Terminator Genisys, une réalité parallèle qui ne renie pas les films précédents

Voyage dans le temps

Terminator Genisys, mettant à nouveau en vedette Arnold Schwarzenegger, se présente comme une refonte de la série sans pour autant tourner complètement la page.

Par les temps qui courent, Hollywood semble carburer à la nostalgie. Après Jurassic World (représentant les années 90) et Star Wars : The Force Awakens (représentant les années 70), voilà que l’industrie revient à la charge avec le retour d’une autre série de science-fiction, cette fois tirée des années 80 : Terminator Genisys.

D’abord, le jeu de mots. Évidemment, Genisys est intentionnellement mal épelé afin d’évoquer à la fois les mots «géniteur» et «système» (il est tout de même question de machines dans ce film). Puisque ce clin d’œil risque d’être difficile à traduire, tout porte à croire que la version française du film préservera ce titre.

Tout comme le premier film, nous sommes en 2029, les robots dominent la Terre, John Connor est à la tête de la résistance, et on envoie Kyle Reese en 1984.

Ensuite, s’agit-il d’un reboot à proprement parler? Oui et non. Tout comme le premier film, l’histoire débute de la même façon. Nous sommes en 2029, les robots dominent la Terre, John Connor est à la tête de la résistance, et on envoie Kyle Reese en 1984. Sa mission est de protéger Sarah Connor1, mère de John, contre un Terminator, également envoyé dans le passé, programmé pour l’assassiner.

Mais la magie de la réalité parallèle opère : les événements des précédents films ont déjà eu lieu, et le tout a escaladé pour faire place à une nouvelle histoire.

Maintenant, pourquoi Arnold Schwarzenegger incarne un vieux Terminator? Alors qu’un modèle 3D du jeune acteur a été utilisé brièvement comme cameo dans Terminator Salvation en 2009, l’acteur et sa version rajeunie sont de retour cette fois-ci. On peut supposer que dans ce scénario, l’apparence du T-800 a été conçue pour vieillir afin qu’il puisse mieux passer inaperçu aux yeux de l’homme lors de missions prolongées.

Cette théorie est certes un peu tirée par les cheveux.

Enfin, un nouveau film était-il nécessaire? Les plus récentes déclinaisons de la franchise, la télésérie The Sarah Connor Chronicles et les films Terminator : Rise of the Machines et Terminator Salvation, n’ont pourtant pas obtenu le succès escompté. La série est-elle damnée ou vouée à l’échec?

Certains pensent que oui. Pour ma part, je suis à la fois enthousiaste et sceptique.

Et vous? Trouvez-vous étrange que deux actrices tirées de la télésérie Game of Thrones – Lena Headey et Emilia Clarke – aient incarné le personnage de Sarah Connor? Croyez-vous qu’il est possible d’empêcher le Jugement Dernier? Allez-vous voir le film au cinéma? Avez-vous l’impression que je pose trop de questions?

  1. La mission de Reese était-elle à la fois de protéger Sarah Connor et de devenir le père de John? Mystère…