BlackBerry pourrait être vendue pour 4,7 milliards (MAJ)

Affaires

L’entreprise canadienne se retrouve devant l’offre Fairfax Financial Holdings qui souhaite en faire l’acquisition.

C’est un chapitre qui prend fin dans l’histoire de BlackBerry. Afin de sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve depuis plusieurs mois (pour ne pas parler d’années), BlackBerry pourrait n’avoir d’autres choix que d’accepter l’offre de la société torontoise, qui propose de prendre le contrôle de la compagnie pour 9$ l’action, l’équivalent de 4,7 milliards de dollars.

Rappelons que l’ancien leader du marché de la mobilité a annoncé vendredi dernier qu’elle coupait près de 4 500 emplois – soit 40% de ses effectifs – et que sa perte d’exploitation nette pour l’année en cours est estimée à un peu moins d’un milliard de dollars.

«Nous sommes en mesure d’offrir une valeur immédiate aux actionnaires», déclare Prem Watsa, fondateur et dirigeant de Fairfax Financial Holdings. «Nous avons l’intention de poursuivre avec une stratégie à long terme en tant que compagnie privée en mettant l’accent sur l’offre de solutions supérieures ciblant le secteur des affaires et de soutenir les clients de BlackBerry partout dans le monde.»

BlackBerry a jusqu’au 4 novembre pour accepter l’offre sur la table.

«C’est une société qui doit redevenir privée dès que possible», pense Colin Gillis, analyste chez BGC Partners. «Elle pourrait ainsi mieux se restructurer à l’insu du public, prendre un virage à long terme, et redevenir rentable.»

Mise à jour : Lundi, BlackBerry a annoncé qu’elle avait «signé une lettre d’entente d’intention en vertu de laquelle un consortium qui sera dirigé par Fairfax Financial Holdings Limited a offert d’acquérir la société soumise à due diligence».