Intel : une baisse de consommation s’apprête à bouleverser le marché

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Avec sa dernière génération de processeurs Haswell, Intel a frappé un grand coup dans le monde de la mobilité. En réduisant drastiquement leur consommation, les futurs PC vont concurrencer les tablettes sur l’autonomie.

Mais Intel compte prendre également ce marché d’assaut grâce à ses Haswell i3. De nouveaux produits vont également faire leur apparition en fin d’année, comme des PC fonctionnant sous Windows et… Android.

Il se passe actuellement une convergence inéluctable. Les processeurs ARM, dont la force vient de l’autonomie, tendent vers une plus grande puissance, tandis que les processeurs Intel, puissants mais très énergivores, vont vers une baisse drastique de la consommation. Les deux s’acheminent à s’affronter finalement sur le même terrain.

Comment Intel est-il parvenu à réduire drastiquement la consommation d’énergie de ses processeurs? Pour cela, la compagnie a attaqué le problème sur deux fronts. Tout d’abord, les contrôleurs qui se trouvaient d’ordinaire sur la carte mère comme le Northbridge ont tous été intégrés au processeur. Chacun d’eux demandait environ 3 watts pour fonctionner. En les déplaçant dans le processeur, leur consommation d’énergie baisse drastiquement.

Ensuite, Intel a enfin implanté la gravure en 3D. Au lieu d’avoir une seule couche de composants dans son processeur, le milliard de transistors sont désormais empilés les uns au-dessus des autres. Cette configuration demande moins d’énergie, et la consommation est là encore mieux maîtrisée.

Cependant, plusieurs gammes de processeurs coexistent et toutes n’ont pas la même consommation énergétique. Pour une utilisation courante, un i3 pourra suffire, mais pas pour faire de la compression vidéo. Il va donc falloir vérifier à quelle série appartient votre processeur pour vous aider à choisir. La série Y consomme moins de 5 watts, la série U demande 15 watts, la série M a une consommation comprise entre 20 et 25 watts, et enfin la série Q plus puissante est située entre 35 et 45 watts.

Qu’est-ce qui va changer?

Les derniers MacBook Air qui utilisent des processeurs Haswell ont vu leur autonomie être pratiquement doublée. Du côté des PC portables, l’évolution sera similaire. Par contre, les miniportables et ultraportables comme le MacBook Air deviendront bientôt la norme. L’autonomie des modèles à 500$ sera bonifié à quatre heures, comparativement à une heure et demie actuellement pour un portable.

L’ordinateur portable va de plus en plus céder sa place au miniportable et à l’ultraportable, mais ce dernier va de plus en plus ressembler à des tablettes. Voici d’ailleurs un ultraportable que Sony va bientôt mettre sur le marché, équipé d’un processeur i3. Notez la minceur et le design novateur qui rappelle celui d’une tablette tactile.

Sony VAIO Duo 13

Sony VAIO Duo 13

Il se passe actuellement une convergence inéluctable. Les processeurs ARM, dont la force vient de l’autonomie, tendent vers une plus grande puissance, tandis que les processeurs Intel, puissants mais très énergivores, vont vers une baisse drastique de la consommation. Les deux s’acheminent à s’affronter finalement sur le même terrain.

L’avantage des tablettes demeure pour l’instant du côté des processeurs ARM face à l’Atom. La Galaxy Tab 3 10.1 équipée d’un processeur Atom est incroyablement décevante côté puissance, même si l’autonomie est satisfaisante. Les processeurs ARM qui bénéficient d’un avantageux rapport qualité-prix n’ont pour l’instant rien à craindre, mais des menaces pointent à l’horizon.

ARM en cible et l’intérêt de Windows RT

Plusieurs ordinateurs qui verront le jour en fin d’année seront livrés sous Windows 8 et Android. Encore mieux, Android va tourner de façon virtualisée, dispensant ainsi l’utilisateur de quitter Windows pour le lancer.

À 800$, on pourra donc magasiner un ordinateur Windows 8 avec écran tactile, pouvant rouler Android, et offrant une autonomie de huit heures au minimum. Si l’écran est réversible, on s’approche de l’ergonomie d’une tablette.

Les tablettes roulant Windows 8 équipées d’un i3 vont également concurrencer la Surface Pro à des tarifs plus avantageux. La première victime risque surtout d’être Windows RT. La Surface 2 (roulant Windows RT) semble très intéressante, mais une tablette sous Windows 8 et Android à un prix relativement identique est un argument de vente plus intéressant. Signe annonciateur, Acer et Lenovo ont déjà abandonné Windows RT au profit de Windows 8.

Pour l’instant, Microsoft poursuit indéfectiblement avec Windows RT, mais même si l’histoire lui donne tort, il sera toujours gagnant avec Windows 8. Chez Apple, l’iPad va conserver son intérêt grâce à ses applications, son statut à part, et sa technologie. Les processeurs ARM vont continuer d’équiper les tablettes Android sous la barre des 450$. Au-dessus, la concurrence des tablettes et ultraportables roulant Windows 8 et Android risque d’être trop forte, surtout avec l’arrivée des Haswell i3 qui permettra de multiplier les modèles. Enfin, en ce qui concerne la Surface Pro, elle peut compter sur une qualité de fabrication supérieure, mais les concurrents feront tout pour être moins dispendieux.

  • guitard

    ci jamais windows arrive a metriser arm.
    windows restre tres malsain et cela ce resent dans son system.
    il ne reste plus qu a microsoft a passer sous unix.
    google l a compris c est gratuit et sa fonctionne tres bien.