Québec a versé plus de 100 millions à Microsoft depuis 2009

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Selon les données transmises par le système électronique d’appel d’offres, Microsoft et ses filiales récoltent plus d’argent année après année du gouvernement québécois.

Dans l’optique de devenir un gouvernement transparent, l’état québécois diffuse depuis ce printemps les données de son système électronique d’appel d’offres (SEAO).

Par le biais de l’Analyseur de contrats publics québécois, le moteur de recherche des données du SEAO développé par Branchez-vous, nous sommes en mesure de connaître les mandats octroyés par les divers organismes publics à Microsoft et ses filiales.

Depuis 2009, on observe que le gouvernement verse de plus en plus d’argent au géant du logiciel, année après année.

Lorsqu’on additionne ces montants avec la somme de 2 939 492,76$ versée depuis le début de 2013, on obtient un total de 101 105 060,19$.

Le plus important contrat du lot, octroyé le 24 octobre 2012, semble correspondre à un renouvellement de licence. Puisque le seul fournisseur possible était Microsoft, celui-ci a été octroyé de gré à gré pour la somme de 39 millions de dollars. Malheureusement, il est impossible de connaître le détail du mandat afin de déterminer si un logiciel libre (par conséquent gratuit) aurait pu être envisagé comme alternative.

À noter que l’ensemble des données du SEAO ne remonte qu’à janvier 2009, et que la publication des contrats municipaux n’est obligatoire que depuis avril 2011.

  • Marc-André Beauchamp

    Aouch, un seul mot.

  • Steve Rodrigue

    J’ai vraiment hâte que le gouvernement donne l’exemple et donne une place au logiciel libre!

  • marco

    Plus de 100,000.000.00 en licences ! C’est scandaleux, rien de moins !

  • Framcois

    Le logiciel dit libre est gratuit pour but a domicile a ce que je sache. De plus, ce serai beaucoup plus dispendieux en ressource TI. Pas convaincu que ce serait meilleur marché…

    • Mario

      Pas nécessairement, il ne faut pas confondre les types de licences. Les logiciels libres, appelés « open source », sont gratuits même en entreprise. Plus dispendieux en ressources TI, pas sûr. C’est pas plus compliqué et c’est pas plus long à déployer OpenOffice ou LibreOffice que MS Office. Pour les utilisateurs, il y aura certainement une courbe d’apprentissage, pas aussi catastrophique que certain peuvent laisser croire. Après tout, bien des gouvernements et ministères européens on fait le choix du libre. Du moment que le libre est implanté dans le secteur public, il serait alors plus facile de le faire à la maison. Je connaît plusieurs foyers qui il ont des versions piratées, faute de moyen d’acheter une version légitime…

  • ICEMAN64B

    Je travaille au Gouv. Fédéral et nous utilisons MS Office comme suite bureautique; j’utilise MS Office à la maison et également LibreOffice (a des fins de comparaisons …) et je peux vous dire que les 2 ne s’équivalent pas ! Oui, visuellement parlant et pour les fonctions de bases, ça va. Mais l’intégration et l’interconnexion entre les différents logiciels de MS Office est unique et pleinement exploitée en entreprise. Publipostage, extraction de donnée de BD, etc. ce sont des ces cas-là que les logiciels libre ou OpenSource ne font pas le poids. LibreOffice est très bien mais est en silo lorsque vient le temps de le faire parler avec un logiciel de courriel (Thunderbird, Outlook ou autre) parce qu’il ne provient pas de la même compagnie ou groupe et par conséquent l’interconnexion ou échange ou intégration est quasi inexistante.

    Donc je comprends parfaitement l’État Québécois de persister et de poursuivre avec Microsoft même si je suis outré de voir les sommes astronomiques donné à la Raymonde. L’efficacité et l’intégration bureautique a un prix.

    Il ne faut pas voir ici QUE MS Office. On parle ici de contrat à Microsoft en général, ce qui inclut les serveurs, les base de données (SQL), le courriel, l’ingénirie et le design de l’AD, les logiciels de sécurité, logiciel de proxy, etc. Oui il y a les licences des postes, et de la suite bureautique mais il y a toute l’infra en arrière également.

  • David

    Regardons le budget TI du gouvernement et les dépenses d’autre manufacturiers de logiciels comme Oracle ou IBM par exemple. Il est clair que 100 millions paraissent beaucoup mais il faut regarder au pourcentage du budget TI alloué dans son ensemble et on serait surpris de voir que le montant est loin d’être important…