TEST Orbitals : la Nintendo Switch 2 tient enfin sa grande aventure coopérative

Orbitals
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Il suffit de quelques minutes devant Orbitals pour comprendre pourquoi le jeu de Shapefarm avait autant attiré l’attention avant sa sortie. Dans une industrie qui cherche régulièrement à reproduire les mêmes directions artistiques et les mêmes grandes structures, cette exclusivité Nintendo Switch 2 arrive avec une personnalité difficile à confondre avec une autre. Ses couleurs, ses personnages, ses énormes machines et surtout cette manière d’imiter l’animation japonaise des années 80 et 90 donnent constamment l’impression de contrôler un anime retrouvé au fond d’une vieille vidéothèque.

Orbitals ne repose pourtant pas uniquement sur son apparence. Derrière cette très belle vitrine se cache une aventure entièrement pensée pour deux joueurs, où presque chaque action demande à l’un de comprendre ce que l’autre est en train de faire. Les comparaisons avec It Takes Two sont évidemment inévitables, d’autant que le réalisateur Jakob Lundgren a travaillé auparavant chez Hazelight, mais Shapefarm ne cherche pas simplement à copier la formule de Josef Fares. La structure est familière, certes, mais les énigmes, les gadgets et surtout l’univers donnent rapidement au jeu sa propre identité.

Tout n’atteint malheureusement pas le même niveau. Le scénario met du temps à réellement trouver son rythme, certaines séquences donnent davantage l’impression d’effectuer de la maintenance que de participer à une grande aventure spatiale et les six petites heures nécessaires pour arriver au générique laissent forcément un goût d’inachevé. Pourtant, lorsque Orbitals trouve son rythme et commence réellement à mélanger ses différentes mécaniques, difficile de ne pas se laisser emporter.

Deux explorateurs au milieu d’une tempête qui ne devrait pas exister

L’aventure suit Maki et Omura, deux explorateurs dont l’enthousiasme dépasse largement l’expérience, alors que leur station spatiale se retrouve menacée par une étrange tempête cosmique. Le duo doit quitter son foyer pour chercher les ressources capables de sauver les derniers habitants, ce qui va évidemment les conduire bien plus loin que prévu et leur faire découvrir plusieurs lieux abandonnés au milieu de l’espace.

Le point de départ fonctionne bien et les deux protagonistes deviennent rapidement attachants, notamment parce qu’ils possèdent des personnalités suffisamment différentes pour éviter de ressembler simplement aux deux avatars nécessaires au fonctionnement de la coopération. Leur relation existe réellement et plusieurs petites discussions participent à donner un peu de vie aux longues séquences passées à réparer des machines ou à comprendre comment ouvrir une porte.

L’écriture reste malheureusement beaucoup moins surprenante que la direction artistique. Plusieurs événements se devinent assez longtemps avant que le jeu décide de les révéler et certaines motivations auraient mérité davantage de temps pour véritablement fonctionner. Le dernier acte accélère notamment de manière assez brutale, comme si plusieurs idées prévues pour une aventure plus longue avaient finalement dû être rassemblées dans les dernières heures. Nintendo Life relève également ce manque de temps consacré aux personnages et aux motivations, tandis que Jeuxvideo.com pointe un scénario qui met beaucoup de temps avant de réellement décoller.

Cela n’empêche jamais l’histoire de remplir son rôle, d’autant que l’ambiance fait énormément pour donner de l’importance à des événements qui resteraient probablement assez classiques dans un autre jeu. Orbitals possède ce petit quelque chose qui donne envie de regarder la prochaine cinématique simplement pour voir ce que les animateurs ont encore préparé.

Un anime des années 80 qui n’a jamais existé

Difficile de parler longtemps d’Orbitals sans revenir sur sa direction artistique, tant elle représente une part énorme de son identité. Shapefarm ne s’est pas contenté d’appliquer quelques filtres sur une production 3D pour lui donner artificiellement un aspect rétro. Les proportions des personnages, la conception des vaisseaux, les machines recouvertes de boutons et de câbles, les couleurs et même la manière dont certaines animations sont volontairement saccadées cherchent constamment à retrouver l’apparence de l’animation japonaise traditionnelle. Le résultat est parfois magnifique.

Il y a quelque chose de particulièrement agréable dans ces énormes structures métalliques qui semblent sortir d’un ancien Gundam, ces petits vaisseaux aux formes volontairement rondes et ces panoramas spatiaux remplis de couleurs presque irréelles. Certaines scènes peuvent donner envie de ne plus avancer pendant quelques secondes simplement pour regarder ce qui se trouve derrière les personnages.

Les cinématiques dessinées à la main par Studio Massket renforcent encore cette impression et s’intègrent étonnamment bien aux séquences jouables. Le jeu bénéficie en plus d’un doublage français complet, chose suffisamment rare pour être soulignée, accompagné d’une bande originale qui reprend parfaitement cette énergie des anciens génériques d’anime.

Cette recherche esthétique entraîne toutefois un choix qui pourra diviser. Certaines animations utilisent volontairement une cadence réduite afin de retrouver le rendu de l’animation traditionnelle, et l’effet peut parfois donner une impression de manque de fluidité pendant les passages les plus rapides. Il ne s’agit pas nécessairement de véritables chutes de performances puisque plusieurs tests rapportent au contraire une expérience techniquement stable, mais l’effet visuel peut surprendre, particulièrement pendant certaines phases de plateforme ou de tir.

Deux joueurs, et pas un de plus

Orbitals n’est pas un jeu auquel il est possible de jouer seul en attendant qu’une intelligence artificielle contrôle le deuxième personnage. L’aventure a été entièrement conçue autour de deux joueurs et Shapefarm assume ce choix jusqu’au bout.

Maki et Omura doivent constamment s’entraider, mais l’intérêt vient surtout du fait qu’ils ne disposent pas toujours exactement des mêmes possibilités. Les gadgets changent selon les missions et peuvent être échangés, ce qui permet au jeu de renouveler régulièrement la manière dont chaque joueur participe à une énigme.

Un personnage peut par exemple utiliser un outil pour déplacer certains éléments pendant que l’autre prépare le passage suivant, détourner un rayon afin d’activer un mécanisme ou utiliser de l’eau pour permettre à son partenaire de traverser une zone dangereuse. Ailleurs, l’un doit ajuster des plateformes au bon moment tandis que l’autre effectue une séquence de sauts, avant que la situation ne s’inverse quelques minutes plus tard.

Les outils sont finalement assez simples lorsqu’ils sont pris individuellement, mais Orbitals réussit à les réutiliser de manières suffisamment différentes pour éviter que les énigmes ressemblent constamment à la même chose. Le jeu comprend surtout qu’une bonne coopération ne consiste pas uniquement à demander aux deux joueurs d’appuyer simultanément sur deux boutons placés à chaque extrémité d’une pièce.

Il faut parler, regarder l’écran de l’autre, expliquer ce qui se trouve de son côté et parfois comprendre pendant plusieurs minutes pourquoi une machine refuse obstinément de fonctionner.

C’est dans ces moments que le jeu est le meilleur.

Une difficulté plus sérieuse que son apparence ne le laisse penser

L’esthétique très colorée et la simplicité des commandes pourraient laisser penser qu’Orbitals cherche uniquement à proposer une petite aventure coopérative familiale où personne ne restera bloqué plus de quelques secondes. Ce n’est pas totalement le cas.

La prise en main est effectivement simple, mais plusieurs énigmes demandent une vraie observation et surtout une bonne communication entre les deux joueurs. Certaines solutions ne sont jamais indiquées clairement et nécessitent de comprendre comment plusieurs éléments du décor peuvent fonctionner ensemble avant même de commencer à agir.

La difficulté dépend évidemment énormément du duo. Deux joueurs habitués à ce type de puzzle progresseront beaucoup plus vite, tandis qu’un partenaire moins expérimenté pourra avoir besoin de davantage de temps pour comprendre certains passages. Numerama considère d’ailleurs l’expérience globalement plus accessible que les productions Hazelight, alors que Jeuxvideo.com la trouve parfois plus exigeante qu’elle n’en donne l’impression. Les deux constats peuvent finalement coexister : les commandes restent accessibles, mais plusieurs énigmes demandent réellement de réfléchir.

Le jeu évite heureusement de transformer cette difficulté en frustration permanente. Les mécaniques sont introduites progressivement et les différentes possibilités sont généralement suffisamment claires pour comprendre ce qu’il est possible de faire, même lorsque la solution demande quelques essais.

Une aventure qui refuse de garder la même idée trop longtemps

Comme les meilleurs jeux coopératifs, Orbitals sait qu’une mécanique peut être excellente sans forcément devoir être répétée pendant deux heures. De nombreuses idées apparaissent pendant quelques minutes, sont exploitées suffisamment pour créer plusieurs situations intéressantes, puis laissent leur place à autre chose.

Les énigmes environnementales occupent une part importante de l’aventure, mais elles sont régulièrement interrompues par des séquences de plateforme, de pilotage ou des passages dans lesquels les deux joueurs doivent directement contrôler le même vaisseau.

Ces séquences spatiales fonctionnent particulièrement bien lorsque chacun possède un rôle précis. L’un doit maintenir une trajectoire au milieu des obstacles tandis que son partenaire détruit ce qui bloque le passage, ce qui crée rapidement cette délicieuse situation où deux personnes commencent calmement à expliquer ce qu’elles vont faire avant de finir par se crier dessus lorsque trois astéroïdes apparaissent à l’écran.

Orbitals comprend très bien ce qui rend la coopération amusante : une mécanique n’a pas forcément besoin d’être extrêmement profonde lorsqu’elle crée suffisamment de situations où les deux joueurs dépendent réellement l’un de l’autre.

Quelques passages sont malgré tout moins équilibrés et peuvent laisser temporairement un joueur attendre que son partenaire termine une action. Ils restent heureusement assez rares et ne suffisent jamais à donner l’impression qu’un personnage possède constamment le rôle intéressant pendant que l’autre regarde.

Des boss trop rares et pas toujours aussi inventifs que les énigmes

Orbitals réserve également plusieurs confrontations plus spectaculaires, généralement liées aux séquences de pilotage et à l’utilisation des gadgets découverts auparavant. Elles apportent un changement de rythme appréciable et permettent surtout à la mise en scène de prendre davantage d’ampleur.

Le problème vient surtout de leur nombre relativement faible et d’une profondeur qui n’atteint pas toujours celle des puzzles. Certaines confrontations finissent davantage par demander de tirer suffisamment longtemps au bon endroit que de comprendre un mécanisme particulièrement malin, ce qui paraît presque étrange dans un jeu qui passe le reste de son temps à trouver de nouvelles façons de faire travailler les deux joueurs ensemble.

Il ne s’agit jamais de mauvais passages, simplement de moments où Orbitals devient beaucoup plus conventionnel, alors que ses meilleures énigmes montrent justement à quel point Shapefarm peut être inventif lorsqu’il utilise pleinement son concept.

La Switch 2 n’est pas seulement là pour accueillir une exclusivité

Orbitals a été développé spécifiquement pour Nintendo Switch 2 et utilise intelligemment plusieurs fonctions de la console, notamment GameShare et GameChat. Un seul exemplaire peut suffire pour partager l’expérience avec un partenaire compatible, tandis qu’un Pass ami mondial gratuit permet également à la deuxième personne de rejoindre l’intégralité de l’aventure lorsque son partenaire possède le jeu.

Cette décision est particulièrement bienvenue pour un jeu qui ne peut tout simplement pas être terminé seul. Demander obligatoirement deux achats aurait forcément compliqué l’accès à l’expérience, alors qu’ici il devient assez simple de convaincre quelqu’un de participer à l’aventure.

Le multijoueur local en écran partagé reste néanmoins la meilleure manière de profiter d’Orbitals. La nécessité de regarder régulièrement ce que fait le partenaire, de discuter des solutions et parfois simplement de rire lorsqu’une tentative tourne mal fonctionne naturellement mieux lorsque les deux personnes se trouvent devant le même téléviseur.

Le mode portable existe et fonctionne, mais l’écran partagé réduit forcément beaucoup la lisibilité sur l’écran de la console. Les détails deviennent plus difficiles à distinguer et une partie du travail visuel perd également de son impact, raison pour laquelle le mode docké apparaît clairement comme le meilleur choix dès qu’un téléviseur est disponible.

En ligne, l’expérience reste solide, même si GameShare dépend évidemment de la qualité de la connexion. Des problèmes de compression et une image temporairement pixelisée peuvent apparaître du côté du joueur qui reçoit le flux lorsque le réseau n’est pas suffisamment stable.

Six heures qui passent vite, peut-être même trop vite

Orbitals ne cherche absolument pas à devenir une aventure de vingt heures et la campagne se termine généralement après environ cinq à sept heures, selon le temps passé sur les énigmes.

Cette durée possède un avantage évident : presque aucune mécanique n’a le temps de devenir réellement épuisante. Le jeu introduit une idée, l’exploite et passe rapidement à la suivante, ce qui permet de conserver une certaine fraîcheur jusqu’au générique.

Le problème est qu’il s’arrête précisément au moment où plusieurs éléments deviennent particulièrement intéressants.

Certains gadgets donnent l’impression qu’ils auraient encore pu être combinés de nombreuses manières, les personnages auraient gagné à bénéficier de quelques heures supplémentaires et la dernière partie de l’histoire semble presque trop pressée de conclure ce qu’elle vient tout juste de mettre en place.

La rejouabilité est également assez faible. Une fois les énigmes connues, une deuxième partie perd forcément une partie importante de son intérêt, même si changer de personnage et de gadgets permet d’observer plusieurs situations sous un autre angle.

Quelques mini-jeux peuvent être débloqués et prolonger un peu l’expérience, mais ils ne remplacent évidemment pas une campagne plus longue.

Orbitals aurait probablement gagné à durer deux ou trois heures supplémentaires, pas en répétant artificiellement les mêmes puzzles, mais simplement en donnant davantage de place à son univers et en poussant certaines de ses meilleures idées un peu plus loin.

Le scénario tarde à suivre la qualité du reste

Cette durée relativement courte accentue aussi l’un des défauts les plus visibles du jeu : son récit semble constamment courir derrière son gameplay.

Maki et Omura sont immédiatement sympathiques et plusieurs habitants de leur station donnent envie d’en apprendre davantage, mais Orbitals consacre tellement de temps à faire avancer les joueurs d’une énigme à l’autre qu’il oublie parfois de laisser suffisamment respirer son histoire.

La première moitié peut ainsi sembler étonnamment calme sur le plan narratif, avant que les événements ne s’accélèrent fortement dans le dernier tiers. Cette différence de rythme donne l’impression qu’il manque un chapitre entre les deux.

Le résultat reste touchant, mais beaucoup moins marquant que l’univers visuel dans lequel il prend place. Le jeu possède un monde suffisamment séduisant pour donner envie d’en connaître les règles, l’histoire et les habitants, sans vraiment avoir le temps de répondre à toutes les questions qu’il fait naître.

C’est probablement l’un de ses plus grands regrets, car Shapefarm a réussi à créer un univers qui donne immédiatement envie d’une suite.

Une première production qui montre déjà beaucoup

Orbitals est le premier jeu de Shapefarm et il est parfois difficile de le croire. La cohérence de sa direction artistique, la qualité de nombreuses énigmes et la manière dont plusieurs mécaniques s’enchaînent donnent rarement l’impression d’être face à une première tentative.

Tout n’est évidemment pas encore parfaitement maîtrisé. Le rythme narratif manque d’équilibre, certaines tâches de réparation finissent par se ressembler et quelques séquences d’action paraissent presque trop simples à côté des meilleures énigmes.

Mais le jeu possède quelque chose que beaucoup de productions plus importantes ont du mal à retrouver : une véritable identité.

Il suffit d’une capture d’écran pour reconnaître Orbitals, quelques secondes de musique pour comprendre ce qu’il cherche à évoquer et une poignée de puzzles pour saisir à quel point la coopération se trouve au centre de tout ce qu’il propose.

Ce n’est pas simplement un joli jeu auquel on peut jouer à deux. C’est un jeu construit autour du fait d’être deux.

Et cette différence compte énormément.

Verdict

Orbitals fait partie de ces jeux dont les défauts deviennent d’autant plus frustrants que le reste fonctionne particulièrement bien. Shapefarm réussit une première aventure coopérative inventive, magnifique et constamment agréable à parcourir, avec une direction artistique qui compte déjà parmi les plus marquantes disponibles sur Nintendo Switch 2.

Les énigmes exploitent intelligemment les différents gadgets sans les compliquer inutilement, les changements réguliers de gameplay évitent que l’aventure tombe dans la monotonie et la nécessité de communiquer donne réellement l’impression que les deux joueurs participent à la même expérience plutôt que de suivre deux parcours parallèles.

Tout n’atteint cependant pas cette qualité. L’histoire reste assez prévisible et surtout trop courte pour développer correctement ses personnages, les boss manquent parfois d’idées face à l’inventivité des puzzles et quelques passages du début ralentissent inutilement une aventure qui devient beaucoup plus spectaculaire dans son dernier tiers.

Sa durée d’environ six heures laissera également une partie des joueurs sur leur faim, surtout parce que le jeu possède largement assez de bonnes idées pour donner envie de rester quelques heures supplémentaires avec Maki et Omura.

Cela ne change pourtant pas le constat final. Orbitals est une excellente surprise et probablement l’une des expériences coopératives à privilégier actuellement sur Nintendo Switch 2, particulièrement lorsqu’elle est découverte à deux devant un grand écran. Shapefarm ne dépasse pas encore It Takes Two sur son propre terrain, mais réussit quelque chose de presque aussi important pour un premier jeu : donner envie de voir immédiatement ce que le studio pourrait faire avec une aventure plus ambitieuse.

Note: 17/20

Les plus :

  • Une direction artistique absolument superbe
  • Une véritable sensation de jouer dans un anime rétro
  • Des énigmes coopératives intelligentes et variées
  • Des gadgets simples mais très bien exploités
  • Une excellente complémentarité entre les deux joueurs
  • Un doublage français intégral
  • Une bande originale particulièrement réussie
  • GameShare et le Pass ami rendent la coopération très accessible
  • Des performances globalement solides sur Switch 2

Les moins :

  • Une aventure vraiment courte
  • Un scénario trop prévisible et pas assez développé
  • Quelques problèmes de rythme dans la première moitié
  • Des boss trop rares et assez simples
  • Peu de rejouabilité une fois les énigmes connues
  • Le mode portable manque de lisibilité à cause de l’écran partagé
  • L’animation volontairement saccadée pourra gêner pendant certaines phases d’action

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