Les centrales solaires ont la cote aux États-Unis

Énergie verte

Exclusif

Souvent accusées de coûter trop cher et de ne pas être assez efficientes, les centrales solaires installées ici et là à la surface du globe ressemblent plus souvent à des expériences technologiques qu’à de réelles solutions énergétiques.

Mais tout cela risque de changer avec l’ouverture toute récente de deux centrales solaires au fonctionnement bien différent, mais utilisant la même technologie.

Le CSP, mais qu’est-ce que c’est?

Cette centrale solaire sèche de toute nouvelle génération est la plus grosse du genre au monde. Installée dans le Ivanpah Dry Lake en Californie, elle couvre une superficie de plus de 14 km2 de désert public jusque-là inutilisé.

En effet, toutes deux utilisent la technologie dite CSP pour concentrated solar power. Des panneaux solaires incurvés chauffent des éléments qui permettent la création de chaleur, utilisée pour créer de la vapeur, faisant tourner une turbine qui crée de l’électricité. Mais c’est dans leur fonctionnement intrinsèque que se distingue les deux centrales.

La première, construite en Arizona dans la commune de Solana, use de panneaux solaires incurvés chauffant des tubes remplis de sels dont la température peut s’élever à plus de 530 degrés Celsius. Mise en fonctionnement depuis octobre 2013, elle dispose d’un avantage conséquent, celui de pouvoir produire de l’énergie alors que le soleil est couché.

En effet, les sels peuvent emmagasiner de la chaleur pour une plus longue période de temps et ainsi stockée, cette chaleur peut alors être exploitée pour générer de l’électricité alors que le soleil n’est pas disponible.

Oui mais…

Le seul hic : cette technologie consomme beaucoup plus d’eau que les centrales électriques traditionnelles. Cependant, dans le cas de celle de Solana, elle est située sur une ancienne exploitation agricole qui consommait 90% plus d’eau de toute façon. Tout le monde y est donc gagnant.

Mais ce n’est malheureusement pas le cas partout. Malgré le fait que cette centrale puisse produire assez d’électricité pour alimenter plus de 70 000 maisons, elle aura coûté près de 2 milliards de dollars US. On évalue donc le coût par watt à 8$. Un prix bien plus élevé que les 3$ par watt offert par les centrales solaires CSP dites sèches qui ne nécessitent pas, de plus, la proximité de sources d’eau.

Le projet Ivanpah

Cette centrale solaire sèche de toute nouvelle génération est la plus grosse du genre au monde. Installée dans le Ivanpah Dry Lake en Californie, elle couvre une superficie de plus de 14 kilomètres carrés de désert public jusque-là inutilisé.

Les trois tours alimentées par 300 000 miroirs produisent depuis leur mise en fonction assez d’électricité pour alimenter 140 000 maisons et éviter de générer des millions de tonnes de dioxyde de carbone et autres polluants aériens, soit l’équivalent de la pollution de 70 000 voitures.

Comment ça marche?

Les miroirs font converger les rayons solaires sur le haut d’une tour équipée d’un système chauffant de l’eau alimentant en vapeur une turbine qui produit du courant électrique. Ce système comporte un inconvénient cependant : lorsque le soleil est couché, la centrale ne produit plus d’électricité.

Contrairement à sa consœur d’Arizona, la génératrice de Ivanpah a besoin de très peu d’eau pour fonctionner, près de 95% de moins que les centrales dites humides. Cela en fait la cliente idéale pour équiper les pays en voie de développement ou disposant de nombreux déserts et zones chaudes inhabitées. Des projets semblables sont d’ailleurs en développement au Maroc, en Israël, en Chine, en Afrique du Sud et au Chili.

Malheureusement, il existe encore un petit point négatif à propos du fonctionnement de cette centrale solaire thermique : l’impact considérable sur les oiseaux qui ont le malheur de passer à travers les rayons des miroirs et se font presque instantanément calciner.

Une solution du futur?

Les frais de construction de ces centrales devenant de plus en plus accessibles et les technologies de plus en plus efficientes, on peut s’attendre à voir ce genre d’installations se multiplier à la surface du globe et c’est tant mieux. À une heure où nos consommations électriques ne cessent d’augmenter et les problèmes de réchauffements climatiques à pulluler, gageons que le solaire nous aidera enfin à sortir de l’âge dépassé de la production d’électricité par combustion d’énergie fossile ou nucléaire.

  • Serge

    Petites correction au texte et au titre…. en temps normal ça me passerais 10 pieds par dessus la tête. chui pas vraiment un accroc aux fautes d’orthographe. Mais la c’est dans le titre en gros gras. et ça rend une phrase illisible.

    avoir la cote (sans accent) : être populaire.
    côte (avec accent) : litoral, cage toracique, voie avec déclinaison.

    aussi, la phrase « Mais c’est dans leur fonctionnement intrinsèque les se distingue les deux centrales. » est illisible. je crois que certains mots manques ou ont été remplacés par d’autres. :)

    Ceci dit, sur une autre note, vous faites une comparaison entre le coût par watt d’un type de centrale solaire versus une autre. Quel est le coût par watt d’une centrale hydro-électrique moyenne et d’envergure comme par exemple Eastmane ou Churchill falls? Car dans les 2 cas, oui le coût par watt est surement important, mais j’imagine que dans les 2 cas, les coûts de maintenance sont très faibles, non?

    Merci

    • https://branchez-vous.com/ Laurent LaSalle

      Merci Serge. Les deux fautes sont corrigées.

      En ce qui concerne le coût par watt d’une centrale électrique, il serait logique de croire que les frais de maintenance sont intégrés à ce coût, non?