a passé plus de vingt heures à explorer cette extension sur Switch 2, et on remercie Nintendo de nous avoir fourni un code pour ce test. Cette expansion tente de résoudre l’un des problèmes récurrents de Pokémon : le manque de difficulté généralisée. Et elle le fait d’une manière surprenante.

Alors, cette extension vaut-elle son prix ? Est-ce enfin le DLC Pokémon qu’on attendait ? Découvrons-le ensemble.

Une histoire centrée sur les portails dimensionnels

L’aventure nous ramène à Illumis, la capitale de Kalos. Des portails mystérieux sont apparus partout dans la ville, menant vers une autre dimension : une version étrange, grise et sombre des zones qu’on a déjà explorées dans le jeu principal.

Le problème, c’est que cette Illumis Dimensionnelle grandit et menace d’engloutir toute la ville. C’est là qu’on intervient, avec notre Équipe ZA, les Dresseurs rencontrés durant l’aventure principale et quelques personnages qui reviennent d’anciens jeux.

L’histoire se suit avec intérêt, même si elle n’est pas passionnante et tire un peu trop en longueur son mystère central. Mais elle ne serait pas complète sans le duo formé par la petite Anya et le Pokémon légendaire Hoopa.

Le système des beignets qui change tout

C’est sur ces deux personnages que repose toute la structure de Mégadimension. Anya peut cuisiner des beignets avec les baies qu’on lui donne. Hoopa, après les avoir mangés, nous permet de traverser les portails vers l’autre dimension en appliquant les effets du beignet dans ces zones.

Au début, les capacités des beignets ne semblent pas très importantes. Mais dans les derniers moments de l’aventure, et surtout en fin de partie, ça devient crucial.

La progression fonctionne ainsi : on cuisine des beignets, on entre dans plusieurs zones d’Illumis Dimensionnelle pour accomplir des missions jusqu’à atteindre les points de recherche nécessaires. Une fois obtenus, on doit calmer un nouveau Pokémon qui subit une Mégaévolution incontrôlée. Après avoir vaincu ce défi, on recommence le cycle.

Mais maintenant, on peut cuisiner des beignets de niveau supérieur qui donnent accès à des zones d’Illumis Dimensionnelle plus difficiles, où on accumule plus rapidement les points requis.

Des Pokémon au-delà du niveau 100

Dans ces zones extraites directement d’Illumis, des espaces délimités gris, verticaux et remplis d’échafaudages à escalader, on rencontre pour la première fois de la série des Pokémon de niveau supérieur à 100. Certains sont d’espèces absentes du jeu de base, d’autres sont des Pokémon qu’on a déjà capturés.

Ça résout en partie l’erreur des précédents DLC Pokémon : si vous arriviez avec des créatures au niveau maximum, vous « balayez » tout facilement. Ici, les beignets entrent en jeu. Selon la quantité et le type de baies utilisées, le niveau de tous vos Pokémon augmente, différents effets s’appliquent, et vous pouvez rester plus ou moins longtemps dans Illumis Dimensionnelle avant que le portail ne se ferme.

Vos incursions dans ces zones sont donc contre la montre. Le DLC est clairement pensé pour ceux qui ont leurs Pokémon au niveau 100, même s’il offre beaucoup d’objets pour les monter de niveau.

On regrette l’absence d’une liste des effets des beignets dans les menus. Il faut mémoriser ou noter quels beignets augmentent quelles statistiques ou font apparaître des Pokémon chromatiques.

Quatre types de défis avec des résultats mitigés

Les missions se déclinent en quatre catégories. Il y a des zones où il faut capturer un certain nombre de Pokémon, des espèces spécifiques ou accomplir des tâches peu stimulantes comme casser des Poké Ball géantes cachées. Le design compliqué des zones, le temps limité et les Pokémon qui nous attaquent en masse donnent de l’intérêt. Mais le manque de diversité des missions rend cette tâche répétitive après les premières heures.

Le deuxième type reproduit les zones de combat, mais avec des Dresseurs ayant des créatures de très haut niveau. Ça pourrait être un grand défi si on ne nous disait pas à l’avance quel type de Pokémon on va affronter. Et si ces espèces, au moins dans les premières incursions, n’étaient pas des formes de base pas encore évoluées. Au final, ça devient une promenade, sauf quand on tombe sur les Dresseurs alpha qui ont des Pokémon alpha de niveau encore plus élevé.

Par contre, on a eu des difficultés avec les missions secondaires d’Illumis Dimensionnelle. Même avec une équipe équilibrée et renforcée, affronter plusieurs Pokémon avec Mégaévolution incontrôlée simultanément ou participer à des combats doubles contre les principaux Dresseurs de la ville s’est révélé corsé. Ces combats peuvent devenir chaotiques, surtout en mode portable où il devient difficile de suivre ce qui se passe. Mais ils offrent le niveau de défi qu’on attend d’un DLC.

Des combats de boss vraiment exigeants

Le plus grand défi reste les combats en arène contre les Mégaévolutions incontrôlées qui marquent les chapitres de l’histoire principale. Ils partent de l’intensité et de la difficulté de ce type d’affrontements dans les derniers moments du jeu de base.

On a dû répéter certains combats plusieurs fois. Ils exigent de bien choisir son équipe et d’être habile pour esquiver les attaques du Pokémon gigantesque. La récompense en vaut la peine : de nouvelles Mégaévolutions. Certaines sont plus originales que d’autres, plusieurs sont épiques et quelques-unes sont vraiment amusantes.

Toutes les nouvelles Mégaévolutions ne sont pas brillantes, mais il y a des designs vraiment géniaux et d’autres franchement drôles.

Des missions secondaires qui sauvent la répétitivité

Comme dans Légendes Pokémon: Z-A, l’humour est constant dans Mégadimension, surtout dans les missions secondaires. La structure décrite peut devenir répétitive assez vite. Elle peut peser sur ceux qui se concentrent uniquement sur les missions principales, qui peuvent prendre plus de 10 heures.

Mais après chaque étape narrative, plusieurs secondaires se débloquent dans la ville. Ce sont des missions courtes qui expliquent des mécaniques peut-être méconnues des débutants, qui présentent des Pokémon d’autres jeux, qui approfondissent le comportement des monstres de poche dans la ville. Et elles sont souvent drôles, profitant comiquement des limitations expressives des personnages.

Dommage que ces missions soient généralement faciles avec une équipe bien formée, puisque dans Illumis le niveau maximum reste 100.

Beaucoup de quêtes secondaires traitent du comportement des Pokémon et de leur intégration à Illumis.

Un contenu généreux qui justifie le prix

Mégadimension ne manque pas de contenu. Pour son prix, c’est ce qu’on attend. Terminer l’histoire et les secondaires prend facilement plus de 20 heures. Il faut ajouter quelques heures supplémentaires pour entrer dans les portails, capturer les nouveaux Pokémon et obtenir les Mégapierres additionnelles.

L’extension facilite aussi l’élevage et certaines tâches pénibles du jeu de base. Dans Illumis Dimensionnelle, vous obtenez plein d’objets utiles pour ça.

Graphismes : un problème qui persiste

Si le jeu de base d’Illumis n’était déjà pas très impressionnant visuellement, assombrir les zones et leur retirer les couleurs ne leur rend pas service. Illumis Dimensionnelle est grise, fade, et manque de personnalité visuelle.

C’est l’un des points faibles de l’extension. On passe beaucoup de temps dans ces environnements ternes. Même si le design vertical avec les échafaudages apporte un peu de variété, l’ensemble reste peu attrayant.

Par contre, les nouvelles Mégaévolutions sont visuellement réussies pour la plupart. Les animations de combat restent correctes sans être exceptionnelles. On est loin du niveau de polish des jeux Pokémon sur consoles fixes d’autres franchises, mais c’est dans la norme de ce que Game Freak produit.

Le verdict : presque le DLC Pokémon parfait

Légendes Pokémon: Z-A – Mégadimension est passé à deux doigts de nous faire dire : « Voilà comment on fait un DLC Pokémon ». Même en se déroulant dans des lieux encore moins intéressants esthétiquement que le jeu de base, même avec la répétitivité structurelle de sa mission principale, la prémisse fonctionne.

Explorer, capturer et combattre contre la montre nous a amusés. L’histoire est remplie de clins d’œil pour les fans. L’extension augmente considérablement la durée de vie. Et elle offre plusieurs moments et affrontements mémorables.

Sa carte maîtresse est simple : permettre aux Pokémon de dépasser le niveau 100. Après quelques heures où l’idée est sous-exploitée, elle remplit son objectif : offrir un vrai défi au-delà du multijoueur en ligne.

C’est exactement ce qui manquait à Pokémon. Les jeux principaux sont devenus trop faciles pour les joueurs expérimentés. Mégadimension apporte enfin ce challenge qu’on réclamait depuis des années, même si ce n’est pas parfait.

La répétitivité des missions de capture reste un problème. Les zones grises manquent cruellement de personnalité. Et on aurait aimé plus de variété dans les défis proposés. Mais ces défauts n’empêchent pas l’ensemble d’être une extension solide qui améliore l’expérience du jeu de base.

17/20
Points positifs
  • Le dépassement du niveau 100 redonne enfin un véritable défi aux joueurs expérimentés.
  • Le système des beignets apporte une dimension stratégique originale à l’exploration et aux combats.
  • Les combats de boss contre les Mégaévolutions incontrôlées sont intenses, exigeants et mémorables.
  • La durée de vie est très généreuse avec plus de vingt heures de contenu varié.
  • Les nouvelles Mégaévolutions proposent des designs inventifs, parfois épiques, parfois volontairement amusants.
  • Les missions secondaires à Illumis enrichissent l’univers avec humour et renforcent l’attachement à la ville.
Points négatifs
  • La structure des missions principales devient répétitive sur la durée, surtout dans les phases de capture.
  • L’Illumis Dimensionnelle souffre d’une direction artistique terne et peu inspirée.
  • L’absence d’un menu récapitulatif des effets des beignets nuit à la lisibilité du système.

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