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Mais qu’est-ce que les Bitcoins?

Par Tristan Geoffroy – le dans Actualités
Vous en avez peut-être déjà entendu parler. Cette étrange nouvelle monnaie que l'on appelle Bitcoins risque de révolutionner le monde de la finance comme celui du Web l'a fait avec celui des médias et des industries du divertissement.

C’est une monnaie électronique décentralisée et cryptée qui permet à deux utilisateurs de s’échanger des montants d’argent sans passer par les banques, un peu comme le protocole HTTP permet de s’échanger des informations entre utilisateurs d’Internet ou le protocole BitTorrent des fichiers. Bitcoin est à la fois une devise monétaire et un système de paiement dans cette même devise.

Bitcoin se distingue par le fait que son fonctionnement ne requiert pas une infrastructure centralisée comme les banques centrales des pays qui tiennent les comptes des montants détenus afin d’assurer les transactions. Ce rôle est bel et bien présent, mais il est décentralisé et attribué toutes les dix minutes à un ordinateur du réseau choisi de façon aléatoire garantissant ainsi qu’aucune personne ne puisse le contrôler.

On ne connait pas l’énigmatique créateur de ce nouveau protocole d’échange qui se fait appeler par le pseudonyme de Satoshi Nakamoto et qui serait un japonais de 37 ans. Le logiciel à son origine a été rédigé en C++ et publié sous licence libre (code source ouvert). Il n’y a donc rien de bien énigmatique quant au logiciel lui-même.

Comment crée-t-on des Bitcoins?

Afin d’éviter une création trop rapide de ces Bitcoins qui sont générés par des logiciels fonctionnant sur n’importe quelle machine reliée au réseau, le créateur a limité le rythme de leur création ainsi que leur nombre maximal en ajustant le «travail» informatique requis pour les générer. Plus il y a de Bitcoins en circulation, plus les algorithmes de calcul pour les générer se complexifient. Ainsi, 21 millions de Bitcoins seront créés d’ici 2140 ce qui rend leur apparition prévisible et limitée.

Les personnes ayant installé des logiciels «mineurs» de Bitcoins permettent donc, en plus de la création de ladite monnaie, d’effectuer et de vérifier les transactions effectuées via le réseau, et reçoivent donc une rémunération pour le travail effectué par leur machine.

Mais quels sont les avantages de cette nouvelle monnaie?

Ils sont nombreux et c’est bien ce qui effraie les institutions bancaires internationales.

Des frais quasi inexistants permettent à deux personnes de s’échanger de l’argent à travers le monde. Vous voulez travailler avec quelqu’un de l’autre côté de l’océan, mais les coûts d’envoi de l’argent sont plus élevés que le salaire que vous voulez verser? Alors qu’une banque demandera plusieurs jours et plusieurs dizaines de dollars pour accomplir la transaction, Bitcoin fera cela quasiment gratuitement et en moins d’une heure. Avouez que c’est difficile à battre.

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En tant que système de paiement, Bitcoin se distingue par le fait que son fonctionnement ne requiert pas une infrastructure centralisée comme les banques centrales des pays qui tiennent les comptes des montants détenus afin d’assurer les transactions. Ce rôle est bel et bien présent, mais il est décentralisé et attribué toutes les dix minutes environ à un ordinateur du réseau choisi de façon aléatoire garantissant ainsi qu’aucune personne ni entité financière ne puisse le contrôler.

Les Bitcoins sont aussi sécuritaires et faciles à utiliser que les monnaies existantes. Lors d’une transaction, une signature électronique encryptée est ajoutée à la transaction et seul le destinataire pourra en prendre livraison après vérification par un autre ordinateur du réseau. Le portefeuille virtuel de l’utilisateur est stocké anonymement dans le nuage et évite ainsi toute forme de piratage puisqu’il est décentralisé entre plusieurs machines.

On peut utiliser les Bitcoins dans n’importe quel pays sans avoir à subir un éventuel taux de change et les frais imposés en plus par les banques pour le change de la monnaie locale.

Votre compte ne peut pas être bloqué, car il est anonyme et décentralisé sur le réseau (voir plus haut).

Toutes les transactions sont transparentes et répertoriées sur toutes les machines connectées sur le réseau. Fini donc les paiements en douce et les détournements de fonds (enfin théoriquement).

Les Bitcoins ne subissent pas de conditions d’utilisations préalables ou de limites arbitraires, comme le font la plupart des comptes en banques avec par exemple des frais lors de transactions entre vos propres comptes ou un nombre maximal de transactions à effectuer en payant un forfait.

Et les risques alors?

Il n’y a techniquement pas plus de risques à utiliser les Bitcoins que n’importe quelle monnaie ou titres bancaires actuellement en circulation. La principale différence étant encore, à l’heure actuelle, un cours très variable de leur valeur en fonction de l’offre et de la demande (comparativement aux monnaies étatiques). En effet, en l’espace de quelques heures, cette monnaie virtuelle peut perdre ou gagner plus de 50% de sa valeur.

Il existe déjà plusieurs places d’échange où l’on peut transformer ses Bitcoins en Dollars, Euros ou Yens et plusieurs endroits où l’on peut acheter des objets et services. Des machines distributrices de Bitcoin ont même fait leur apparition lors du Consumer Electronic Show qui se tiens en ce moment même à Las Vegas, c’est dire. Les banques n’ont qu’à bien se tenir au même titre que les maisons de disques ou les cinémas, un nouveau système financier leur échappant complètement et bel et bien en train de se mettre en place.

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Tristan Geoffroy

Né à Marseille dans le sud de la France, Tristan est venu s'installer à Montréal en 1992 afin d'y continuer ses études en Tourisme, avant de se consacrer à sa plus vieille passion : les ordinateurs et les jeux vidéo. Il est notamment connu au Québec pour avoir été coanimateur, chroniqueur et recherchiste à l’émission M. Net.