Sony ne se divisera pas

Affaires

Le géant de l’électronique rejette la demande de l’un de ses plus importants actionnaires, qui souhaitait voir la compagnie se départir d’une portion de sa division de divertissement.

Daniel S. Loeb, fondateur et PDG du fonds spéculatif Third Point, tente depuis des mois de persuader Sony de se départir d’une portion de ses activités du secteur du divertissement (musique, cinéma, séries télévisées). Selon Loeb, qui détient 6,9% de Sony, «garder la division de divertissement sous-exposée, sous-évaluée et sous-performante n’est pas une stratégie gage de succès». Il a proposé au géant de l’électronique de vendre jusqu’à 20% de sa division de divertissement, ce qui permettrait selon lui de faire croître à sa juste valeur sa division de l’électronique.

Qu’à cela ne tienne, la direction de Sony n’est pas intéressée par l’idée. «Le conseil d’administration de Sony a conclu à l’unanimité que conserver 100% de notre division de divertissement est ce qu’il y avait de mieux à faire et s’intègre totalement dans la stratégie de notre entreprise», conclut le PDG de Sony, Kazuo Hirai.

Sans compter que la majorité des analystes voit d’un mauvais œil l’idée de scinder l’entreprise, une stratégie historiquement désavantageuse. On soulève notamment l’exemple de News Corporation, qui s’est départi d’une portion de sa division de divertissement (Fox Entertainment) en 1998, pour en reprendre totalement le contrôle sept ans plus tard.

Suite aux performances décevantes de sa division de divertissement, dont les ventes ont chutées de 16% au dernier trimestre, Hirai a déclaré que son entreprise allait être plus transparente à propos de l’état des activités de cette division à l’avenir.

Third Point s’est dit déçu par la décision de Sony mais est prêt à poursuivre les discussions avec l’entreprise nippone afin d’explorer de nouvelles voies.