La CNIL force Google à afficher sa condamnation à l’accueil de son site

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Estimant que Google a commis des manquements aux règles de protection des données à caractère personnel, la CNIL condamne l’entreprise à verser 150 000€.

Ce weekend, Google a été contraint d’afficher un message en lien avec une condamnation française sur la page d’accueil de son moteur de recherche – traditionnellement minimaliste – pour une période de 48 heures.

Les serveurs de la CNIL ont été surchargé à tel point que le site est devenu inaccessibles pendant quelques heures.

Le 8 janvier dernier, la Commission nationale informatique et libertés a condamné Google à son amende maximale pour ses trops grandes imprécisions dans les explications que l’entreprise fournies aux internautes sur l’utilisation de leurs données personnelles.

Selon la CNIL, Google se livre également à une collecte déloyale d’informations d’utilisateurs n’ayant pas de compte Google et ignorant que les sites qu’ils visitent lui transmettent des informations.

La sentence incluait également l’obligation de publier un message en lien avec la condamnation en question sur le portail de la société. «C’est quelque chose que nous n’avons jamais vu», a déclaré l’avocat de Google, Patrice Spinosi. «Google a toujours maintenu cette page vierge.»

Le message en question.

Le message en question.

Évidemment, sachant qu’elle devait afficher le message pour une durée de 48 heures et qu’elle avait le loisir de déterminer elle-même la période de diffusion (à l’intérieur d’un délai de 8 jours suite au dépôt de la décision), Google a choisi la fin de semaine pour obtempérer. Depuis ce matin, le message a été retiré du portail français de la société.

Bien que la plupart des sites sont moins achalandés durant le weekend, les serveurs de la CNIL ont été surchargé à tel point que le site est devenu inaccessibles pendant quelques heures (au plaisir de Google, comme nous pouvons l’imaginer).

  • Tentacle-Sama

    Les français ont l’art de créer des acronymes à double sens. Est-ce que la CNIL est composée de vieux séniles?