Facebook s’apprête à rémunérer les créateurs de contenus avec de la pub au milieu de leurs vidéos

Facebook vs. YouTube

La domination de l’empire YouTube sur le marché du divertissement vidéo tire-t-elle à sa fin? Ça pourrait être le cas avec la riposte que lui prépare Facebook.

Selon des sources de l’industrie citées par Recode, Facebook serait sur le point de tester un nouveau format de publicité vidéo mid-roll, permettant ainsi aux créateurs de contenus de les insérer à même leurs vidéos afin de générer des revenus. Cette publicité ne pourra être imposée qu’après que la vidéo ait été regardée pendant au moins 20 secondes. Aussi, la durée de ladite vidéo devra être d’au moins 90 secondes pour que cette option soit accessible.

On ignore si cette option sera destinée à l’ensemble des utilisateurs.

Les producteurs de contenus qui décideront d’exploiter ce type de publicités pourront s’attendre à recevoir 55% des revenus; une proportion d’ailleurs identique à celle imposée par YouTube.

Il n’est pas clair pour le moment si cette option sera destinée à l’ensemble des utilisateurs de Facebook ou seulement à certains privilégiés, dont les marques.

L’an dernier, Facebook a commencé à permettre à certains producteurs de contenus de créer des vidéos commanditées. Toujours selon les sources qui se sont confiées à Recode, la stratégie liée au nouveau format mid-roll aurait été réfléchie par Facebook après que des dirigeants de BuzzFeed se soient plaints que les vidéos commanditées ne généraient pas suffisamment d’argent à leur goût.

Ce n’est pas la première fois qu’il est question d’un système de partage de revenus ciblant les vidéos sur Facebook. En juillet 2015, l’AFP rapportait que le réseau social préparait une offensive contre YouTube avec l’intention de redistribuer 55% des revenus liés à ses publicités aux producteurs de contenus. Il n’était toutefois question que de publicités diffusées après qu’une première vidéo ait été regardée.

En décembre dernier, le Financial Times rapportait que Facebook avait l’intention de déployer un nouvel outil permettant d’identifier les contenus protégés par droit d’auteur à même les vidéos hébergées par le réseau social. Cette approche, selon laquelle les ayants droit pourraient percevoir des redevances à même les revenus de la vidéo en infraction, a également été comparée à celle exploitée par YouTube depuis des années (le Content ID).

  • Ludovic Gauthier

    Ça commence quand?