Yahoo ferme ses portes en Chine

À contre-courant

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À l’heure où de nombreuses entreprises américaines tentent de percer le marché émergent chinois, Yahoo change de stratégie et se retire complètement de la Chine continentale.

L’entreprise annonce aujourd’hui la fermeture de son centre de recherche et développement, sa dernière adresse située sur le territoire chinois.

«Nous allons concentrer certaines activités dans un nombre plus restreint de bureaux, y compris au sein de notre siège social de Sunnyvale en Californie.»

«Nous avons informé nos employés basés à Pékin que nous allions fermer nos bureaux là-bas», a déclaré Yahoo à l’Agence France-Presse. Selon une source familière avec le dossier, cette décision entraînera la disparition de 200 à 300 postes, une information que l’entreprise n’a pas souhaité confirmer.

«Nous évoluons en permanence pour mieux répartir nos ressources, et encourager une meilleure collaboration et l’innovation à travers l’entreprise», a expliqué un porte-parole de Yahoo.

Visiblement, l’entreprise fait l’objet d’une importante restructuration, et n’écarte pas la possibilité d’éliminer d’autres postes à l’échelle internationale. «Nous allons concentrer certaines activités dans un nombre plus restreint de bureaux, y compris au sein de notre siège social de Sunnyvale en Californie.»

Rappelons que Yahoo a également fermé ses bureaux québécois en février dernier.

Une importante controverse jette une ombre au tableau

Yahoo se désengage ainsi de la Chine continentale, où l’entreprise avait déjà réduit sa présence ces dernières années, notamment par la fermeture de son portail en septembre 2013. L’entreprise s’est récemment départie de sa participation de 40% dans Alibaba, aujourd’hui un incontournable du commerce électronique en Asie, sous la pression des investisseurs.

Soulignons que Yahoo a fait l’objet de nombreuses controverses liées à sa collaboration avec les autorités chinoises. L’entreprise aurait entre autres fourni des données confidentielles d’un dissident du régime en place, le journaliste Shi Tao, qui s’est par la suite retrouvé condamné à 10 ans d’emprisonnement pour «avoir fourni des secrets d’État à des entités étrangères».

À l’époque, les organismes Human Right Watch et Reporters sans frontières ont déclaré au sujet du comportement de Yahoo et de ses semblables qu’il était «ironique que des entreprises dont l’existence dépend de la liberté d’information et d’expression tiennent le rôle de censeurs».

  • Gaston

    En lisant le titre de la nouvelle, je me suis dit: « hein ça existe encore Yahoo! ».

  • chanchan

    Yahoo, c’ est du grand n’ importe quoi. Mon compte à été piraté par des hackers. mon compte est bloqué et pas moyen de contacter yahoo!
    pas de tel,pas de mail, j’ai tout essayé….impossibilité totale…yahoo à donc bien supprimé quantité de monde.
    Allô yahoo il ya quelqu’un!! Scandaleux pour ce Chinois emprisonné grâce à ce site !