Des clones de Flappy Bird retirés des boutiques d’Apple et Google (MAJ)

Attention aux imitations

Les nouveaux jeux cherchant à combler le vide laissé par le retrait de Flappy Bird semblent être systématiquement rejetés, tant du côté de l’App Store que du Play Store.

Rongé par les remords d’avoir créé une abomination, Dong Nguyen a demandé la semaine dernière que l’on retire le populaire jeu des boutiques d’applications pour Android et iOS.

Il n’en fallut pas plus pour que des opportunistes tentent de capitaliser sur le phénomène en proposant leurs propres versions du jeu. Mais selon TechCrunch, Apple et Google sont apparemment en train de prendre des mesures afin d’éviter que leurs boutiques se retrouvent inondés d’imitations.

Si Apple rejette désormais toutes demandes d’applications qui s’apparentent à Flappy Bird, elle court le risque de devoir composer avec les plaintes de développeurs frustrés devant la situation, qualifiée d’injuste.

Vendredi dernier, le développeur Ken Carpenter a manifesté sa frustration sur Twitter après avoir reçu un courriel d’Apple lui informant que l’application qu’il avait soumise était rejetée puisqu’elle «tente de tirer parti d’une application populaire», et ce malgré le fait que Flappy Bird ne soit plus disponible.

À l’heure actuelle, on retrouve une panoplie de clones de Flappy Bird au sommet du palmarès des applications iOS les plus téléchargées. C’est le cas notamment de Splashy Fish, City Bird et Ironpants. Si Apple rejette désormais toutes demandes d’applications qui s’apparentent à Flappy Bird, elle court le risque de devoir composer avec les plaintes de développeurs frustrés devant la situation, qualifiée d’injuste.

Carpenter n’a guère été plus chanceux du côté d’Android, alors que Google a réservé le même sort à son application. «La première fois, j’ai supposé que c’était parce que j’ai décrit Flappy Dragon comme étant le meilleur jeu de battement (flapping game) maintenant que Flappy Bird est mort», raconte Carpenter.

L’application en question a été mise en ligne sans problème, accessible par le biais du moteur de recherche du Play Store pendant quelques heures avant que Google ne décide de retirer le jeu sans avertissement. Pourtant, lorsqu’une application enfreint les conditions d’utilisation de sa boutique mobile, Google transmet un courriel d’avertissement à l’auteur afin de lui permettre de rectifier la situation.

Carpenter affirme n’avoir jamais été contacté. «J’ai vérifié et revivifié ma boîte de pourriels afin de m’assurer [que le courriel ne s'y trouverait pas par erreur]. Ils ont arbitrairement retiré mon application sans avertissement.»

Mise à jour : Nil Sanyas nous invite à lire à propos de Piou Piou, un jeu qui emprunte les mêmes mécaniques que Flappy Bird et dont la mise en ligne a également été rejetée par Apple. Le hic? Le jeu a été lancé en 2010, soit 2 ans avant la sortie du jeu de Dong Nguyen; le développeur français a simplement omis de renouveler la licence de son application.

  • Tentacle-Sama

    Peut-importe que c’est pour un petit jeux stupide, c’est encore un autre exemple de censure pure et simple.
    S’il n’y a pas de plainte pour plagiat, ils n’ont pas à décider ce qui est bon nous…

    Apple censure aussi tous ce qui est nudité. Qu’ils mettent des catégories d’âge, leur reconnaitre le droit de juger quel contenu est bon ou pas, lorsque ce n’est pas illégal, c’est ouvrir la porte à des dérives.
    Est-ce que tous livre qui a un propos qui ne leur plait pas sera censuré? Avec la perte de vitesse du livre papier, le pouvoir de ces compagnie sur le contenue accessible augmente de plus en plus.

    Reconnaitre le droit de censure à ces compagnies c’est affaiblir grandement la liberté d’expression.