Les centrales nucléaires du Japon sur le point d’être remises en fonction

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De nouvelles mesures sécuritaires plus strictes ont été approuvées par les instances gouvernementales nippones afin de permettre la réouverture de ses centrales nucléaires.

En mars 2011, le Japon a connu le pire désastre nucléaire de son existence suite à un tremblement de terre de magnitude 9,0 survenu au large des côtes nord-est de l’île Honshū. Depuis l’incident, seul deux des 50 réacteurs nucléaires alimentant le Japon ont été remis en fonction, ayant comme effet d’accroître les coûts de la consommation énergétique des citoyens.

La Tōkyō Electric Power Company (TEPCO), l’entreprise propriétaire de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, est sévèrement critiquée pour son manque de préparation dans un rapport d’une commission d’enquête parlementaire mise en place par le parlement japonais : «Bien que déclenché par ces événements cataclysmiques, l’accident qui s’est ensuivi à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne peut pas être regardé comme un désastre naturel. Ce fut un désastre profondément causé par l’homme – qui aurait pu et aurait dû être prévu et prévenu. Et ses effets auraient pu être atténués par une réponse humaine plus efficace.» Le rapport accuse également l’Agence japonaise de sûreté nucléaire de négligence.

Cette semaine, les autorités compétentes en matière d’énergie nucléaire ont approuvé de nouvelles mesures sécuritaires permettant l’éventuelle réouverture de l’ensemble des centrales nucléaires du Japon au cours des prochains mois. Dans le cadre de la mise en place de ces mesures, qui entrera en vigueur le 8 juillet 2013, chacune des centrales devra être inspectée de fond en comble (un processus prenant plusieurs mois) avant d’être remise en fonction.

Néanmoins, plusieurs soupçonnent que les nouvelles règles imposées manquent de rigueur, et la mise en place hâtive de ces mesures pourrait avoir été l’objet d’une forme de collusion avec les opérateurs des centrales. Les critiques citent le fait que ceux-ci bénéficient d’une période de grâce de cinq ans avant d’être forcés à installer du nouvel équipement obligatoire.

Au Québec, la seule centrale nucléaire de la province (Gentilly-2) a été fermée par le gouvernement Marois en octobre 2012.