Montréal souhaite implanter un réseau d’autopartage de voitures électriques en 2016

Voitures électriques

Québec

Le maire Denis Coderre a annoncé cette semaine qu’il souhaite doter sa municipalité d’environ 250 voitures électriques en libre-service dès le printemps prochain.

Du même souffle, la ville de Montréal a annoncé qu’un appel d’offre invitant les entreprises internationales à soumettre leur candidature sera lancé en juin. Le mandat consiste à développer un modèle spécifiquement montréalais. Un autre appel de propositions concernant le déploiement de cette flotte de véhicules et des bornes de recharge sera lancé en octobre.

«Mon rôle, ma responsabilité au niveau du domaine public, c’est de créer l’environnement propice pour qu’on puisse assumer pleinement cette électrification.»

«Vous voulez investir à Montréal? Bravo! Il y a des gens qui y ont mis leur cœur et qui sont en mission, comme Communauto. Bravo! Mais je vous dis que l’avenir de Montréal passe par l’électrification», a déclaré Coderre lors d’une conférence de presse mardi après-midi.

«Mon rôle, ma responsabilité au niveau du domaine public, c’est de créer l’environnement propice pour qu’on puisse assumer pleinement cette électrification», a-t-il poursuivi.

La ville a également annoncé que l’ensemble de ces véhicules, qui pourra être exploité par les citoyens, sera également muni d’une vignette universelle afin de faciliter le stationnement dans la métropole.

L’initiative de la ville est présentée comme une mesure visant à atteindre l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 30% par rapport au niveau de 1990 d’ici 2020. On ignore toutefois si une seule ou plusieurs entreprises seront retenues pour la mise en œuvre du projet.

Soulignons que l’une des deux entreprises qui offrent des voitures en libre-service à Montréal, Communauto, opère déjà des véhicules électriques dans la municipalité. Son rival, Car2Go, s’est montré réticent à embarquer dans l’aventure malgré le fait qu’il offre déjà des véhicules électriques dans d’autres marchés. La principale raison évoquée par l’entreprise est l’absence d’un nombre suffisant de bornes de recharge pour alimenter ce type de véhicules.

«C’est le premier jalon d’une stratégie beaucoup plus vaste qui vise l’électrification des transports à la ville de Montréal», a déclaré Elsie Lefebvre, conseillère associée responsable de la stratégie d’électrification des transports à la ville de Montréal, à l’émission Le 15-18.

«Comme le maire Coderre l’a mentionné, l’objectif est réellement de faire de Montréal une ville verte, une ville leader à l’égard de l’électrification à l’échelle mondiale. En fait, on veut se servir des voitures libre-service comme d’un levier pour démocratiser l’accès aux bornes de recharges électriques pour les citoyens. À l’heure actuelle, des voitures en libre-service circulent à Montréal – on connaît Communauto et Car2Go – et on les incite donc à transformer leurs flottes de voitures pour des voitures électriques.»

Lors de cette même entrevue, la conseillère municipale de Villeray a confirmé que les vignettes universelles pourront également être employées par le secteur privé afin de permettre à leurs utilisateurs de garer les voitures en libre-service sur la voie publique. Un système de redevance sera alors imposé à ces entreprises, représentant une source de revenus destinée à payer pour l’installation et la gestion de bornes électriques.

Du côté de l’opposition, Projet Montréal craint que Communauto et Car2Go ne soient écartées par le processus en cours au profit de l’entreprise française Bolloré. Depuis 2011, celle-ci exploite à Paris le service d’autopartage Autolib’. Le maire Coderre a d’ailleurs tissé des liens avec Bolloré. Les premières discussions entre les deux parties remonteraient à mai 2014.

«Dans ce cas-là, on sait que les coûts vont grimper pour les consommateurs», a affirmé Alex Norris, porte-parole du parti en matière de gouvernance et de transparence. «Le coût de l’utilisation des véhicules en libre usage à Paris est le double de ce qu’il est ici.»

  • Gaston

    Dire que notre bon Denis ne voulait pas d’autopartage, car ça enlevait de la job à ses ti-n’amis les chauffeurs de taxi…

  • claurin

    La ville n’a pas eu sa leçon avec Bixi? Elle se rembarque mais cette fois-ci pour des Bixi à moteur …