Première facture du service téléphonique de l’Assemblée nationale

Histoire

Québec

Que pouvait-on se payer avec 14,50$ en 1889? Chose certaine, l’Assemblée nationale du Québec pouvait se payer le téléphone pour une période d’un an.

La page Archives et histoire de l’Assemblée nationale du Québec sur Facebook a publié aujourd’hui la toute première facture du service téléphonique de la chambre élective du Parlement provincial. Celle-ci a été envoyée par la Bell Telephone Company of Canada (aujourd’hui Bell Canada) à l’honorable Félix-Gabriel Marchand, alors qu’il siégeait comme premier ministre du Québec.

Selon l’Analyseur de contrats publics québécois, le moteur de recherche qui permet de consulter les données du système électronique d’appel d’offres du gouvernement québécois, Bell Canada aurait facturé 1 177 504,98$ à l’Assemblée nationale depuis 2009.

Lorsque l’on répartit ce montant sur un an (les données actuelles couvrent une période de 58 mois), nous obtenons 243 621,72$. Évidemment, les services rendus par Bell Canada ces dernières années n’ont rien à voir avec ceux de l’époque. Nous ne pouvons que conclure que les temps ont bien changé…

  • Brian Ouellette

    C’est bien 6 mois pour 14,50 tel indiqué sur la facture, Décembre 1888 a Juin 1889

    • Pierre-Luc Ayotte

      Juste en dessous c’est juin à décembre.. donc 1 an ;) c’est 2 périodes cumulées.

  • Steve Rodrigue

    Wow! C’est une belle pièce d’histoire ça. Merci de nous partager ça. Avoir un recul c’est vraiment intéressant. C’est avec des petits trésors comme ça que le nouveau Branchez-vous se démarque.

    Curiosité… En utilisant la calculatrice d’inflation de la Banque du Canada on arrive a une facture de presque 300$ en dollar d’aujourd’hui. Par contre, c’est basé sur 1914 puisque la calculatrice ne recule pas plus loin dans le temps, dommage!

    Par contre, je m’attendais à plus. C’est 14,50$ pour 6 mois de location. Maintenant, la question qui tue: qui et pourquoi ils utilisaient les services de Bell à l’époque? Parler avec les gens d’Ottawa, de Montréal? Entre des ministères, vers le privé? À une époque où les télécommunications naissaient, il n’y avait pas grand interlocuteurs possible.